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METZ / BORDEAUX (0-4) : La Grand'messe à Metz pour les Girondins !

Ils l'ont fait ! En s'imposant brillamment et avec sérieux au stade St Symphorien chez la lanterne rouge (0-4) grâce à 4 buts de leurs attaquants, Braithwaite se taillant encore une fois la part du Lion en inaugurant la marque dès la 9e minute d'une tête décroisée sur un corner de Malcom de la gauche obtenu par Poundjé (son 4e but sous le mailllot bordelais), avant de délivrer une passe décisive à Kamano pour le troisième but (43e), les Girondins ont su relever leur incroyable défi : devenir européens à l'ultime journée de championnat, à la faveur d'un final en boulet de canon (6 victoires en 7 matches) qui n'est pas sans rappeler celui de 2012, pour une récompense similaire, mais qui avait sans doute moins surpris à l'époque, car ils étaient partis de moins loin. Rappelons en effet qu'à la trêve hivernale, les Marine et Blanc étaient 15es avec 20 points et qu'il était surtout question de survie en Ligue 1 à l'époque... Et qu'il connurent durant cette phase Retour un nouveau passage à vide de 6 matches sans victoire en février-mars, ce qui ne les empêcha pas d'engranger 35 points sur la période...S'ils ont fait le travail et plié l'affaire assez rapidement puisque Malcom, dans un angle impossible, sut exploiter un ballon relaché par Kawashima  sur un centre de Poundjé après un beau cafouillage (0-2, 17e) pour son 12e et dernier but de la saison et sa dernière sous le maillot bordelais, et que Jules Koundé, de la tête, avait déjà trouvé le montant sur un corner deux minutes plus tôt avant que Lerager, d'une superbe frappe de 30 mètres, n'oblige le portier des Grenat à une parade des deux poings (40e) comme pour confirmer la suprématie girondine, il restait à remplir la seconde condition, qui n'était pas de leur ressort : que Nice perde à Lyon ou au moins, n'y gagne pas. Or, les Aiglons menaient au Groupama Stadium à la pause (0-1) et étaient toujours européens, mais ils ont finalement cédé de justesse, battus par un triplé irrésistible de Depay et ils ne verront pas l'Europa League, pour la dernière du coach Lucien Favre sur le banc azuréen avant son départ à Dortmund. C'était aussi la dernière de Frédéric Hantz sur le banc mosellan ce samedi soir mais ses joueurs, malgré une bonne volonté évidente à l'image de Dossevi et Mollet qui furent les plus en vue, capitulèrent rapidement, orphelins de leur buteur Nolan Roux, absent pour une blessure qui parut mystérieuse à beaucoup. Le FC Metz n'avait plus gagné depuis 6 matches à domicile, et sa seule occasion digne de ce nom survint à la 61e quand le jeune Niane (19 ans) expédia un missile sur la barre de Costil d'un tir en pivot à 10 mètres, à la réception d'un centre en retrait de Goudiaby et d'un moment d'inattention bordelais. Pour le reste c'est Bordeaux qui continua de dérouler, Braithwaite manquant de peu le 4e but dès la reprise sur un rush solitaire et un duel perdu de justesse face à Kawashima (46e). 4e but qui survint finalement sur un superbe lob sans angle depuis l'aile gauche de Nicolas De Préville, qui avait remplacé Kamano peu avant, le ballon venant mourir dans le petit filet du portier japonais, peut-être avec la complicité involontaire de Selimovic au départ de la frappe (0-4, 77e). Bordeaux est donc qualifié pour le 3e tour préliminaire d'Europa League, comme la saison dernière et les joueurs pouvaient célébrer la Grand Messe...à Metz avec leur poignée de supporters (photo), qui avaient traversé la France pour venir les encourager, malgré des dispositions préfectorales très contraignantes. Une qualification européen inespérée qui vient clôturer en beauté une saison pour le moins atypique et agitée, ou le pire côtoya le meilleur, mais qui pourrait changer pas mal de choses dans le recrutement et la volonté affirmée du coach uruguayen de conserver des éléments devenus indispensables. A ce titre, on croit savoir que Braithwaite par exemple, qui se plaît en Gironde et est monté en puissance sur cette fin de saison, ne serait pas opposé à prolonger l'expérience girondine. Au micro de Christophe Monzie qui commentait cette rencontre en direct intégral du stade St Symphorien à Metz, écoutez les réactions de Gustavo POYET, coach du FCGB, Frédéric HANTZ, coach du FC Metz, et Stéphane MARTIN, président du FCGB. D'autres réactions bordelaises et messines à écouter ce lundi 21 mai 2018 dans nos journaux de 6h à 18h, puis dans Sports Magazine à partir de 18h30.


Avant Metz / Bordeaux (38e journée) : Gagner d'abord, puis espérer...

C'est donc en passant par la Lorraine qu'ils sauront...Ils sauront si cet exercice 2017-2018 qui devait être l'un des plus ... [la suite...]
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C'est donc en passant par la Lorraine qu'ils sauront...Ils sauront si cet exercice 2017-2018 qui devait être l'un des plus médiocres de ces dix dernières saisons, avec une élimination prématurée des 3 coupes (Europa, Coupe de France, Coupe de la Ligue) connaîtra ou non une conclusion aussi heureuse qu'inespérée. Partis de très loin à la trêve hivernale, à une époque où ils regardaient plus volontiers vers le bas du tableau, les Girondins savent qu'ils ne doivent qu'à leur parcours remarquable au cours des deux derniers mois, et surtout pas à des cadeaux arbitraux, au contraire, de pouvoir espérer un sésame européen qu'aucun spécialiste ne leur aurait prédit il y a encore quelques semaines. Il ne leur manque en fait qu'une victoire à domicile, une seule - celle qu'il aurait fallu prendre contre Rennes ou Caen par exemple - pour être totalement maîtres de leur destin sur cette ultime journée. Mais qu'importe s'il faudra réunir deux paramètres au lieu d'un pour décrocher la 6e place que personne ne leur promettait, au terme d'un come-back déjà miraculeux. Première condition, par nécessairement la plus simple : gagner au stade St Symphorien ce samedi face à des Lorrains condamnés à la relégation depuis deux journées et qui ne se sont plus imposés chez eux depuis...le 27 janvier contre Nice (2-1), soit 14 matches, série seulement entrecoupée d'un succès à Rennes (2-1) le 14 avril. Ils seront bien inspirés de surveiller Nolan Roux, le buteur lorrain (15 buts) auteur de sa meilleure saison en Ligue 1. Un succès par un seul but d'écart suffirait pour dépasser Nice, si les Aiglons, qui comptent pour l'instant 2 longueurs d'avance, s'inclinent à Lyon, qui jouera la qualification directe en Champion's Ligue, au même titre que l'OM. Mais si les Azuréens glanent le match nul, c'est par deux buts d'écart au minimum que les Bordelais devront s'imposer en Lorraine. Un score similaire à celui de la saison passée, par exemple (victoire 3-0 le 21 septembre 2016) serait évidemment idéal... Au micro de Christophe Monzie, écoutez une partie des réactions de Gustavo POYET le coach du FCGB, Benoît COSTIL (en photo) le gardien de but et capitaine du FCGB, et Frédéric HANTZ le coach de Metz. Pour entendre l'intégralité de ces entretiens et des réactions messines d'avant-match, rendez-vous ce vendredi 18 mai 2018 dans nos journaux de 6h à 18h, puis dans Le Week-end en Sport à partir de 19h, et samedi 19 Mai 2018 dans le mag d'avant-match de Top Chrono à partir de 20h15. Coup d'envoi : 21 heures. Commentaires de Christophe Monzie.

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BORDEAUX / TOULOUSE (4-2) : Le droit d'espérer jusqu'au bout...

En battant logiquement Toulouse dans un derby de la Garonne spectaculaire et incertain, les Girondins, emmenés par un Martin Braithwaite ... [la suite...]
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En battant logiquement Toulouse dans un derby de la Garonne spectaculaire et incertain, les Girondins, emmenés par un Martin Braithwaite intenable contre son ancien club (2 buts, une passe décisive) se sont donné le droit d'espérer jusqu'à l'ultime journée de cet exercice 2017-2018. Montpellier freiné chez lui par un Troyes qui ne veut pas mourir (1-1), et St Etienne battu à l'ultime minute à Monaco (1-0), les Marine et Blanc, qui dépassent ces deux clubs au classement, devront s'imposer à Metz le 19 mais et espérer que Nice s'incline à Lyon pour décrocher in extremis le dernier siège européen. Un objectif qui semblait inconcevable au soir du 7 janvier et d'une piteuse élimination à Granville (2-1 A.P.) en Coupe de France, alors que Bordeaux était 15e à la mi-course avec 20 points... Et pourtant...Cette fin de saison en trombe, seulement ralentie par un hold-up parisien au Matmut (0-1) le 22 avril, n'est pas sans rappeler celle de 2012 (6 victoires, un nul sur les 7 dernières journées) qui avait permis aux Marine et Blanc de coiffer tout le monde sur le fil par un succès décisif à St Etienne (3-2). Et ce samedi, pour la probable dernière au Matmut de pas mal de ses élements (sans doute Malcom, Meïté et Braithwaite, au minimum, même si Plasil va rempiler pour une saison) l'équipe bordelaise a fait le travail sérieusement pour conserver la flamme de l'espoir, une flamme qui brille un peu plus fort qu'il y a deux semaines à mesure que la situation se décante au classement. Sérieusement, mais pas sans quelques ratures sur la copie qu'il faudra éviter à Metz pour le dernier match, à l'image des deux buts concédés, largement évitables. Sur le premier, c'est un ballon qui aurait dû être dégagé depuis longtemps mais qui vit Koundé, entouré de deux adversaires, ne trouver aucun soutien près de lui pour accomplir cette tâche, qui permit à Issiaga Sylla, servi en retrait par Durmaz, du coin gauche de la surface et libre de ses mouvements, de lober Costil, trop avancé d'une frappe en cloche dans le petit filet opposé (0-1, 29e). Sur le second, qui fut aussi le dernier de ce match assez débridé, le remplaçant Corentin Jean se débarrassa trop facilement d'Otavio avant de centrer sur la tête de Jullien. Costil réussit bien une parade-réflexe mais se retrouva livré à lui-même et sans défense sur la reprise en force à bout portant du capitaine haut-garonnais Diop (4-2, 89e). Heureusement, entretemps les bordelais avaient su se mettre à l'abri de toute mauvaise surprise, et retourner une situation mal engagée, comme à St Etienne. Ils auraient certainement ouvert le score sans un loupé magistral de Kamano seul devant le but vide après un caviar de Lerager (9e), ou sur une frappe de 20 mètres au ras de la barre de ce même Lerager après une échappée de Malcom enrhumant Sylla et un bon centre en retrait (15e). L'ouverture du score contre le cours du jeu ne perturba pas outre mesure les Marine et Blanc, tout près d'égaliser dans la foulée, quand sur un centre de Sabaly repoussé par Lafont, Lerager, contré in extremis, puis Braithwaite de la tête sur le centre de Meïté qui suivit, trouvèrent sur leur route le jeune portier toulousain (31e). Et ce ne fut que justice quand, sur un ballon remonté par Malcom, qui avait retrouvé son habit de lumière, Meïté lançait parfaitement le Danois dans le dos de la défense des Violets arrêtée pour une frappe croisée imparable à ras de terre (1-1, 38e). Des la reprise, Sabaly, pas attaqué, s'offrait une chevauchée sur le flanc droit avant de signer sa 6e passe décisive de la saison en centrant au second poteau à ras de terre, où la reprise de Braithwaite sans contrôle, déviée par Amian Adou, prit Lafont à contrepied (2-1, 50e). De Préville, tout juste entré en jeu à la place d'un Kamano visiblement marqué par son échec initial, était à deux doigts d'enfoncer le clou sur un service de l'ex-toulousain (52e). Break qui arriva finalement 20 minutes plus tard, quand Braithwaite, de double buteur, se mua en passeur, lançant De Préville sur le flanc droit dont le centre à ras de terre était repris à bout portant par l'autre Danois des Girondins, Lukas Lerager, juste récompense des gros matches qu'il a livrés ces derniers temps, à St Etienne ou Montpellier notamment (3-1, 74e). Le suspense aurait pu revenir tout de suite si un coup-franc de Gradel, après un ballon girondin perdu dans l'axe, n'avait trouvé le haut de la transversale de Costil (76e). Au contraire, le Téfécé buvait le calice jusqu'à la lie sur un modèle de contre-attaque, quand Braithwaite, d'une déviation idéale, lançait Malcom à toute vapeur sur le flanc gauche d'une défense toulousaine en perdition. Le Brésilien choisissait le côté fermé et s'en allait fusiller Lafont, avec le léger concours du montant droit (4-1, 79e) pour son 11e but de la saison, le dernier au Matmut sous le maillot bordelais, vraisemblablement. Les Toulousains, courageux mais trop fragiles derrière, ont désormais très peu de chances d'éviter les barrages, puisque Lille qui revient de très loin et a renversé la vapeur contre Dijon (2-1) et Strasbourg, sur un final ébouriffant (3-2 contre Lyon sur un bijou de coup-franc de Lienard à l'ultime seconde) ont sauvé leur tête dès ce samedi. Pour refaire le coup d'il y a deux ans à Angers, il faudra qu'ils battent Guingamp la semaine prochaine et que Caen, balayé à Nice (4-1) s'incline chez lui contre un PSG qui ne met plus un pied devant l'autre (première défaite de la saison au Parc contre Rennes 0-2, officiellement européen)...mais contre qui les Caennais s'étaient sauvés in extremis l'an passé dans la capitale (1-1). Les Girondins, eux, disputeront leur ultime "finale" à Metz, relégué en L2, le 19 mai, avec obligation de l'emporter assez nettement, au moins par 2 buts d'écart (en direct intégral sur nos ondes). Un impératif identique qui ne laissera pas le choix des armes non plus à l'OL, lequel devra battre Nice pour récupérer peut-être sa seconde place. Et si au final, il manquait 2 points, ou même seulement (en cas d'égalité) quelques buts aux Girondins pour devancer les partenaires du langonnais Pierre Lees-Melou au goal-average, on ne pourrait évidemment pas s'empêcher de repenser à ce match frustrant du 25 février au Matmut contre les Aiglons (0-0) avec 4 tirs girondins sur les barres, qu'ils méritaient de remporter cent fois...Au micro de Christophe Monzie qui commentait cette rencontre en direct intégral depuis le Matmut Atlantique aux côtés de Michel Le Blayo, écoutez les réactions de Mickaël DEBEVE, entraîneur du Téfécé, Gustavo POYET, entraîneur du FGCB et Nicolas DE TAVERNOST, Président du Directoire de M6. De nombreuses autres réactions bordelaises et toulousaines à écouter ce lundi 14 mai 2018 dans nos journaux de 6h à 18h, puis dans Sports Magazine à partir de 18h30.

