Mise en ligne le Samedi 04 Novembre 2017
écouter

Toulouse / UBB (38-37) : Ebouriffant certes, mais au final l'UBB s'autoflagelle encore

Ebouriffant et atypique, sans aucun doute, ce derby de la Garonne à nul autre pareil au cours duquel près de 80 points auront été marqués. Pas un match de puristes, sans doute, car pas mal de fondamentaux défensifs auront été joyeusement battus en brèche de part et d'autre. Mais surtout, un dénouement impensable pour l'UBB qui passe encore à côté de quelque chose de grand. Autant son entame catatrophique, offrant trois essais d'école aux Toulousains en moins de 7 minutes (24-3, 16e) avait de quoi faire se fâcher tout rouge le staff girondin, autant la réaction unioniste, tout aussi imprévisible que pouvait être son départ erratique, a fait naître les plus fols espoirs d'un exploit en Haute-Garonne. Car si, au sortir du quart d'heure de jeu, la cabane était presque déjà tombée sur le chien, un autre quart d'heure plus tard, il faut croire que le chien avait dû changer de cabane, car les Unionistes menaient au score (24-31), aussi ahurissant que cela pût paraître, à la faveur d'un 28-0 et de quatre essais de Pélissié (22e) Lesgourgues (30e), Talebula (33e) et Barraque (36e). Même privé de quelques-uns de ses internationaux, (mais l'UBB était encore plus démunie que son hôte du jour en la matière), le Stade Toulousain n'avait guère pour habitude dans son antre de se laisser manger la laine sur le dos aussi facilement. C'est même avec 10 points d'avance, après la penaltié de  Jalibert largement après la sirène (24-34) que l'UBB regagnait les vestiares, avec forcément, à cet instant de la partie, une petite idée derrière la tête. A condition de ne pas offrir aux Haut-Garonnais des cadeaux qu'ils n'espéraient même plus. Ce qui ne manqua pas, hélas, de se produire quand Kolbe, encore lui, profita d'une énorme erreur de la défense girondine pour faire recoller les siens (31-34, 44e). A partir de cet instant, la rencontre devint crispante, et aussi fermée qu'elle n'avait été débridée lors du premier acte. Plus d'actions empanachées ni de chevauchées magistrales, mais un défi physique que les Girondins surent relever, Jalibert leur redonnant même un peu d'air (31-37, (65e). Le premier qui irait en terre promise - s'il y en avait un - ferait basculer la rencontre, on le devinait aisément. Ce fut hélas le Stade Toulousain qui trouva l'unique ouverture de ce second acte, après un essai en force de Tekori, porté par son pack. Pas le plus beau des onze inscrits dans ce match, loin de là, mais le plus important assurément. Car la transformation de Ramos, auteur d'un carton plein ce samedi (38-37, 76e), faisait du Stade Toulousain un authentique miraculé, et de l'UBB  le plus invraisemblable des dindons de la farce. Comparé à celui qui cause leur malheur, le petit point de bonus défensif ramené en Gironde avait un goût bien amer dans les gosies girondins... Au micro de Loïc Le Cabellec qui commentait cette rencontre en direct intégral du stade Ernest Wallon à Toulouse aux côtés d'Antoine Hébrard, écoutez les réactions d'Adrien PILISSIE le talonneur de l'UBB et Laurent MARTI le président de l'UBB. Pour écouter d'autres réactions unionistes et toulousaines d'après-match, rendez-vous ce lundi 6 novembre dans nos journaux de 6h à 18h, puis dans Sports Magazine à partir de 18h30.