Mise en ligne le Dimanche 19 Mars 2017
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BAYONNE / UBB (24-20) : L'Aviron en voulait beaucoup plus...et c'est l'UBB qui a ramé

Après Paris, Bayonne...L'Union, qui voyage décidément bien mal désormais (5e revers de suite en déplacement) a encore connu une inquiétante sortie de route ce samedi au stade Jean Dauger face à un Aviron remonté comme une pendule et bien décidé à jouer à fond sa petite chance de maintien, après deux mois de disette (4 matches sans victoire). Pris à la gorge d'entrée, les Girondins n'ont pour ainsi dire pas existé lors du premier acte, n'entrant dans les 22m bayonnais qu'en deux occasions, dont la première au bout de...onze minutes de jeu. Chahutés sur les ballons portés et en touche, en perdant beaucoup aussi et se mettant trop souvent à la faute (6-0, 15e), les Unionistes ont fini par céder comme un fromage basque à pâte (trop) molle quand Jean Monribot le capitaine bayonnais qui faisait son retour, s'est infiltré dans le coeur des 22 mètres bordelais, sur une action initiée par Le Bourhis et Saubusse après...une touche girondine à la médiane trop longue récupérée comme un voleur par le talonneur Leiataua derrière l'alignement. 5 défenseurs girondins enrhumés et 25 mètres plus loin, l'ex-agenais s'effondrait sous les perches (13-0, 18e). Après le carton jaune logiquement infligé aux deux capitaines Monribot et Madaule (21e) pour une chanson de gestes inachevée finalement conclue par une belle réaction des deux hommes avec une tape amicale, l'Union cédait encore quand un coup de pied à suivre de Félix Le Bourhis profitait à Lovobalavu lancé comme un obus, le rebond dans l'en-but étant favorable au fidjien, bien plus promt que Ducuing pour aplatir (18-3, 26e). Et encore l'addition à la pause n'était -elle pas trop salée, tant les Bayonnais avaient été près du bonus offensif, d'abord par un essai en coin de Bustos Moyano refusé à la vidéo par M.Sylvestre (6e), puis par de multiples percussions repoussées à un mètre de la ligne par des bordelais aux abois, et par une percée en solo de Lagarde qui tapait à suivre pour lui-même avant que Lesgourgues, depuis son en-but, ne sauve les meubles en dégageant en touche (31e). En seconde période, Bayonne, qui en voulait manifestement plus que les Girondins, campait dans la moitié de terrain bordelaise, mais Olé Avéi, après plusieurs temps de jeu et pick and go à 5 mètres de la ligne bayonnaise, s'échappait au ras de la mêlée et marquait de près (21-13, 54e). Relancée au score, mais pas franchement sur le plan psychologique, l'UBB continuait de subir la pression bayonnaise, moins intense que lors du premier acte, et de faire des fautes stupides (24-13, 77e), Bustos-Moyano se régalant dans le rôle de l'artificier, mais après la sirène, les hommes d'Ibanez arrachaient un point de bonus défensif au goût bien amer quand Ian Madigan s'extirpait au milieu de deux bayonnais pour marquer un second essai en moyenne position, qu'il transformait lui-même (24-20). Un score un peu trompeur, car dans l'envie, l'Union n'en a pas fait suffisamment pour espérer décrocher en terre basque le succès qui l'aurait relancée dans la course au Top 6 et permis, par exemple, de revenir sur Pau, qui a explosé en vol à Clermont (65-13). Reste - peut-être - la 7e place à arracher, qualificative pour la Coupe d'Europe. Mais la fin de saison risque d'être longue. Au micro de Christophe Monzie qui commentait cette rencontre en direct intégral du stade Jean Dauger à Bayonne, écoutez les réactions de Nans DUCUING (photo), arrière de l'UBB, et Dewald SENEKAL, entraîneur des avants de l'Aviron Bayonnais. D'autres réactions bordelo-béglaises et bayonnaises à écouter ce lundi 20 Mars 2017 dans nos journaux de 7h à 18h, puis dans Sports Magazine à partir de 18h15.