Avant Bordeaux / Toulouse (37e journée) : Un derby de la Garonne cornélien

Evidemment, un derby de la Garonne, ça ne ressemble à aucun autre match de la saison. Evidemment, tant d'années que ... [la suite...]
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Evidemment, un derby de la Garonne, ça ne ressemble à aucun autre match de la saison. Evidemment, tant d'années que les deux riverains du long fleuve du Sud-Ouest croisent le fer en tout bien tout honneur, on avait fini par croire que ces derbies seraient éternels, comme les nuages dans le ciel, le cassoulet à Toulouse ou l'entrecôte à Bordeaux, pour pimenter au moins deux fois par saison les conversations des chaumières de Gascogne et du Frontonnais que traverse l'autoroute des Deux Mers...Mais le football va vite et la compétition en a décidé autrement. Malgré quelques belles roustes données sans vergogne au voisin bordelais ces derniers temps au Stadium (4-0  en mars 2016, 4-1 cinq mois plus tard dans la saison suivante avec 2 buts d'un certain Braithwaite...), une qualification cette saison en Coupe de la Ligue (2-0) le 12 décembre et aussi quelques succès acquis à Bordeaux en 2014 ou 2010, le Téfécé est aujourd'hui au bord du gouffre, quand les Girondins ont toujours l'Europe dans leur viseur.  A force de fréquenter d'un peu trop près la zone rouge et de se sauver sur une partie de roulette russe à la dernière journée comme ils le firent à Angers (3-2) en mai 2015 avec un effectif qui, petit à petit, s'est appauvri au fil des années, le club du président Sadran va finir par se brûler pour de bon. La défaite de trop contre Lille (2-3) du week-end passé, avec un final cauchemardesque (à 10 minutes de la fin du match, les Violets avaient un pied et demi en L1, avec 5 points d'avance sur le barragiste et un nul leur suffisait sur les 2 derniers matches, avant de se saborder en moins de temps qu'il n'en faut pour l'écrire et de perdre, de surcroît, Moubandjé expulsé) qui les met à la merci de leurs rivaux désormais, n'a été que la énième occasion manquée au Stadium de prendre les points quand il l'aurait fallu, dans des matches décisifs, contre Dijon (0-1) le 7 avril, mais surtout Strasbourg (2-2) le 17 mars, avec une égalisation concédée à la 95e minute sur un autogoal...Difficile de faire pire. Même le remplacement en cours d'année de Pascal Dupraz par l'homme du cru Mickaël Debève n'a pas réussi à enrayer la lente glissade vers un enfer tout proche. C'est donc une équipe avec le couteau entre les dents que les Marine et Blanc vont affronter ce samedi pour leur dernière de la saison au Matmut. Exactement le profil des équipes qui les ont régulièrement fait déjouer cette saison - et les précédentes - et gaspiller, eux aussi, des points précieux qui vont peut-être les priver d'Europe in fine (on pense cette année à Caen, Strasbourg ou Angers)...ou pas. Sauf que ce n'est vraiment pas le moment de reproduire ces non-matches pour des Girondins qui, par deux grosses performances à Montpellier puis à St Etienne, viennent de s'octroyer de haute lutte ce droit de prolonger le suspense, mais qui risquent d'être privés de Sankharé, incertain. Quelle que soit la sympathique rivalité qui existe entre les rivaux de la Garonne, et les passerelles qui ont toujours existé (beaucoup de joueurs étant passés par les deux clubs, y compris Alain Giresse qui entraîna en Haute-Garonne), et aussi peu rancuniers que puissent être les Marine et Blanc des fessées sus-mentionnées, il ne pourra pas être question de cadeaux cette fois. N'empêche que le problème reste cornélien, car on n'est pas sûrs que les Girondins préfèrent aller jouer à Ajaccio  qu'à Toulouse la saison prochaine... Cornélien aussi pour Martin Braithwaite, l'attaquant girondin, qui pourrait, s'il marque contre son ancien club qui lui a même donné l'occasion de rencontrer son épouse, contribuer à sa perte. Mais il ne s'agira que de football, et aussi de professionnalisme pour les acteurs de ce qui ressemble fort à un drame classique...racinien peut-être, finalement ? Au micro de Christophe Monzie, écoutez une partie des réactions de Gustavo POYET, entraîneur, et Soualiho MEITE, milieu de terrain du FCGB prêté par l'AS Monaco, qui jouera peut-être son dernier match au Matmut s'il n'est pas conservé en Gironde cet été. Pour entendre l'intégralité de ces entretiens et des réactions toulousaines d'avant-match, rendez-vous ce vendredi 11 mai 2018 dans nos journaux de 6h à 18h, puis dans Le Week-End en Sport à partir de 18h30, et samedi 12 Mai 2018 dans le mag d'avant-match de Top Chrono à partir de 20h10. Coup d'envoi : 21 hures. Commentaires de Christophe Monzie et Michel Le Blayo.

Match à écouter en direct intégral du Matmut Atlantique sur toutes nos fréquences, sur notre site internet www.arlfm.com et sur l'appli "Les Indés Radios" (gratuite).

ST ETIENNE / BORDEAUX (1-3) : Ils ont congelé le chaudron...

Ils auront donc écouté nos conseils et fait un crochet par les aciéries avant la rencontre, pour découvrir comment ... [la suite...]
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Ils auront donc écouté nos conseils et fait un crochet par les aciéries avant la rencontre, pour découvrir comment l'on y coulait le bronze. Bien leur en a pris... Au bout d'un match d'abord spectaculaire puis crispant après les citrons, les Girondins ont réalisé un coup de maître en s'imposant à St Etienne (3-1) le plus logiquement du monde, même si la fin de match fut riche en péripéties et la victoire aurait pu leur échapper à la suite des facéties arbitrales de M.Moreira, qui ne fut décidément pas meilleur qu'à Rennes il y a un an et demi quand il avait déjà dirigé un Rennes / Bordeaux de triste mémoire, valant une suspension injuste de 4 mois à Nicolas Pallois assorti d'une vilaine blessure et d'un penalty fantaisiste sifflé contre Chantôme qu'heureusement, Carrasso avait repoussé, préservant le nul (2-2). Ce succès capital, le 6e de la saison hors de leurs bases, acquis sous une chaleur assez intense (25 degrés au soleil), les Marine et Blanc le doivent avant tout à un mental d'acier (ce qui ne s'invente pas, dans une ville minière...) et une maîtrise technique indiscutable, qui parut plus flagrante encore en seconde période quand les Verts, usés par les efforts consentis, se heurtèrent à un mur et ne se créèrent aucune occasion durant près de 40 minutes. Une performance remarquable, puisque St Etienne restait sur 13 matches sans défaite, qui leur permet d'entretenir encore la (petite) flamme d'une qualification européenne, même si elle restait liée aux résultats de leurs adversaires, qui ne font pas vraiment leurs affaires puisque Rennes (contre Strasbourg 2-1) et Montpellier (à Nantes 2-0) ont gagné, un peu plus tard dans l'après-midi, mais que Nice s'est incliné à Marseille (2-1). Peu importe, il fallait une performance à l'extérieur pour couronner une phase retour déjà bien meilleure que l'aller (29 points pris en 17 matches, contre 20 en 19 matches fin décembre). Si les Girondins n'auront pas réussi à inquiéter les 4 ténors du championnat (sauf Lyon), en revanche, il faut reconnaître qu'ils auront su contrer leurs rivaux dans la course à l'Europe, que ce soit Nantes, Montpellier ou St Etienne, Rennes étant hélas la fâcheuse exception (6 points perdus) qui leur vaut aujourd'hui de dépendre des autres et qui assure quasiment les Bretons de la 5e place. Le ton fut pourtant donné d'entrée par les Verts, quand Costil stoppa impeccablement une volée du droit de Debuchy sur un centre de Selnaes (2e). Mais ensuite, c'est Bordeaux qui mit peu à peu sa patte sur la rencontre, Malcom étant victime d'une faute dans la surface de la part de Cabella que le référé fut bien le seul à ne pas voir (14e). En revanche, il fut beaucoup plus généreux 13 minutes plus tard pour l'ASSE quand Beric, qui fait partie de ces joueurs de Ligue 1 qui savent choir dès qu'on les effleure, comme Fekir, Santini ou Mbappé par exemple, s'effondra dans la surface bien après le tacle de Pablo qui avait pourtant touché le ballon...Un ballon que les Girondins auraient dû écarter bien plus vite. Le penalty en force sous la barre de Cabella donnait en tout cas aux Foréziens un avantage flatteur qu'ils n'allaient pas conserver longtemps, Sabaly signant sa 5e passe décisive depuis l'aile droite en déposant le ballon sur la tête de Sankharé, parti dans le dos de la défense stéphanoise (1-1, 29e) pour son 7e but de la saison. Les Girondins, dominateurs dans l'entrejeu malgré les décrochages incessants de Cabella et l'activité de Debuchy, insistaient et Kamano obtenait devant Perrin un corner sur la gauche que tirait Malcom sur la tête de Pablo (encore impérial ce dimanche), pour le plus grand profit de Jules Koundé au point de penalty, qui fusillait Ruffier d'une frappe en pivot en pleine lucarne, comme un avant-centre (1-2, 36e), le jeune Landiranais signant (déjà) son second but en Ligue 1. Et Malcom fut à un cheveu, d'une splendide volée décroisée mais...un peu trop, de faire le break sur un long centre de Sabaly au second poteau (39e). La seconde période, où le rythme baissa d'un ton en raison de la chaleur mais pas le suspense, débuta par une frappe pas assez appuyée de Kamano déviée au départ qui obligea Ruffier à se coucher (47e). Ensuite, silence radio complet des deux côtés avec aucune occasion à signaler, mais un vrai match d'hommes avec une farouche bataille dans l'entrejeu, que Bordeaux, plus frais physiquement, semblait en mesure de remporter, malgré les entrées de Bamba dès la reprise, puis de Ntep à la place de Monnet-Paquet (62e) pour tenter de doper l'attaque stéphanoise. C'était compter sans les errances de M.Moreira, qui avait déjà distribué à Lerager un carton ubuesque (68e) en oubliant d'appliquer le même tarif à Monnet-Paquet pour un séchage en règle sur Malcom quelques minutes plus tôt. Lewczuk, à peine entré sur le terrain à la place de Meïte, héritait d'une sanction tout aussi sévère (85e). Une minute plus tôt, le montant droit de Costil avait tremblé sur une frappe en pivot de Bamba inexplicablement oublié au marquage au coin de la surface (83e), alors que les Girondins avaient jusqu'alors été irréprochables dans ce domaine, remportant tous les duels de la tête avec un Pablo et un Koundé intraitables, et un Plasil hyper actif devant les frappes stéphanoises, qui avait remplacé Sankharé, sorti en boîtant (41e). Mais la chance qu'ils avaient connue à Montpellier tournait cette fois-ci le dos aux Verts quand la barre transversale, sur une tête de Debuchy, déchaîné contre son ancienne équipe, provoquait un gros cafouillage dans les 5,50 mètres. Après deux frappes repoussées par Pablo puis Plasil, le bras collé au corps d'Igor Lewczuk contrait une dernière frappe en déséquilibre de Perrin. Trois actions similaires à celle-ci n'avaient pourtant pas été sifflées à Salzbourg trois jours plus tôt en Europa League lors du match face à l'OM...Il serait de bon ton d'accorder enfin les violons sur cette épineuse question des mains dans la surface et de comprendre un jour que les joueurs de football ne sont pas des handicapés physiques qui jouent sans bras... M.Moreira, lui, offrait un nouveau cadeau aux Verts, plus impensable encore que le précédent. Et ce n'est que justice si Benoît Costil, parti du bon côté, stoppa la frappe de Cabella qui avait cette fois choisi la finesse, signant au passage son 5e arrêt de la saison sur penalty (88e). Le temps additionnel était tout à l'avantage des Girondins, et après une première action brûlante entre Malcom et le revenant Cafu (90e), manquée de justesse après un premier sauvetage de Ruffier, c'est Malcom, d'une frappe du gauche imparable de 20 mètres, qui trouvait le soupirail du portier forézien (1-3, 90e+4). Les Verts n'avaient plus perdu dans leur chaudron depuis le 15 décembre contre Monaco (0-4), les Girondins, eux, n'y avaient plus gagné depuis le 20 mai 2012 (2-3) et ce fameux match leur ouvrant grandes les portes de l'Europe. Mais il s'agissait alors du dernier de la saison. Or, il reste encore 6 points à distribuer, pour une 6e place peut-être qualificative si le PSG gagne la Coupe de France contre Les Herbiers, et comme nous l'annoncions et le sentions venir depuis au moins un mois, c'est bien au Matmut ce 12 mai que le voisin toulousain, grand perdant de la journée avec une défaite cauchemardesque et peut-être fatale contre Lille (2-3) in extremis, viendra jouer sa survie...Mais les Girondins, pourtant friands des derbies de la Garonne comme leurs voisins, ne pourront pas se permettre de leur faire de cadeaux ni de lever le pied...Au micro de Christophe Monzie qui commentait cette rencontre en direct intégral depuis le stade Geoffroy Guichard à St Etienne, écoutez les réactions des deux entraîneurs, Gustavo POYET (FGCB) puis Jean-Louis GASSET (ASSE). Pour entendre de nombreuses autres réactions bordelaises et stéphanoises d'après-match, rendez-vous ce lundi 7 mai 2018 dans nos journaux de 6h à 18h, puis dans Sports Magazine à partir de 18h30. 

