Mise en ligne le Jeudi 20 Juillet 2017
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"A aucun moment je n'ai pensé à défendre cet album sur scène" - rencontre avec la révélation Octave Noire

C’est d’abord l’Afrique qui éveille le jeune Octave Noire à la musique. Et pour cause, il a vécu les dix premières années de sa vie en Côte d’Ivoire. Tout naturellement, sa musique a longtemps puisé à cette source jusqu’à son dernier album Néon, qui ne garde du continent noir qu’une empreinte légère. Tout enfant qu’il était Octave Noire, n’envisageait pas sa vie d’adulte autrement que bercée de musique. Après maints appels du pied, ses parents lui offrent son premier instrument : un petit synthétiseur jouet. Il a 10 ans, ne sait pas le solfège mais reproduit, à l’oreille, ses mélodies préférées. Dix années de cours de piano plus tard, le voilà conforté dans ses premiers désirs. Il sera musicien. D’où le cursus de musicologie qu’il suit à la Sorbonne. Commode pour acquérir des bases solides en histoire de la musique. Malgré tout, cet apport académique ne colle pas vraiment avec ses goûts du moment. L’électro expérimentale de Kraftwerk comme le synthé de Jean-Michel Jarre – qu’il écoutait ado – lui trottent dans un coin de la tête. De même que quelques dignes représentants de la chanson française, au premier rang desquels figure Jacques Higelin, un artiste aussi abordable, parfois, que franchement barré, d’autres fois. Octave Noire n’est pas étranger à ce type de grand écart. Lui-même a longtemps bidouillé avant de trouver son style. Qu’il veut maintenant ouvert et accessible. Sa musique, une électro-pop ample et puissante, projette illico ses images au fond de nos cerveaux. Un univers ultra-évocateur, cinématographique même, qui engendre des atmosphères avec un naturel déconcertant.


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