Avant Saint-Etienne / Bordeaux (36e journée) : Un mental en acier trempé, ou en fer blanc ?

St Etienne, ville ouvrière par tradition, connaît le prix de la sueur et du travail. La fameuse rue des aciéries, qui ... [la suite...]
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St Etienne, ville ouvrière par tradition, connaît le prix de la sueur et du travail. La fameuse rue des aciéries, qui jouxte le stade Geoffroy-Guichard, témoigne du passé industriel de la cité forézienne. En arrivant à St Etienne pour ce match à quitte ou double, les Girondins seraient bien inspirés d'aller faire un crochet par ces usines chargées d'histoire, afin de s'y forger un mental en...acier trempé. Car c'est à ce seul prix qu'ils se donneront les moyens de réaliser un exploit majuscule dans un Chaudron plein jusqu'à la gueule et de ne pas y fondre comme du fer blanc...Qu'on ne s'y trompe quand même pas, ce sont bien les Verts qui seront favoris de ce match, les Girondins n'en étant que les outsiders. Des Verts en effet inoxydables depuis 13 rencontres, même s'ils n'ont pas tout gagné dans leur antre (2 nuls et 2 victoires sur leurs 4 dernières sorties), mais même un nul ne suffirait pas aux Marine et Blanc pour préserver leur espoir d'Europe. Rien à voir en tout cas avec les moribonds au bord de la relégation venus se faire rosser à Bordeaux au match aller le 28 novembre (3-0); Le mercato hivernal - réussi - et la patte de Gasset sont passés par là entretemps... Le slovène Robert Beric, pourtant longtemps blessé au genou puis prêté à Anderlecht avant un retour gagnant dans le Forez en janvier, renaît de ses cendres et n'en finit plus de marquer (7 buts en 4 mois de compétiton), comme un certain Mathieu Debuchy qui semble se bonifier avec les années, mais que Bordeaux ne sut pas conserver il y a deux ans... Battus chez 3 des 4 premiers cette saison, les Girondins se voient offrir un dernier joker, condition nécessaire mais peut-être pas forcément suffisante, pour accrocher in extremis le wagon européen, comme ils avaient su le faire, contre toute attente, en mai 2012 en clôturant l'exercice par une série de 7 matches sans défaite amorcée à Caen, dont 6 victoires, la dernière à...Geoffroy-Guichard (3-2). Ca passe ou ça casse pour les Marine et Blanc, car les Verts ne peuvent pas non plus se permettre de faux-pas, leur prochain déplacement à Monaco s'annonçant à hauts risques quand Bordeaux recevra des Toulousains venant peut-être jouer leur survie au Matmut. Les hommes de Poyet sont résolus à frapper un grand coup, à condition de livrer un effort continu sur toute la rencontre et de manifester une vigilance de tous les instants. Le promettre c'est bien, mais le "faire", c'est mieux, surtout à St Etienne, devant les aciéries...Sinon, il leur restera les yeux pour pleurer une saison où le gâchis fut trop souvent de mise, surtout à domicile. Au micro ARL de Christophe Monzie, écoutez une partie des réactions de Gustavo POYET l'entraîneur du FCGB, Jaroslav PLASIL (en photo) le milieu de terrain tchèque des Girondins de Bordeaux, et Jean-Louis GASSET l'entraîneur de l'ASSE. Pour entendre l'intégralité de ces entretiens, et d'autres réactions stéphanoises d'avant-match, rendez-vous ce vendredi 4 mai 2018 dans Le Week-End en Sport à partir de 19h, puis ce dimanche 6 Mai 2018 dans le mag d'avant-match de Top Chrono à partir de 14h15. Coup d'envoi : 15 heures. Commentaires de Christophe Monzie.

Match à vivre en direct intégral depuis le stade Geoffroy Guichard sur toutes nos fréquences, sur notre site internet www.arlfm.com et sur l'appli "Les Indés Radios" (gratuite).

BORDEAUX / DIJON (3-1) : Kamano sauve des Girondins laborieux

Heureusement qu'il est là en ce moment... Couteau suisse multi-usages, pompier de service ou simplement l'homme qui tombe ... [la suite...]
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Heureusement qu'il est là en ce moment... Couteau suisse multi-usages, pompier de service ou simplement l'homme qui tombe à pic pour dénouer des situations compliquées, François Kamano l'attaquant des Girondins est l'homme en forme de cette formation depuis un mois. Auteur d'un doublé providentiel qui tira ses coéquipiers d'un sacré pétrin et permit de sauver les meubles contre un LOSC d'une faiblesse pathétique (2-1), décisif de nouveau à Montpellier (1-3) sur un second but qui fit basculer la rencontre, puis malchanceux contre Paris à l'image de ses coéquipiers, l'ex-Bastiais est encore celui qui a débloqué la situation ce samedi contre des Dijonnais pourtant ô combien affaiblis (9 titulaires absents) mais toujours aussi joueurs et sans complexes, au point de faire retomber les Girondins dans des travers qu'on leur connaît trop souvent au Matmut. Dans cette rencontre où l'on attendait de voir s'ils seraient aussi appliqués et volontaires que face aux Parisiens, si certains joueurs ont peut-être perdu quelque crédit aux yeux de l'entraîneur uruguayen des Girondins au moment où il le fallait le moins, le Guinéen, lui, est assurément en train d'en gagner. Mais si ce succès permet aux bordelais d'entretenir une lueur d'espoir européen une semaine de plus, sur un score identique à celui obtenu à Montpellier, il ne faut pas s'y tromper, la ressemblance entre les deux matches s'arrête là. Dans l'Hérault, la victoire des Girondins ne devait rien à la chance et était le couronnement d'un match maîtrisé de bout en bout, leur meilleur de la saison hors de leurs bases, avec celui à Nantes. Contre le DFCO, force est de constater qu'ils s'en sont tirés avec un maximum de réussite, pour une copie tout juste passable, les visiteurs les ayant bien aidés dans leur tâche autant que les bordelais eux-mêmes avaient aidé les Bourguignons au match aller à Gaston Gérard, ce qui n'est pas peu dire. Pour espérer un exploit à Geoffroy Guichard la semaine prochaine qui les relancerait pour de bon dans leur quête européenne, il est évident qu'il faudra aux Girondins montrer tout autre chose que ces prestations en mode alternatif, où ils ne jouent sur leur vraie valeur que sur des bouts de matches.  Et ne pas lever le pied ni reculer dès l'instant que le score leur sourit en pensant que l'affaire est déjà dans la poche. Car c'est ce qui s'est (encore) passé ce samedi, - comme si les désillusions précédentes, pourtant nombreuses, n'avaient pas servi de leçon - au terme d'une entame de bonne facture, logiquement couronnée par l'ouverture du score sur une frappe à ras de terre de 20 mètres de Kamano bien lancé par Plasil, qui n'hésita pas à prendre sa chance sur une pelouse rendue glissante par la pluie. Reynet repoussait le ballon dans les pieds de Sankharé qui avait suivi et qui inscrivait son 6e but de la saison (1-0, 24e). Rien à redire tant,jusque là, Cédric Yambéré et ses partenaires s'étaient retrouvés à la limite de la rupture plus souvent qu'à leur tour. Ce qui ne les empêchait pas de se compliquer la vie par des relances  parfois risquées dans leur surface. Sur l'une d'elles, Kamano fondait sur Chafik puis Reynet obligé de sortir à sa rencontre, mais Laborde (qui retrouvait une place de titulaire en l'absence de Braithwaite, suspendu) qui héritait du contre, ne trouvait pas la mire sur son tir en pivot (7e). C'est encore le Landais des Girondins qui manquait d'un crampon la reprise au second poteau d'un centre fuyant de la gauche de Kamano (10e). Et qui perdait son duel avec le portier dijonnais, qui repoussait le ballon du pied, après un bon appel en profondeur et un service millimétré de Poundjé sur une action qui eût pu mettre Bordeaux à l'abri (29e). Hélas la suite fut beaucoup moins convaincante, avec notamment un Malcom pas loin d'être transparent que Poyet finit d'ailleurs par remplacer (66e) par le revenant Igor Lewczuk (qui n'avait pas encore rejoué en 2018). Brusquement empêtré dans le 3-5-2 mis en place par Dall'Oglio, Bordeaux recula, cessa d'exercer le pressing qui avait tant gêné son adversaire jusqu'alors, et se mit à multiplier les approximations, par manque de concentration ou excès de facilité. Le DFCO ne tarda pas à en profiter, d'abord par Sliti qui se joua de 3 défenseurs bordelais spectateurs de ses dribbles, ponctués par une frappe enroulée du droit sur laquelle Costil se détendit superbement pour la dévier en corner (33e). Puis par Kwon, qui hérita d'un long ballon en profondeur donné par le très actif Amalfitano et qui fit jouer sa vitesse face aux défenseurs girondins, mais Costil, tel un gardien de handball, repoussa du pied sa frappe croisée (42e). Enfin par une gaffe entre Poundjé et Costil qui faillit offrir au même Kwon - lequel mit son lob juste à coté, heureusement - un but qui aurait sûrement fait le tour de la toile (45e). Il était temps que la pause arrive et que Poyet recadre ce (et ceux) qui en avai(en)t besoin. Pas franchement efficace à la reprise cependant, puisque Bordeaux recommença sur le même tempo de sénateur, jusqu'à cette nouvelle approximation de Poundjé qui remit à Sankharé un ballon improbable dans l'axe, obligeant le Sénégalais à tenter de se rattraper par un tacle irrégulier sur Sliti que M.Hamel ne pouvait que sanctionner d'un penalty, le Tunisien se faisant justice lui-même en prenant Costil à contrepied (1-1, 52e). Une égalisation qui pendait au nez des bordelais depuis 20 bonnes minutes, il faut l'avouer, et confirmait la tendance des Dijonnais à toujours marquer en Gironde. A partir de cet instant, c'est eux qui prirent la direction du jeu, imprimant aux débats une sorte de faux rythme dans lequel les Girondins, en panne totale d'accélérateur de jeu, se laissaient entraîner. Il ne restait plus qu'à espérer un coup du sort, comme l'erreur de Koffi le portier lillois par exemple, pour les sortir de l'impasse. Celui-ci arriva quand Djilobodji, plus maladroit que méchant, sécha Kamano dans la surface, qui venait de le dribbler. Là encore le penalty, indiscutable, était transformé sans élan par le Guinéen d'une frappe en pleine lucarne, que Reynet faillit détourner (2-1, 71e). D'autant plus flatteur que Bordeaux ne s'était plus créé la moindre occasion de but depuis la pause. Dopés par les entrées de Meité, Lewczuk et Vada (Poyet ayant tenté des remplacements surprenants qui, au final, ont porté leurs fruits), les Marine et Blanc reprenaient quelques couleurs, mais sans parvenir toutefois à retrouver leur cohésion du début de match ni à gagner des duels décisifs. Un bon pressing de Lerager obligeait Yambéré à concéder un corner inutile sur le flanc droit. Celui-ci, bien tiré par Poundjé en l'absence de Malcom sorti, trouvait Pablo au premier poteau, un peu court de la tête...mais Reynet dégageait le ballon des deux poings sur celle de son coéquipier Valentin Rosier qui marquait contre son camp...(3-1, 80e). Les Girondins pouvaient s'estimer heureux d'avoir dompté, à l'usure et plus avec hargne qu'avec panache, une équipe dijonnaise sans doute un peu tendre (deux jeunes joueurs, Enzo Loïodice et surtout Adrian Sahibeddine l'ancien joueur d'Arlac-Mérignac ont connu au Matmut leur baptême du feu en Ligue 1) seule la victoire est jolie, et c'est la 8e à domicile, celle qui les remet dans la première partie du tableau. Mais Poyet sait qu'il a du pain sur la planche avant le déplacement dans le Forez...Car cette fois, les Verts, qui tournent au supercarburant depuis 13 matches, n'auront pas la moitié de leur équipe-type sur le flanc, comme au match aller le 28 novembre...Au micro de Christophe Monzie qui commentait cette rencontre aux côtés de Pierrick Landais, entraîneur du FC Langon (en photo), écoutez les réactions des deux entraîneurs, Olivier DALL'OGLIO (Dijon FCO) puis Gustavo POYET (FCGB). Pour entendre d'autres réactions bordelaises et dijonnaises d'après-match, rendez-vous ce lundi 30 avril 2018 dans nos journaux de 6h à 18h, puis dans Sports Magazine à partir de 18h30.

Avant Bordeaux / Dijon (35e journée) : La moutarde devra être bordelaise, cette fois...

Ce soir-là, en ce vendredi glacial et neigeux du premier jour d'un mois de décembre qui allait ... [la suite...]
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Ce soir-là, en ce vendredi glacial et neigeux du premier jour d'un mois de décembre qui allait s'avérer pour eux le pire de la saison (5 matches, 5 défaites, coupe de la Ligue incluse), rien n'avait fonctionné pour les Girondins... Trois jours après un succès probant sur les Verts (3-0) qu'on croyait annonciateur de leur renouveau, après une traversée du désert qui avait débuté au soir d'une fessée parisienne mémorable (6-2) deux mois plus tôt, ils replongeaient dans leurs travers et se tiraient une balle dans le pied, laissant filer en Bourgogne un succès largement à leur portée. Menant deux fois au score en première période (Cafu, puis Malcom d'une frappe d'anthologie de 35 mètres) avec 5 occasions franches à la clé, mais à la rue dans le domaine aérien sur chaque centre dijonnais, les bordelais perdaient pied après les citrons, après que Yambéré eut joué un tour de filou à ses anciens coéquipiers en profitant d'un positionnement erratique des défenseurs adverses sur un corner. Car les erreurs de la seconde période, plus grosses encore, et leurs largesses de marquage abyssales allaient offrir aux locaux le plus inattendu des succès (3-2). Les Girondins n'ont forcément pas oublié ce hara-kiri pathétique. Et même si c'est la moutarde dijonnaise qui remplacera ce samedi sur leurs tartines le caviar parisien de dimanche dernier, ils seraient mal inspirés de faire les difficiles devant l'ordinaire du menu proposé. Gustavo Poyet ne le cache pas, il attend ses joueurs au tournant, et espère d'eux une copie aussi bonne que la précédente face à Paris, mal récompensée. Histoire de n'avoir aucun regret si l'Europe in fine leur échappe, comme c'est hélas probable, et d'arrêter l'impressionnant gâchis commis depuis trop longtemps à domicile face à des équipes à leur portée, en théorie... Et même si le DFCO se présentera extrêmement diminué par une kyrielle d'absences (Lautoa, Varrault, Balmont, Abeid, Saïd, Xeka, Jeannot, Tavares, et dernièrement Sammaritano, touché à un genou contre Lyon...) les Marine et Blanc auraient tort de prendre à la légère cette équipe généreuse qui pratique un football total, ayant toujours marqué à Bordeaux depuis sa première accession en Ligue 1 en 2011. C'est au nez des Girondins que la moutarde devra monter cette fois-ci, pour effacer la sale impression du match aller, convaincre leur coach qui pense déjà à la configuration de son équipe pour la saison prochaine (il n'est pas trop tard pour le faire) pour laquelle il a annoncé 10 départs et un effectif réduit à 26 joueurs au lieu de 31 actuellement, et s'octroyer - peut-être - le droit de disputer un beau quitte ou double à St Etienne le 6 mai...D'autant qu'une moutarde sur une bonne entrecôte accompagnée d'un bon Bourgogne, cela n'a jamais tué personne...Au micro de Christophe Monzie, écoutez une partie de la réaction de Gustavo POYET le coach du FCGB et de Maxime POUNDJE (en photo) l'arrière latéral gauche du FCGB. Pour entendre l'intégralité de ces entretiens et des réactions dijonnaises d'avant-match, rendez-vous ce vendredi 27 avril 2018 dans nos journaux, dans Le Week-End en Sport à partir de 19h, puis ce samedi 28 avril 2018 dans le mag d'avant-match de Top Chrono à partir de 19 heures. Coup d'envoi : 20 heures. Commentaires de Christophe Monzie et Pierrick Landais, entraîneur général du FC Langon. Avec ARL, gagnez vos invitations en places assises pour assister à ce match en téléphonant à notre standard-jeu 05 56 63 35 52 !

Match à suivre en direct intégral sur nos fréquences girondines, sur notre site internet www.arlfm.com cliquer sur "Ecouter ARL 33", sur l'appli "Les Indés Radios", en duplex avec le derby girondin de National 3 Libourne / Lège-Cap Ferret à 19h en direct du stade J.A.Moueix à Libourne, commentaires de Christophe Gameiro.

BORDEAUX / PARIS SG (0-1) : Ils méritaient mieux que ce hold-up...

Et à la fin, c'est toujours Paris qui gagne...Le refrain devient lancinant en Gironde depuis au moins 3 saisons. Même quand ils ... [la suite...]
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Et à la fin, c'est toujours Paris qui gagne...Le refrain devient lancinant en Gironde depuis au moins 3 saisons. Même quand ils ne le méritent vraiment pas, les joueurs de la capitale ont toujours avec eux l'once de chance du champion qui sourit aux puissants et leur permet de s'imposer in fine. Comme ils l'eurent par exemple à Dijon (1-2) en octobre, à Nantes (0-1) en janvier pour des succès plus que flatteurs, ou dernièrement à St Etienne (1-1) pour un nul miraculeux. Si le suspense avait tourné court au Matmut ces deux dernières saisons (0-3 et 1-4) avec des bordelais rapidement dépassés, il n'en aura sûrement pas été de même cette fois-ci. Disons le tout net sans chauvinisme, voilà bien un hold-up en bonne et due forme, et les Marine et Blanc méritaient au moins de ne pas perdre, sans doute même de gagner au regard de leur implication et de l'énergie déployée, car rarement une équipe de Ligue 1 se sera procuré autant d'occasions franches face à l'armada parisienne cette saison. Mais pas plus que contre Nice, qui avait réalisé lui aussi un demi hold-up en Gironde début mars (0-0) avec une baraka maison, ils ne sont parvenus à marquer ce but qui aurait suffi à leur bonheur...et à les maintenir dans la course à l'Europa League. Car désormais, compte tenu des succès de St Etienne (2-1) et Nice (1-0), espérer le dernier strapontin européen supposera un carton plein jusqu'à la fin de l'exercice, et un utile crochet par Lourdes pour aller y quérir un miracle...20 frappes au but parisien dont 10 cadrées, rarement Bordeaux se sera montré aussi précis à domicile cette année. Mais Areola (dont on se demande bien pourquoi le club parisien cherche à le remplacer...) a fait le match parfait, écoeurant les attaquants girondins qui ratèrent aussi des occasions qu'il est convenu d'appeler "immanquables" ou "brûlantes" : on pense à cette tête de Pablo à la réception d'un coup-franc excentré de Malcom (73e), ou à cette fusée de Lerager du droit, toujours servi par Malcom en retrait, que le portier parisien repoussa d'une parade-réflexe comme un gardien de handball (69e), au plus fort de la domination bordelaise. Et c'est précisément au moment où l'on s'y attendait le moins que le PSG, simplement efficace à défaut d'être brillant, trouva l'ouverture, quand un corner de la gauche de Draxler, renvoyé malheureusement dans l'axe vers Kamano qui tarda à aller sur le ballon, revint sur Lo Celso qui reprit sans contrôle et sans se poser de question. Le ballon traversa une forêt de joueurs pour finir, à ras de terre, dans les filets de Costil, masqué et impuissant (0-1, 76e). Pas malheureux sur le coup, le milieu de terrain parisien...Trois frappes cadrées en tout et pour tout pour les visiteurs, un but, c'est ce qui s'appelle du réalisme...Les deux autres vélléités sérieuses avaient vu Lo Celso (déjà) faire briller Costil d'une frappe tendue après un ballon perdu par les Girondins (12e), puis Cavani, très effacé dans cette rencontre et qui pour une fois n'aura pas inscrit ses deux buts annuels, reprendre victorieusement une louche de Pastore, mais voir sa frappe croisée logiquement invalidée pour un hors-jeu préalable (47e). Quant au reste, il fut exclusivement girondin, le portier parisien signant pas moins de 8 arrêts décisifs, aussi bien que...Sirigu en 2011. Berchiche connut aussi une soirée compliquée, avec 2 petits ponts subis devant Malcom en première mi-temps, puis Sabaly en seconde, Rabiot n'hésita pas à commettre une collection de fautes loin de son but, qui, à la longue, aurait dû lui valoir un jaune justifié après une semelle sur Lerager (60e) que M.Gautier ne voulut pas voir. Généreux et dominateurs dans l'entrejeu pendant les 25 premières minutes avant de connaître un coup de mou jusqu'à la pause, les Girondins se montrèrent assez tôt menaçants, par une volée trop croisée de Sankharé (7e), puis une frappe instantanée à ras de terre de Braithwaite qu'Areola alla dévier en corner, près de son poteau droit (18e), ou par une tête de Kamano hélas non cadrée (20e), après un très bon centre de Sabaly au second poteau où Dani Alves n'était pas non plus à la noce. A la reprise, Braithwaite, lancé par Kamano, manqua la cible de quelques centimètres, d'une frappe vicieuse (50e), avant deux essais moins dangereux, mais cadrés, de Kamano (51e) puis Sankharé (59e) sur le portier francilien. Bordeaux termina le second acte aussi fort qu'il avait fini le premier, par encore 3 incursions sérieuses menées par ses remplaçants, d'abord De Préville dont la tête piquée sur centre de Kamano manqua le cadre (83e), puis par Laborde, toujours de la tête, servi par Meite (85e), enfin et surtout dans le temps additionnel quand Marquinhos vint jouer les pompiers de service pour suppléer son gardien battu sur une reprise au second poteau de Koundé à bout portant (92e). A l'évidence, et malgré ce 6e revers à la maison - sûrement le moins justifié de tous - , ce n'est donc pas en ce dimanche printanier que Bordeaux aura perdu ses illusions d'Europe, se hissant encore une fois au niveau de l'évènement, comme face à Marseille, puis Lyon. Le gâchis a été commis bien avant, face à des adversaires qui n'avaient pourtant rien d'irrésistible (Strasbourg, Caen, Angers voire Rennes, qui bénéficia de cadeaux à l'aller comme au retour...) ainsi que le prouve leur classement actuel, et que les Girondins avaient obligation de battre à la maison, comme l'ont fait leurs concurrents directs dans la course à l'Europe. La différence est sans doute là, et elle pèse très lourd aujourd'hui. Au micro de Christophe Monzie qui commentait cette rencontre en direct intégral du Matmut Atlantique aux côtés de Michel Le Blayo, écoutez les réactions des deux entraîneurs, Unai EMERY (PSG), Gustavo POYET (FCGB), et Souhaliho MEITE le milieu de terrain du FCGB. D'autres réactions parisiennes et bordelaises d'après-match à écouter ce lundi 23 avril dans nos journaux de 6h à 18h, puis dans Sports Magazine à partir de 18h30.

Avant Bordeaux / Paris SG : Un dernier Tango...sans Paris ?

Cette fois-ci, seront-ils les maîtres pour conduire ce Tango improbable dans leur antre du Matmut...ou prendront-ils la même ... [la suite...]
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Cette fois-ci, seront-ils les maîtres pour conduire ce Tango improbable dans leur antre du Matmut...ou prendront-ils la même danse qu'au cours d'un sinistre match aller le 30 septembre (6-2) dont ils essuyèrent les dommages collatéraux trois mois durant ? Pour rester dans la course à l'Europe, les Girondins sont quasiment condamnés à commettre un exploit hors normes ce dimanche contre le nouveau (et habituel) champion de France en titre, dans un stade qui sera plein jusqu'à la gueule, enfin. Mais comment faire pour terrasser cet Attila qui confisque régulièrement tous les titres et les compétitions nationales (faute de mieux...) et sur le passage duquel l'herbe ne repousse jamais ? Fatigués, les Parisiens d'avoir dû batailler 80 minutes ce mercredi avant d'estoquer (1-3) une équipe caennaise généreuse au possible ? Que nenni...Le banc parisien a la profondeur des fonds marins du Pacifique. Déconcentrés après leur titre de Champions et prêts à lâcher la rencontre ? Ce serait mal connaître l'instinct de prédateur de ce PSG avide de records et de chiffres qui donnent le vertige. Meilleure attaque à la puissance de feu d'un croiseur, meilleure défense, meilleurs buteurs et passeurs, meilleure équipe à l'extérieur (16 matches joués contre 18 pour l'OL, leader provisoire) et à domicile (17 sur 17)...What else ? Le jour où il ne cherchera pas de records en Ligue 1, sans doute mettra-t-on Paris en bouteille. Mais ici en Gironde, c'est plutôt le Bordeaux qu'on met en bouteille. Variable, d'une année à l'autre en fonction de la qualité de la récolte et de la grêle qui ne touche pas que les raisins, quelquefois...Quel cru nous proposeront les Girondins ? La piquette de l'aller, qui avait rapidement tourné au vinaigre, ou un Grand Cru classé bien tannique (sans jeu de mots...) qui les a parfois vu faire des misères aux grands de la Ligue 1 (Lyon, et même Marseille, qui aurait dû perdre au Matmut sans un cadeau arbitral) ?  Allez savoir...On ose à peine affirmer, sans sourciller, que l'outrecuidance d'une...victoire face à ce PSG qui s'est régulièrement baladé depuis 8 saisons pour ses venues en Gironde (une seule défaite et 5 victoires, dont deux en pantoufles 1-4 et 0-3 dernièrement avec Cavani dans le rôle du bourreau) aurait l'inestimable avantage d'effacer la grosse rature contre Rennes et de remettre les compteurs des Marine et Blanc à zéro dans la course à l'Europe, Marine et Blanc auxquels il manque pour l'instant un succès de plus à domicile pour nourrir des espoirs réalistes. Le naufrage de Dijon chez lui (2-5), mais surtout le nul de Nantes et Rennes (1-1) ce vendredi semblent en tout cas leur offrir un joker inespéré dans la course de...gastéropodes avides d'Europe (ce qui est beaucoup dire), certainement le dernier de la saison...Avec un dernier strapontin qui, c'est une évidence - omnipotence parisienne oblige - devrait être décerné cette année avec un pécule de points autrement inférieur aux années précédentes, peut-être 52 ou 55. Comme trois ou quatre autres équipes, les Girondins ont déjà fait leurs calculs, et ils auront l'avantage, pour une fois, de jouer après tous leurs concurrents ce dimanche soir. Alors, stop ou encore une semaine de plus ? Au micro ARL de Christophe Monzie, écoutez une partie des réactions de Gustavo POYET l'entraîneur du FCGB, et de l'attaquant international danois des Girondins, Martin BRAITHWAITE (en photo), prêté par Middlesborough, auteur d'une passe décisive contre Lille et de son premier but girondin à Montpellier. Pour entendre l'intégralité de ces entretiens et des réactions parisiennes d'avant-match, ainsi que de nombreux invités, rendez-vous ce vendredi 20 avril 2018 dans Le Week-End en Sport à partir de 19h, puis dimanche 22 Avril dans le mag d'avant-match de Top Chrono à partir de 20 heures. Coup d'envoi : 21 heures. Commentaires de Christophe Monzie et Michel Le Blayo.

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MONTPELLIER / BORDEAUX (1-3) : La monnaie de leur pièce...

Les Montpelliérains, on s'en souvient, étaient venus s'imposer facilement et sans trembler en Gironde avant les fêtes ... [la suite...]
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Les Montpelliérains, on s'en souvient, étaient venus s'imposer facilement et sans trembler en Gironde avant les fêtes de Noël (0-2) chez une équipe girondine alors en perdition. Les Marine et Blanc, venus à la Mosson pour disputer un vrai match à six points, ont rendu la monnaie de leur pièce à leurs hôtes, inscrivant 3 buts à l'extérieur pour la première fois depuis le 19 août 2017 à Lyon (3-3). Une cinquième victoire à hors de leurs bases, amplement méritée, grâce à une maîtrise quasi-complète de la rencontre, sauf en tout début de match où un coup-franc de Mbenza sanctionnant une grosse faute de Koundé (averti sur le coup), dévié par le mur bordelais, a percuté la barre puis le montant avant de revenir miraculeusement dans les gants de Costil (4e). Si le MHSC avait marqué sur ce coup-là, la face de la rencontre eût pu être différente. Mais par la suite, c'est Bordeaux qui a donné la leçon, livrant ce qui reste certainement, avec le succès à Nantes le 20 janvier (0-1), le match à l'extérieur le plus convaincant du présent exercice 2017-2018, avec une rigueur de presque tous les instants, sauf sur le but montpelliérain en fin de match. Trois buts d'école sont venus récompenser les intentions bordelaises, d'abord par Martin Braithwaite (9e, son premier sous le maillot girondin) un but de renard des surfaces reprenant d'une tête à bout portant dans le dos de Lasne une première tête de Pablo smashée aux 16,50m à la réception du premier corner girondin du match, tiré par Vada, mais que le Danois avait obtenu lui-même ; puis par François Kamano au sortir d'un dribble sur Aguilar après une transversale de 40 mètres de Lerager suivi d'une frappe imparable à ras de terre sur la gauche de Lecomte (49e, son 6e but de la saison), et enfin par Soualiho Meite (qui avait remplacé Sankharé 11 minutes plus tôt), à l'origine puis à la conclusion, du plat du pied droit, d'une action sur le côté gauche de Contento qui avait débordé un Mukiele rarement à son avantage en cet après-midi enfin printanier (78e). Mais les Girondins, dominateurs au milieu, eurent d'autres occasions de marquer, notamment par une double action Kamano-Braithwaite sauvée en catastrophe par Lecomte et Congré après une boulette de Mukiele (30e), ou par Pablo, auteur d'un très bon retour, et dangereux sur deux têtes (66e, 77e) à la réception de deux coups de pied arrêtés de Malcom (seulement entré en jeu pour la dernière demi-heure). Coté montpelliérain, si les locaux ont usé et abusé des tirs lointains - aveu d'impuissance plus criant encore en seconde période quand Aguilar, le meilleur montpelliérain, dut quitter le terrain prématurément sur blessure (60e) -, dont la plupart furent contrés par un bloc bordelais très dense devant son but qui ressortait proprement les ballons, le très actif Aguilar (44e) puis Mbenza d'une frappe sans élan (69e), furent les seuls à cadrer, mais Costil s'interposa avec autorité les deux fois. En fin de rencontre, le capitaine héraultais Elllyes Skhiri, profitant d'une certaine largesse des défenseurs girondins pour ajuster une superbe frappe de 20 mètres de l'intérieur du pied droit après un centre en retrait de Camara (88e), a enfin trompé la vigilance d'un Costil jusqu'alors impérial et sauvé l'honneur du MHSC. La fin de match, comme le début, aurait également pu devenir folle si le capitaine girondin n'avait détourné brillamment une frappe trop désinvolte de Camara, sanctionnant un penalty totalement imaginaire accordé par M.Abed après un très long temps de réaction, Lasne ayant raté son contrôle avant de tirer...dans le vide et de s'affaler dans la surface, à coté de Pellenard qui ne le toucha même pas (91e). Avec 43 points au compteur, alors que le MHSC, par ce 4e revers à domicile, a laissé passer une belle occasion de distancer quelques-uns de ses rivaux, les Girondins reprennent deux places au classement et remontent dixièmes, avec un espoir, faible mais réel, de revenir sur les places européennes pour peu qu'ils réalisent un sans-faute jusqu'à la fin de l'épreuve...et battent, entre autres, le PSG au Matmut le 22 avril, devenu comme prévu champion de France ce dimanche soir après un match galactique contre Monaco (7-1)...Il est permis de rêver. C'est maintenant que l'on se prend à regretter les six points laissés lamentablement à Rennes ou à Caen, ou les quatre laissés à Angers sur les deux rencontres...même si on ne refera pas l'histoire de cette saison décevante dont une conclusion heureuse - l'obtention in extremis d'un strapontin européen - constituerait une surprise colossale, il faut l'avouer. Les Girondins se sont au moins accordé le droit d'y croire une semaine de plus...Au micro de Christophe Monzie qui commentait cette rencontre en direct intégral du stade de la Mosson à Montpellier, écoutez les réactions des deux entraîneurs, Gustavo POYET (FCGB, en photo en conférence de presse après la rencontre) puis Michel DER ZAKARIAN (MHSC). D'autres réactions montpelliéraines et bordelaises à écouter ce lundi dans nos journaux de 12h à 18h, puis dans Sports Magazine à partir de 18h30.

Avant Montpellier / Bordeaux (33e journée) : Un dernier joker à La Mosson...

Le Challenge en fera peut-être sourire beaucoup...N'empêche qu'au rythme d'escargot où avancent les candidats ... [la suite...]
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Le Challenge en fera peut-être sourire beaucoup...N'empêche qu'au rythme d'escargot où avancent les candidats à l'Europe, visiblement pas pressés de s'asseoir sur le 5e strapontin de l'Europa League offert par le PSG, les Girondins ont encore une infime chance de jouer les guest-stars de la dernière heure. Mais il leur faut pour cela effectuer un quasi-sans faute jusqu'à la fin de l'épreuve, ce que l'on a du mal à imaginer au vu de ce qu'ils ont montré sur les deux derniers mois, malgré le succès arraché face à Lille. Pourtant, il est bon de rappeler qu'après Montpellier, il faudra aller défier St Etienne, autre rival direct dans cette course aux places d'honneur. Un second joker dont Bordeaux ne bénéficiera le 5 mai prochain dans le Forez que s'il valide le premier dans l'Hérault ce dimanche et bat ensuite au moins Dijon à domicile, le PSG (peut-être assuré du titre la semaine prochaine avant de venir en Gironde) constituant une autre paire de manches. Mais le MHSC, solide comme un roc en défense (la seconde du championnat derrière Paris) est sur une excellente dynamique et a impressionné récemment à Marseille (0-0), même s'il n'est pas imprenable dans son antre de la Mosson (3 défaites, 8 nuls). Vainqueurs dans l'Hérault en 2015-2016 et 2014-2015 sur le même score (1-0 mais à l'époque y sévissait un certain Diabaté...), les Girondins ont en revanche deux matches calamiteux à effacer contre ce même adversaire : celui de la saison passée où, en perdition et à 10 après l'expulsion grotesque de Menez, ils avaient touché le fond (4-0), et plus récemment celui, tout aussi pathétique, du match aller de cette saison au Matmut, au tréfonds de leur dégringolade de fin d'année (0-2). Il ne leur sera - en principe... - pas difficile de faire moins mal que sur ces deux sorties de route, mais de là à refaire le coup de Nantes ou de Strasbourg...Au micro ARL de Christophe Monzie, écoutez une partie des réactions de Gustavo POYET l'entraîneur du FCGB et François KAMANO l'attaquant guinéen du FCGB. Pour entendre l'intégralité des ces entretiens et des réactions montpelliéraines d'avant-match, rendez-vous ce vendredi 13 avril 2018 dans Le Week-end en Sport à partir de 19h, puis dimanche 15 avril dans le mag d'avant-match de Top Chrono à partir de 14h15. Coup d'envoi : 15 heures. Commentaires de Christophe Monzie. Suivez également les meilleurs moments du derby aquitain de National 3 Arlac-Mérignac / Bayonne. Coup d'envoi : 15 heures. Commentaires de Christophe Gameiro. 

Matches à vivre en direct sur toutes nos fréquences, sur notre site internet www.arlfm.com et sur l'Appli "Les Indés radios".

Bordeaux / Lille (2-1) : Laborieux, mais ô combien précieux...

Petite victoire, mais grand bénéfice. Les Girondins de Bordeaux joueront bien en Ligue 1 la saison prochaine. Cela allait presque ... [la suite...]
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Petite victoire, mais grand bénéfice. Les Girondins de Bordeaux joueront bien en Ligue 1 la saison prochaine. Cela allait presque sans dire, nonobstant un doute certain, et ce sera donc encore mieux en le disant, après ces 3 points attendus de longue date (6 matches), selon un parcours dont le canevas ressemble comme un frère à celui de l'hiver où les Girondins, après déjà 6 matches de disette faisant suite à la débâcle parisienne de fin septembre (6-2), avaient retrouvé des couleurs en semaine, l'espace d'une soirée (3-0 le 28 novembre), contre une équipe stéphanoise en perdition qui n'avait rien à voir avec ce qu'elle est aujourd'hui.  Hélas, 3 jours après, Bordeaux on s'en souvient avait renoué avec ses vieux démons en sombrant à Dijon. Espérons cette fois-ci que la similitude s'arrête là et qu'à Montpellier le 15 avril, les Girondins se donnent les moyens de disputer chez un concurrent direct la minuscule chance de s'inviter au dernier strapontin européen qu'il leur reste encore, chance bien réelle, aussi incroyable que cela paraisse (encore18 points à distribuer...enfin...15 plutôt, puisque par précaution l'on exclut le PSG du décompte, qui sera à Bordeaux le 22 avril...), à condition de ne pas le crier trop fort, dans un championnat tout de même nivelé par le bas, qui, hormis par ses deux locomotives Paris et Monaco, avance à la vitesse d'un menhir, tant pour la course à l'Europe que pour celle du maintien...Mais avec la mathématique, il ne faudra pas oublier de considérer la réalité du terrain, qui incite infiniment moins à cet optimisme béat. Pour relever un challenge aussi improbable, les Girondins savent qu'ils devront montrer tout autre chose que ce que l'on a vu ce samedi, contre des Dogues moribonds et réduits à dix sur la dernière demi-heure de jeu après un disjonctage stupide (2 jaunes logiques en 3 minutes, 59e, 63e) du milieu de terrain brésilien Thiago Mendes. Avantage numérique dont ils ne surent même pas profiter pour se mettre définitivement à l'abri, butant par trois fois (Sankharé 81e, en photo, De Préville 82e, Koundé 84e) sur le jeune gardien Koffi, préféré à Maignan, avant de trembler sur une dernière échappée de Maia repris de justesse (87e). Pourtant, depuis la frappe de Malcuit au second poteau sauvée par Lerager (55e) sur une action venue de la gauche de Maia et un loupé à bout portant de Mothiba devant Costil, il y avait belle lurette que les Lillois n'existaient plus offensivement et s'acheminaient, fatalistes, vers leurs 9e match consécutif sans victoire, incapables eux aussi de profiter du naufrage de leurs adversaires directs, Toulouse et Troyes. Pas question de faire la fine bouche, donc, pour des Girondins tout heureux de mener au score à la pause, car cet avantage providentiel octroyé par un Francois Kamano en net regain de forme, auteur de son premier doublé de la saison, n'était absolument pas le reflet d'un premier acte notoirement médiocre de leur part. Rien ou quasiment pendant 35 minutes, hormis une frappe à ras de terre du gauche de Plasil (17e), certainement le bordelais le plus actif ce samedi, et une équipe dans la totale incapacité de mettre du rythme, d'aligner plus de 3 passes et de gagner un duel balle au pied, à l'image d'un Malcom encore une fois loin d'être transcendant (coup-franc de 20 mètres non cadré après une semelle de Mendyl sur Lerager, 5e), même s'il ne fut pas ménagé par des lillois auteurs de fautes grossières et nombreuses qui eussent mérité une sanction plus rapide de M.Léonard, où d'un Meïté transparent qui continue d'être l'énigme de ce mercato hivernal, Cafu en étant pour sa part le plus gros échec. Lequel Meïté, par une boulette regrettable, plaça les siens en situation plus qu'inconfortable quand il remit une touche anodine de Sabaly dans les pieds de Mothiba, au départ et à la conclusion de l'action. Benzia écartait ensuite sur la droite pour Malcuit, sans opposition sur son couloir, dont le centre au cordeau à l'angle des 5,5 mètres retrouvait Mothiba entre Pablo et Koundé trop passifs, pour une partie de billard gagnante avec la transversale de Costil (0-1, 13e). Fort heureusement les Nordistes ne surent pas profiter de l'ascendant psychologique qu'ils semblaient alors avoir sur une équipe girondine une fois de plus en retard à l'allumage, et pendant près de 30 minutes, les débats ne furent pas d'un niveau qui donne à la L1 ses lettres de noblesse, c'est le moins qu'on puisse écrire. On ne voyait pas comment les Girondins allaient pouvoir revenir au score...sauf en s'en remettant à la complicité de leur adversaire. Elle arrivait à la suite d'un centre du droit de Malcom, le jeune Kouakou Koffi évaluant mal la profondeur de la trajectoire et relâchant le ballon, du bout des doigts, sur la tête de Kamano au second poteau (1-1, 43e). Une gaffe de chaque coté, 1 partout et balle au centre...Un but-gag qui allait suffire à ébranler le moral des lillois, déjà fragile comme un château de cartes. Bordeaux se décidait enfin à emballer le match par une action qui illustre ses capacités réelles du moment, quand il veut s'en donner la peine. Plasil lançait Braithwaite sur le flanc droit de la surface qui déposait Mendyl et centrait fort au second poteau à ras de terre, pour la reprise imparable de Kamano (2-1, 45e). A défaut de trouver lui-même la faille, le Danois, malchanceux depuis plusieurs matches, voyait enfin son abnégation récompensée par une première passe décisive. La seconde période, comme on l'a vu, se résumait au fil des minutes à une attaque-défense des Girondins, avec quelques fulgurances hélas bien trop rares et toujours sur courant alternatif. N'empêche que ce qui est pris n'est plus à prendre et qu'il était grand temps de laver la sale impression laissée par les purges angevine, pusi rennaise au Matmut. Au micro ARL de Christophe Monzie qui commentait cette rencontre en direct du Matmut Atlantique aux côtés de Michel Le Blayo, écoutez les réactions des deux entraîneurs, Gustavo POYET (FCGB) et Christophe GALTIER (LOSC). De nombreuses autres réactions bordelaises et lilloises à écouter ce lundi 9 avril dans nos journaux de 6h à 18h, puis dans Sports Magazine à partir de 18h30.

Avant Bordeaux / Lille (32e journée) : Mordre enfin les premiers devant les Dogues

Contre Angers, Rennes ou même à Guingamp pendant plus d'une heure, ils n'auraient pas fait de mal à une mouche, encore ... [la suite...]
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Contre Angers, Rennes ou même à Guingamp pendant plus d'une heure, ils n'auraient pas fait de mal à une mouche, encore moins montré les crocs à qui que ce fût. D'aimables sparring-partners inoffensifs et bien élevés qui ont fait d'eux les plus mauvais élèves de Ligue 1 du mois de mars écoulé, les Girondins ont intérêt à changer radicalement de statut ce samedi au Matmut et à se comporter en vrais compétiteurs pour glaner la victoire qui manque encore à leur maintien mathématique dans l'élite. Et à montrer les crocs à des Dogues lillois bien malades, sur lesquels la cabane n'est pas loin de tomber, mais qui bougent encore. Qui l'aurait imaginé au soir du succès contre Amiens (3-2) le 10 février qui couronnait une série de 4 victoires consécutives et avait fait (re)naître un fol espoir européen ? Deux mois et six matches sans victoire plus tard, les supporters ont dû déchanter et c'est d'un match décisif pour le maintien qu'il va bel et bien s'agir, contre un adversaire qui avait piégé les Girondins l'an passé à domicile (0-1). Mais ces derniers ont suffisamment gâché au Matmut jusqu'ici (5 défaites) pour ne pas se mettre la pression inutilement par un nouvel accroc. Ils ont déjà effectué leur B.A en relançant Guingamp la semaine passée, en souffrance depuis onze matches. Mais les plaisanteries les plus courtes sont toujours les meilleures. Comme est spécialement venu le rappeler le président du Directoire de M6 Nicolas De Tavernost aux joueurs ce jeudi matin à l'entraînement, l'heure est à présent à l'urgence de victoire, même si le LOSC, avant-dernier, sans succès depuis 8 rencontres et donc encore plus mal loti qu'eux, va abattre l'une de ses toutes dernières cartes en Gironde et y viendra en mode commando, conscient que tout n'est pas perdu sur les 21 points restant à distribuer. Au micro ARL de Christophe Monzie, écoutez les réactions de Gustavo POYET l'entraîneur du FCGB, une partie de la réaction de Benoît COSTIL (en photo) le gardien de but et capitaine du FCGB, et Christophe GALTIER l'entraîneur du LOSC. Pour entendre l'intégralité de ces entretiens et des réactions lilloises d'avant-match, rendez-vous ce vendredi 6 Avril 2018 dans Le Week-End en Sport à partir de 19h, puis samedi 7 Avril dans le mag d'avant-match de Top Chrono à partir de 18h30. Coup d'envoi : 20 heures. Commentaires de Christophe Monzie et Michel Le Blayo.

Match à suivre en direct sur toutes nos fréquences, sur notre site internet www.arlfm.com et sur l'appli "Les Indés Radios", en duplex avec le match de rugby Agen / Oyonnax (20h45), également décisif pour le maintien du SUA en Top 14.

GUINGAMP / BORDEAUX (2-1) : Un quart d'heure bordelais, cela ne suffit pas...

Nous voilà revenus à la case départ, ou plutôt quatre mois en arrière, à l'aube d'un mois de ... [la suite...]
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Nous voilà revenus à la case départ, ou plutôt quatre mois en arrière, à l'aube d'un mois de décembre qui, on s'en souvient, allait être le pire de la saison actuelle pour le FCGB sur le plan comptable (5 défaites en autant de rencontres). L'En Avant de Guingamp, une seule victoire sur ses onze derniers matches et 10 buts encaissés sur les trois derniers, est parvenu à honorer le slogan qui trône en bonne place au dessus de la tribune du Roudourou et à repartir...de l'Avant par un succès précieux qui le rapproche du maintien mathématique et qui lui permet même de dépasser au classement sa victime du jour. Pour les Girondins, eux, c'est En Arrière, toute ! Depuis l'accroc à Marseille le 19 février, six matches sans victoire désormais, pour deux petits buts marqués, et à quel prix : le bilan est l'exacte réplique de celui de Jocelyn Gouvennec qui suivit la défaite au Parc des Princes fin septembre...et il prouve bien, à postériori et comme on craignait de le vérifier, que le coach breton, s'il fut bien le fusible d'une situation devenue intenable, n'en était pas forcément le responsable. Aussi longtemps que les joueurs souffleront le chaud et le froid, n'auront pas bien compris qu'un match de football dure 6 quarts d'heure et non pas un seul et continueront d'en faire moins que le minimum exigible, il leur sera difficile d'espérer battre qui que ce soit en Ligue 1 jusqu'à la fin du présent exercice. Pendant une heure et quart au Roudourou ce dimanche 1er avril, la copie rendue fut en effet, sinon d'une insigne faiblesse, du moins d'un ennui abyssal, et jamais l'on n'eut l'impression que les Marine et Blanc étaient venus en Bretagne pour se relancer et disputer leur ultime et infime chance de se rapprocher un tant soit peu de l'Europe. Bref, un mauvais poisson d'avril dont on se serait passé volontiers. En conséquence de quoi, c'est de la zone rouge qu'ils se sont rapprochés, car avec toujours 37 points au compteur et s'ils conservent le rythme d'escargots auquel ils avancent (2 points en 6 matches), c'est à 39 points qu'ils pourraient terminer l'exercice. On se pince et on n'ose imaginer pareille éventualité, parce que rien ne dit qu'un total aussi misérable suffira à les mettre à l'abri de la place de barragiste, même si Troyes traîne encore 8 points derrière, après avoir gâché une belle occasion contre Nice, heureusement (0-2)...Fidèles à leur empathie légendaire qui les pousse irrésistiblement depuis plusieurs saisons à relancer les adversaires criant famine ou en quête de confiance, les Girondins, devenus une sorte d'Abbé Pierre de la Ligue 1, ont donc relancé des Costarmoricains pourtant loin d'être irrésistibles, comme ils avaient relancé auparavant - par exemple - à la mi-janvier au Matmut des Caennais moribonds et sans victoire depuis...le match aller contre eux en Normandie ! Mais pour éviter cette nouvelle désillusion, encore aurait-il fallu montrer un visage plus offensif, quitte à s'exposer à des contres qui, de toute façon, ont fini par leur être fatals. On ne fait pas d'omelette sans casser des oeufs - fussent-ils de Pâques - mais les stats à la pause laissaient clairement apparaître que ce sont bien les locaux qui avaient été les plus entreprenants. Coté girondin, à l'exception d'une frappe de 18 mètres bien enroulée de Lerager, servi par De Préville, déviée en corner par Johnsson (26e), rien à signaler, pas d'autre tir cadré susceptible de faire planer la moindre menace, pas même de Braithwaite ni de De Préville, alignés ensemble mais qui ne purent ni l'un ni l'autre déclencher la moindre frappe au but... Costil, lui, avait dû s'employer avec autorité sur une tête de Diallo à la réception d'un débordement de Rebocho face auquel Sabaly fut rarement à la noce (36e), puis en repoussant du pied une frappe croisée de Briand, bien lancé en profondeur par Ikoko après un ballon perdu par Malcom (41e). Dès la reprise, Grenier, libre de ses mouvements, faisait frémir le gardien bordelais d'une demi-volée au ras du montant droit (51e)...avant de trouver la mire en transformant un coup-franc en pleine lunette, sanctionnant une faute loin d'être évidente de Paul Baysse sur Briand qui s'était écroulé aux 18 mètres (1-0, 55e). Mais si les Girondins peuvent déplorer cette erreur de M.Moreira abusé par le capitaine guingampais qui fait partie, lui aussi, de ceux qui ont tendance à tomber facilement, une fois de plus il ne surent renverser la vapeur après avoir concédé le premier but, un mal récurrent cette saison puisque c'est la 14e fois que ce scenario se produisait... Pire : sur un énième coup-franc concédé aux abords de leur surface (car il y en avait déjà eu beaucoup trop en première période), la frappe de Ngbakoto, d'abord contrée par deux bordelais mais renvoyée dans l'axe, revint sur Diallo à dix mètres. Cette fois-ci, du droit, le Sénégalais ne laissait pas passer l'aubaine (2-0, 59e). En presque moins de temps qu'il n'en faut pour l'écrire, le château de cartes girondin venait de s'effondrer, comme tant d'autres fois cette saison, à Dijon, contre Strasbourg à Bordeaux ou à Toulouse en Coupe de la Ligue. L'humiliation fut même évitée de justesse quand Costil, bien resté sur ses appuis, remporta son duel face à Briand, après un ballon en profondeur de Blas dévié par Baysse qui avait pris Koundé complètement à contrepied (75e). Alors, et alors seulement, les Girondins, au point où ils en étaient, se décidèrent à lâcher les chevaux, à faire ce qui aurait dû être fait une heure plus tôt et à jouer sur leur valeur. Si le mal était fait, on vit néanmoins une autre équipe sur les quinze dernières minutes, qui cessa de subir et d'attendre pour bousculer enfin son adversaire et le pousser à la faute, Malcom (en photo face à Diallo) sonnant la révolte d'une frappe enroulée que Johnsson claqua au-dessus de sa barre (76e). Faute qui ne manqua pas d'arriver quand Ikoko, à la lutte sur le flanc gauche avec Kamano qui venait d'entrer, empêcha le centre du Guinéen avec la main droite en taclant. Un penalty logique, mais que Malcom, marquant un inexplicable temps d'arrêt bien trop lisible pour Johnsson, rata lamentablement. Par chance, Laborde fut le plus prompt à reprendre ce ballon relâché par le gardien suédois, poussant Kerbrat à la panique avant que Malcom, resté sur la ligne de but, ne termine le travail pour un penalty inscrit en 6 temps et 3 mouvements, sûrement le plus laborieux de l'histoire de cette saison de Ligue 1 (2-1, 79e). C'est encore le Landais, très en vue sur cette fin de match, qui fit briller le portier suédois de l'EAG d'une frappe instantanée en pivot (85e), avant de ne pas cadrer sa reprise de la tête, de peu à droite, sur un centre de la gauche délivré par Poundjé (90e + 1), alors qu'entretemps, Sankharé de la tête, avait bien cru égaliser (82e). En quinze minutes, les dernières, Bordeaux venait de se créer 3 fois plus d'occasions qu'au cours des 75 précédentes...Mais comme dans la Fable du lièvre et de la tortue, rien ne sert de courir, il aurait fallu partir à point. Pour avoir encore été trop frileux puis joué avec le feu, les Girondins, trop longtemps léthargiques, ont perdu un nouveau match largement à leur portée, et glissent à une anonyme 12e place qui est sans doute le reflet de leurs capacités du moment, surtout psychologiques. Avant deux sorties contre Montpellier puis le PSG sur lesquelles il vaudra mieux ne pas trop se bercer d'illusions, ils ont grand intérêt à prendre samedi prochain 7 avril les 3 points qui manquent à leur pécule pour assurer un maintien sans gloire, face à des Lillois encore plus pathétiques qu'eux ce dimanche à domicile contre Amiens (0-1). Car s'ils ne battent pas ce LOSC en perdition, alors il y aura vraiment du souci à se faire pour la fin de l'exercice... Au micro de Gaétan Pinel qui commentait cette rencontre en direct intégral du stade du Roudourou à Guingamp, écoutez les réactions des deux entraîneurs, Gustavo POYET (FCGB) puis Antoine KOMBOUARE (EAG). D'autres réactions guingampaises et bordelaises à écouter ce lundi 2 avril 2018 dans Sports Magazine à partir de 18h30.

Avant Guingamp / Bordeaux (31e journée) : A la recherche d'un souffle nouveau

La trêve de deux semaines aurait-elle redonné un nouveau souffle et un moral tout neuf aux Girondins ? Les premières ... [la suite...]
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La trêve de deux semaines aurait-elle redonné un nouveau souffle et un moral tout neuf aux Girondins ? Les premières réponses arriveront ce dimanche, sur la pelouse du Roudourou, en espérant qu'ils ne fassent pas un mauvais poisson d'avril à leur supporters. Sur cinq rencontres sans victoires et un seul but marqué, les Marine et Blanc vont affronter des Costarmoricains pas mieux lotis qu'eux, on pourrait même écrire en chute libre ou presque (6 matches sans victoire, dont 3 défaites sur les 3 dernières sorties, avec un naufrage à domicile contre Nice 2-5 le 11 mars). 14es à 6 points de Troyes, le barragiste, les Guingampais n'ont plus vraiment le choix des armes, mais les Girondins, avec 2 unités de plus que leurs hôtes seulement au compteur, doivent garder à l'esprit qu'ils ne sont pas encore mathématiquement sauvés...On peut s'attendre à quelques innovations de la part du coach uruguayen des Girondins pour ce déplacement dont Bordeaux ne doit absolument pas rentrer bredouille, sous peine de vivre une fin de saison peut-être angoissante. Au micro ARL de Christophe Monzie, écoutez une partie des réactions de Gustavo POYET l'entraineur du FCGB, et de Jules KOUNDE (en photo) le jeune défenseur central qui évoque aussi sa première sélection nationale. Pour entendre l'intégralité de ces réactions ainsi que des réactions guingampaises d'avant-match, rendez-vous ce vendredi 30 mars 2018 dans Le Week-End en Sport à partir de 19h, puis ce dimanche 1er Avril 2018 dans le mag d'avant-match de Top Chrono à partir de 14h15. Coup d'envoi : 15 heures, commentaires de Gaétan Pinel.

Match à suivre en direct intégral sur toutes nos fréquences depuis le stade du Roudourou à Guingamp, sur notre site internet www.arlfm.com et sur l'appli "Les Indés Radios" (gratuite).

BORDEAUX / RENNES (0-2) : Bien trop fluets pour le costume...

La même, mais en couleurs cette fois. Après la copie insipide en noir et blanc (couleurs originelles du SCO) rendue la semaine ... [la suite...]
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La même, mais en couleurs cette fois. Après la copie insipide en noir et blanc (couleurs originelles du SCO) rendue la semaine passée contre Angers, les Girondins ont fait plus fort encore ce samedi et remis le couvert, mais avec les couleurs cette fois. Face à un adversaire de niveau supérieur, pourtant venu lui aussi en noir et blanc pour l'occasion, il était à craindre qu'à "qualité de jeu" égale, si l'on peut dire, la sanction soit encore plus sévère. Ce qui n'a pas manqué d'arriver. De ce copié-collé ou presque du match contre le SCO, même si les failles furent ailleurs cette fois (mais le problème est qu'il y a toujours quelque chose qui cloche), reste à savoir de quelles couleurs il s'agit. Du rouge de la honte, d'avoir subi une 5e défaite à domicile et lâché ses 17e, 18e et 19e points de la saison au Matmut (excusez du peu...), ou du noir d'un horizon qui s'annonce effroyablement similaire à celui qui suivit la débâcle à Paris fin septembre. Après le 6-2 du Parc, Bordeaux enchaîna, on s'en souvient, 6 matches sans victoires, dont 4 défaites...Depuis l'accroc - pourtant honorable celui-là - à Marseille, autre ténor, le 19 février (1-0), Bordeaux a inscrit 1 seul but (inutile, à Monaco, défaite 2-1) en 5 matches, subi 3 défaites et ne met plus un pied devant l'autre. S'il perd à Guingamp le 1er avril comme on peut le craindre s'il stagne à ce niveau de jeu, on en sera exactement au même point que fin novembre. Poyet ou Gourvennec, Gourvennec ou Poyet, du pareil au même...Sans doute ce que l'on appelle l'effet papillon. Ou plus prosaïquement, celui d'un cautère sur une jambe de bois. Tout ça pour ça...Rennes n'avait plus gagné à Bordeaux depuis décembre 2006 (2-1). C'est désormais chose faite, sans avoir eu le moins du monde à forcer son talent, marquant seulement à des moments-clés, en début et en fin de seconde période, après une première d'un vide abyssal et équitablement partagé, où le néant footballistique le disputa dangereusement à la purge la plus radicale. Deux buts sur deux frappes cadrées, ou presque : il n'en fallait pas davantage pour mettre sur les fesses une formation girondine qui plie désormais comme un roseau et ne verra plus les Rennais dans son viseur jusqu'à la fin de l'exercice, c'est maintenant une certitude. Passons donc sur un premier acte d'un ennui mortel et où le seul fait marquant fut la sortie prématurée sur blessure de Braithwaite (13e), remplacé par De Préville, même si l'on retiendra aussi, en étant indulgent, une belle accélération de Malcom conclue hélas par une frappe non cadrée, juste auparavant (11e). Le second acte démarra par un coup de théâtre, sous la forme de cette grosse faute de main de Costil, généreux malgré lui avec son ancien club, qui relâcha sur son poteau une frappe de Khazri, le rennais sans surprise jusqu'alors le plus actif, Sarr bien plus prompt que Pablo n'ayant plus qu'à finir le travail à bout portant (0-1, 49e). Et se termina par un contre prévisible qui sonna comme un glas dans un Matmut qui avait fini par se faire une raison et avait constaté depuis longtemps l'évidence : celle d'une formation girondine trop limitée et inoffensive (2 tirs cadrés sur 9, 3 sur 6 pour les Bretons soit 50%, un ratio que les Girondins n'ont plus atteint depuis quelques lustres, sauf contre Nice) pour espérer se parer in extremis d'un costume européen bien trop grand pour elle. Malgré ce coup d'envoi fictif donné par deux buteurs patentés du club bordelais, Pauleta et Cavenaghi, que Bordeaux n'avait pas été capable de transformer en heureux présage. Sic transit gloria mundi...Ainsi passe la gloire du monde. Alors, comme la saison passée déjà où il avait offert l'égalisation aux rennais, Yohan Gourcuff, l'ex-bordelais à qui le public girondin sut rendre un bel hommage avant la rencontre, y alla de son petit but définitif au sortir d'un une-deux d'école avec Khazri, après une nouvelle bourde de Pablo devant Bourigeaud (0-2, 86e). Entre ces deux réalisations cruelles qui renvoient les dirigeants girondins à se poser les bonnes questions, rien à signaler, ou presque, hormis un avertissement surréaliste à De Préville (71e) tombé dans la surface alors que Khazri, sur une action et une attitude similaires 3 minutes avant à la lutte avec Koundé, n'avait pas reçu la même sanction. Mais depuis "l'exemple" Malcom, on a cessé de s'étonner de ce genre d'incongruités...7 tours avant la fin, le rideau tombe presque déjà (il faudra quand même assurer le maintien, ce qui avec 37 points, n'est pas encore fait au rythme de menhir où ils avancent) et il sera dur aux Marine et Blanc, à qui la réalité du terrain est revenue en pleine face, de trouver un peu de saveur aux deux mois de compétition qui restent, triste épilogue d'une saison ratée de bout en bout, avec une élimination dans les 3 coupes (Europa, Coupe de France et Coupe de la Ligue) dès leur entrée en lice. Même sous Sagnol et Gourvennec avant leur renvoi en cours de saison, Bordeaux n'avait jamais fait aussi mal ces dernières années. Y compris il y a deux ans quand Ulrich Ramé avait terminé la saison. Car au moins la carrière en Coupe des bordelais avait-elle été un peu plus longue. Au micro d'Anthony Ricarte qui commentait cette rencontre en direct intégral depuis le Matmut Atlantique aux cotés de Michel Le Blayo, écoutez la réaction des deux entraîneurs, Sabri LAMOUCHI (SRFC) puis Gustavo POYET (FCGB). D'autres réactions bordelaises et rennaises à écouter ce lundi dans nos journaux de 6h à 18h, puis dans Sports Magazine à partir de 18h30.

Avant Bordeaux / Rennes (30e journée) : La dernière chance...

Face à un Stade Rennais FC quasiment au complet (seul Brandon, à l'infirmerie, manquera à l'appel), les Girondins, ... [la suite...]
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Face à un Stade Rennais FC quasiment au complet (seul Brandon, à l'infirmerie, manquera à l'appel), les Girondins, qui enchaînent par une seconde réception, n'ont absolument plus  le droit à l'erreur s'il veulent conserver une petite chance d'accrocher la 6e place, peut-être qualificative pour le 3e tour préliminaire de l'Europa League qui avait été la leur la saison passée, sachant que la 5e, occupée par Nantes, a des grandes chances d'être déjà hors d'atteinte. La statistique démontre qu'il est souvent très difficile d'enchaîner deux victoires consécutives à domicile. Cela tombe bien, ils n'ont pas remporté le premier match, et ils étaient loin du compte pour le faire. Autant dire qu'un remake ce samedi de la médiocre copie rendue contre le SCO d'Angers et la sanction sera pire encore, face à un adversaire autrement plus redoutable, surtout sur le plan offensif où l'ex-bordelais Wahbi Khazri, que les Bretons auront du mal à conserver (il appartient toujours à Sunderland) brille de mille feux. Battus à l'aller (1-0) le 4 novembre sur un but contre son camp de Toulalan à la réception d'un corner tiré par le Marocain, les Marine et Blanc comptent aujourd'hui 5 longueurs de retard sur leur hôte du jour. La dernière chance de revenir sur eux leur est offerte, sauront-ils la saisir, cette fois ? Au micro d'ARL, écoutez une partie des réactions de MALCOM l'attaquant du FCGB (en photo), et Gustavo POYET l'entraîneur du FCGB. Pour entendre l'intégralité de ces entretiens, et des réactions rennaises d'avant-match, rendez-vous ce vendredi 16 Mars 2018 dans Le Week-end en Sport à partir de 19h, puis samedi 17 Mars 2018 dans le mag d'avant-match de Top Chrono à partir de 16h15. Coup d'envoi : 17 heures. Commentaires d'Anthony Ricarte et Michel Le Blayo. 

Match à suivre en direct intégral sur toutes nos fréquences, sur notre site internet www.arlfm.com et sur l'appli "Les Indés Radios" (gratuite).

BORDEAUX / ANGERS (0-0) : Pas loin du néant

Comme une impression de déjà vu...Dans l'apathie affichée par les Marine et Blanc en première période comme ... [la suite...]
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Comme une impression de déjà vu...Dans l'apathie affichée par les Marine et Blanc en première période comme dans leurs lacunes techniques tout au long de la rencontre, ce triste Bordeaux / Angers, du même acabit que les précédents au Matmut, a étrangement rappelé aux courageux 17 000 spectateurs les sombres heures du mois de décembre et les rencontres face à Strasbourg (0-3) ou Montpellier (0-2) où Bordeaux ne mettait plus un pied devant l'autre, et à plus grande échelle, la kyrielle d'occasions manquées de revenir dans la course à l'Europe, résultat d'un gaspillage abyssal de points à domicile contre des équipes luttant pour le maintien. Un grand classique bordelais depuis au moins trois ou quatre saisons, faut-il le rappeler douloureusement...Bref, avec ou sans Malcom (ici en photo entre Santamaria et Oniangué), les vieux démons ne sont pas morts. Mais au moins cette fois-ci les Girondins n'ont-ils pas baissé pavillon, contrairement aux deux précédentes sorties en Gironde face à cet adversaire (1-3 il y a deux ans, 0-1 l'an passé) qu'ils ne savent manifestement pas jouer, le constat est incontestable, alors que le schéma de jeu angevin leur est connu depuis depuis longtemps, et que le prévisible 5-4-1 mis sur pied par Moulin n'avait d'autre but que d'isoler le petit Brésilien sur son couloir et l'empêcher d'alimenter les attaquants. Mais voilà, les Girondins, encore une fois, se sont montrés incapables de trouver la parade, et trois heures de jeu supplémentaires n'y auraient rien changé... Il aura fallu attendre 55 minutes pour assister à leur première frappe cadrée du match, oeuvre de Sabaly, presque une passe pour Butelle, et 61 pour noter la première occasion digne de ce nom, échue à Kamano, pourtant en position presque aussi bonne qu'il l'avait été à l'aller le 6 août face à Letellier pour la balle de break, alors que Bordeaux menait 2-1 à Raymond Kopa...En revanche, une minute et 20 secondes auront suffi pour trembler sur la première banderille angevine, quand un coup-franc à 30 mètres de Reine Adelaide, consécutif à une faute de Plasil sur Oniangue, trouva au second poteau la tête du capitaine Traoré, sautant bien plus haut que Koundé pour voir sa reprise heurter le dessus de la barre de Costil, battu (2e). Une action qui plantait le décor et préfigurait la bouillie de football qui allait suivre, 45 minutes durant, où les Girondins, incapables de mettre du rythme ni de gagner un seul duel offensif balle au pied, ne firent jamais plus de trois passes consécutives. L'une des pires mi-temps que l'on ait vues cette saison au Matmut assurément, avec celle face à Strasbourg le 8 décembre. Encore heureux que par la suite, Tait d'une frappe flottante de 20 mètres (16e), Fulgini surtout, d'une frappe enroulée du droit au ras du montant après une incursion bien trop facile de Reine Adelaide dans la surface bordelaise (21e), et Toko Ekambi, pas dans un bon soir après un crochet sur Baysse (41e) n'aient pas bien réglé la mire. Le 0-0 à la pause était un moindre mal pour les Marine et Blanc, minés par un déchet technique très au-dessus de la moyenne. La remontée de bretelles de Poyet ne provoqua pas la réaction escomptée, trop de joueurs-clés restant très en dessous de leur rendement habituel, à commencer par Laborde, qui ne réussit rien de bon, ou Malcom, qui faisait son retour mais resta donc invisible tout le premier acte, et à peine moins éteint lors du second, avec un ou deux éclairs sans suite, malgré la présence de nombreux observateurs d'Outre-manche en tribune. Si les Girondins restèrent un peu plus souvent dans le camp angevin et eurent la possession de balle, le plus souvent grâce à la débauche d'énergie de Plasil ou Sabaly, seuls à surnager, l'unique grosse occasion échut à Braithwaite, décidément malchanceux qui seul à 6 mètres, percuta une tête sur la barre, après une remise de Kamano sur un centre de Malcom de la droite (74e). Bien trop peu cependant pour ne pas concéder un 4e nul à domicile (le second consécutif sans but, une denrée en train de (re)devenir dangereusement rare depuis 4 rencontres) et lâcher deux nouveaux points capitaux qui les éloignent encore plus de l'Europe, alors que devant eux, Rennes et Montpellier, longtemps menés au score, n'ont pris qu'un point...Mais pas Nantes (1-0 contre Troyes, but d'un certain Sala, ex-bordelais), qui s'envole avec 43 points et que les Girondins, à 6 longueurs des Canaris, ne reverront sans doute plus dans leur viseur. Malgré leurs courts échecs à Marseille puis Monaco, il ne faudra pas se tromper d'analyse ni chercher longtemps où et comment ils auront laissé passer leurs chances d'être européens. Sûrement pas au Vélodrome ni au pied du Rocher sur des matches où on a pu leur reprocher leur trop grande prudence, mais bel et bien au Matmut où leur bilan (16 points abandonnés) n'est pas celui d'une équipe candidate à une telle consécration. Sur l'exercice jusqu'ici, ils ont cédé 6 points à Caen, 4 à Angers après avoir mené en Anjou, 3 contre Strasbourg sur un non-match Aller...Anormal, et bien trop pour que leur classement ne s'en ressente pas. Sans vouloir être oiseau de mauvais augure, mais pour bien faire comprendre qu'on ne peut tout de même pas changer de coach tous les quatre matins à seule fin de "rallumer la chaudière" pour un effet "feu de paille", que la solution appartient aussi aux joueurs et repose d'abord sur leur force de caractère, rappelons qu'après la dégelée du Parc des Princes le 30 septembre (6-2), Bordeaux avait enchaîné 6 autres matches de championnat sans victoire avant de regagner, (pour rechuter aussitôt, hélas), contre St Etienne le 28 novembre (3-0), seul îlot de verdure dans une traversée du désert de trois mois et demi. Depuis l'échec au Vélodrome chez un autre ténor du Top 4 le 19 février (1-0), les voilà déjà à 4 rencontres sans victoire, série en cours... On sait bien que l'Histoire est un éternel recommencement, mais ce serait très bien que pour une fois, ils puissent démentir cette fatalité. Quand Gustavo Poyet, qui ne connaît pourtant la maison girondine que depuis peu, parle de problème mental, on n'est pas loin de lui emboîter le pas...Au micro de Christophe Monzie qui commentait cette rencontre en direct du Matmut Atlantique aux côtés de Michel Le Blayo, écoutez les réactions des deux entraîneurs, Stéphane MOULIN (SCO), puis Gustavo POYET (FCGB). D'autres réactions bordelaises et angevines à écouter ce lundi 12 mars dans nos journaux de 6h à 18h, puis dans Sports Magazine à partir de 18h30.

Avant Bordeaux / Angers (29e journée) : Fiasco interdit face au SCO...

Faire le plein de points ou dire adieu à l'Europe ! L'équation proposée aux Girondins sur la présente ... [la suite...]
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Faire le plein de points ou dire adieu à l'Europe ! L'équation proposée aux Girondins sur la présente quinzaine est d'une simplicité biblique. Ou bien ils retrouvent face à Angers, puis Rennes le 17 mars, le chemin du succès qui les fuit depuis 3 rencontres et l'Europa League redeviendra d'actualité, ou bien ils trébuchent, peu ou prou, et il faudra se faire une raison...Les retours de Malcom qui a purgé sa suspension rocambolesque, et de Soualiho Meïté, qui ne jouait pas à Monaco en raison d'un gentlemen agreement entre les deux clubs, pourraient les y aider. Le problème est que, quoi qu'en dise le candide sonnet de Du Bellay (1), illustre natif de la région, ils tardent à découvrir "la douceur angevine" depuis trois saisons. Depuis le moment où le SCO a retrouvé l'élite, très précisément. Hormis une qualification aussi inattendue que méritée (2-1) à Raymond Kopa sous l'ère Sagnol en 16e de finale de Coupe de France le 19 janvier 2016, avec une équipe presque Bis de surcroît, jamais en effet les Girondins n'ont battu cet adversaire en championnat, aussi bien en Gironde que dans le Maine-et-Loire. Pas même le 6 août dernier pour l'ouverture de la saison où ils laissèrent échapper, à 2 minutes de la fin, un succès qui leur tendait les bras (2-2). A Bordeaux, l'affaire a même fini en eau de boudin ces deux dernières années, avec une défaite l'an dernier (0-1) sur un but du danger numéro 1 du SCO, l'attaquant camerounais Karl Toko-Ekambi, souvent régalé par le métronome et meilleur passeur de cette équipe (5 passes décisives), Thomas Mangani, qui sera heureusement suspendu ce samedi. Pire encore l'année précédente où, en supériorité numérique une heure durant, les Girondins trouvèrent le moyen de sombrer corps et biens (1-3). Si le SCO n'est pas leur bête noire, il y aurait quand même comme un cousinage...De plus, sur les dernières saisons, l'expérience - et les chiffres surtout - ont trop souvent montré que c'est à domicile, face à des équipes classées derrière eux et luttant pour le maintien, qu'ils ont dilapidé leur chances de mieux figurer au final, avec un gaspillage de points abyssal. Tendance réapparue cette année, avec déjà deux matches ratés et perdus dans les grandes largeurs au Matmut contre Strasbourg (0-3) puis Caen (0-2). Mais à dix tours de la fin, le temps des cadeaux est terminé. Pour ne pas (trop) devoir compter sur les faux-pas de leurs adversaires, les Marine et Blanc savent donc ce qu'il leur reste à faire. Au micro ARL de Christophe Monzie, écoutez une partie des réactions de Gustavo POYET l'entraîneur du FCGB, Soualiho MEITE (en photo) le milieu de terrain franco-ivoirien du FCGB prêté par l'AS Monaco, et Stéphane MOULIN l'entraineur d'Angers. Pour entendre l'intégralité de ces entretiens, et aussi des réactions angevines d'avant-match, rendez-vous ce vendredi 9 Mars 2018 dans Le Week-End en Sport à partir de 19h, puis samedi 10 Mars dans le mag d'avant-match de Top Chrono, présenté en direct du Matmut Atlantique à partir de 18h50. Coup d'envoi : 20 heures, commentaires de Christophe Monzie et Michel Le Blayo.

(1) Joachim Du Bellay, poète français né à Liré (Anjou) en 1522 et mort à Paris en 1560, auteur d'un recueil de poèmes, Les Regrets (1558), écrits sous forme de sonnets. Le plus célèbre d'entre eux est "Heureux qui comme Ulysse".

Match à suivre en direct sur toutes nos fréquences et notre site internet www.arlfm.com, en multiplex avec les rencontres de basket NM2 JSA Bordeaux / Toulouse à 19h, et de rugby Top 14 UBB / Oyonnax et Toulon / SU Agen à 20h30.

MONACO / BORDEAUX (2-1) : Bordeaux espère, puis cède logiquement

Etrange match et étrange sentiment mitigé. Alors que, dans les stats de cette rencontre (possession de balle, duels gagnés, ... [la suite...]
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Etrange match et étrange sentiment mitigé. Alors que, dans les stats de cette rencontre (possession de balle, duels gagnés, ballons joués) les Girondins semblaient avoir fait jeu égal avec le champion de France en titre, c'est bien un goût d'inachevé qui prévalait dans le vestiaire, le coach Gustavo Poyet n'ayant pas du tout apprécié la production de ses hommes... Il est vrai qu'offensivement parlant, comme à Marseille, ils n'ont eu droit qu'aux miettes, même si cela fut moins outrageux qu'au Vélodrome. Mais face à la puissance de feu monégasque (40 buts marqués cette saison, 11 victoires en 14 matches, et surtout 50 matches consécutifs à Louis II où l'ASM a toujours trouvé au moins une fois le chemin des filets), alors que les Girondins étaient finalement privés de Malcom, fallait-il vraiment s'attendre à autre chose ? Le regret sera plus vif qu'à Marseille car cette fois, ils ont marqué et mené au score, et quel but, sur leur unique occasion du premier acte, lorsque Valentin Vada a repris de plein fouet d'une frappe enroulée du droit un bon centre de Sabaly (sa 4e passe décisive) à l'entrée de la surface pour la déposer dans la lucarne de Subasic (0-1, 33e). A ce moment de la rencontre, les Marine et Blanc auraient pu être menés 1-0 si Ghezzal, sur une remise en retrait de Lemar, n'avait trouvé le haut de la transversale de Costil, après avoir mystifié Pablo (27e). Un Pablo qui, la mort dans l'âme et se ressentant d'une douleur derrière la cuisse, dut sortir prématurément, remplacé par Koundé (31e). Dans l'entrejeu, les Girondins ne cédaient pas un pouce de terrain, à l'image d'un Plasil et d'un Lerager très actifs. Mais la moindre inattention, le moindre marquage un tant soit peu élastique faisaient immédiatement planer la menace sur le but bordelais. C'est sur un cadeau regrettable que les Girondins ne purent virer en tête à la pause, quand un ballon perdu devant Fabinho à la médiane fut immédiatement récupéré par Rony Lopes, le monégasque le plus dangereux avec Lemar, qui lança en profondeur Jovetic, totalement oublié au marquage, au milieu des deux centraux bordelais. Un jeu d'enfant ensuite pour le Monténégrin, après une course solitaire de 25 mètres, que d'aller ajuster Costil (1-1, 44e). En seconde période, si les frappes au but monégasques, pas toujours cadrées d'ailleurs, se multipliaient, Bordeaux résistait avec application, et Braithwaite, bien que trop esseulé devant, faisait même connaître quelques frissons à Raggi et Jemerson. Mais après une première frappe de Jovetic, laissé trop libr de ses mouvements dans l'axe, sur Costil (63e), Monaco trouvait finalement l'ouverture, par Lopes. Sidibé récupérait un ballon centré de la gauche juste avant la ligne de but, fixait Vada avant de glisser le ballon en profondeur à Lopes, parti dans le dos de Poundjé qui avait lâché le marquage, et la frappe croisée de l'attaquant monégasque fusillait Costil (2-1, 68e). Si par la suite, les Girondins, jamais complètement dépassés, ne concéder jusqu'à la find ela rencontre qu'une seule autre occasion aux monégasque (frappe sèche à ras de terre de Leymar, pas attaqué assez tôt lui non plus, que Costil bloquait avec peine, 75e), les Girondins, trop timides malgré l'entrée de Laborde (77e), ne parvenaient pas à arracher le nul, face à un Monaco qui n'a pourtant pas livré le plus gros match de sa saison à Louis II, loin de là. Mais avec un seul petit point sur neuf d'empoché sur la quinzaine écoulée, le rythme des Girondins n'est plus celui d'un candidat à l'Europe, d'autant que Nice a battu Lille (2-1) et que Rennes et Nantes, à deux doigts de gagner à Marseille (là où les Girondins ont échoué il y a deux semaines) sans un but de raccroc de Thauvin (1-1) entâché d'une faute prélable de Luis Gustavo sur Pallois, ont creusé un écart conséquent sur les Girondins, tombés au 9e rang. Rien n'est encore perdu, mais il est évident, comme nous l'écrivions il y a déjà trois semaines, qu'en perdant à Marseille puis à Monaco, Bordeaux a aussi montré ses limites et épuisé presque tous ses jokers. Il ne lui en reste plus qu'un jusqu'à la fin de l'exercice, face au PSG qui viendra à Bordeaux le 21 avril. Pour le reste, il faudra quasiment faire le plein pour espérer quoi que ce soit, sinon...Au micro de Christophe Monzie qui commentait cette rencontre en direct intégral depuis le stade Louis II à Monaco, écoutez les réaction des deux entraîneurs, Gustavo POYET (FCGB) peu satisfait de la prestation de ses joueurs, puis Leonardo JARDIM (AS Monaco FC) ainsi que le président des Girondins Stéphane MARTIN. Pour entendre d'autres réactions bordelaises et monégasques d'après-match, rendez-vous ce lundi 5 mars 2018 dans nos journaux de 6h à 18h, puis dans Sports Magazine à partir de 18h30.