Mise en ligne le Samedi 03 Mars 2018
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MONACO / BORDEAUX (2-1) : Bordeaux espère, puis cède logiquement

Etrange match et étrange sentiment mitigé. Alors que, dans les stats de cette rencontre (possession de balle, duels gagnés, ballons joués) les Girondins semblaient avoir fait jeu égal avec le champion de France en titre, c'est bien un goût d'inachevé qui prévalait dans le vestiaire, le coach Gustavo Poyet n'ayant pas du tout apprécié la production de ses hommes... Il est vrai qu'offensivement parlant, comme à Marseille, ils n'ont eu droit qu'aux miettes, même si cela fut moins outrageux qu'au Vélodrome. Mais face à la puissance de feu monégasque (40 buts marqués cette saison, 11 victoires en 14 matches, et surtout 50 matches consécutifs à Louis II où l'ASM a toujours trouvé au moins une fois le chemin des filets), alors que les Girondins étaient finalement privés de Malcom, fallait-il vraiment s'attendre à autre chose ? Le regret sera plus vif qu'à Marseille car cette fois, ils ont marqué et mené au score, et quel but, sur leur unique occasion du premier acte, lorsque Valentin Vada a repris de plein fouet d'une frappe enroulée du droit un bon centre de Sabaly (sa 4e passe décisive) à l'entrée de la surface pour la déposer dans la lucarne de Subasic (0-1, 33e). A ce moment de la rencontre, les Marine et Blanc auraient pu être menés 1-0 si Ghezzal, sur une remise en retrait de Lemar, n'avait trouvé le haut de la transversale de Costil, après avoir mystifié Pablo (27e). Un Pablo qui, la mort dans l'âme et se ressentant d'une douleur derrière la cuisse, dut sortir prématurément, remplacé par Koundé (31e). Dans l'entrejeu, les Girondins ne cédaient pas un pouce de terrain, à l'image d'un Plasil et d'un Lerager très actifs. Mais la moindre inattention, le moindre marquage un tant soit peu élastique faisaient immédiatement planer la menace sur le but bordelais. C'est sur un cadeau regrettable que les Girondins ne purent virer en tête à la pause, quand un ballon perdu devant Fabinho à la médiane fut immédiatement récupéré par Rony Lopes, le monégasque le plus dangereux avec Lemar, qui lança en profondeur Jovetic, totalement oublié au marquage, au milieu des deux centraux bordelais. Un jeu d'enfant ensuite pour le Monténégrin, après une course solitaire de 25 mètres, que d'aller ajuster Costil (1-1, 44e). En seconde période, si les frappes au but monégasques, pas toujours cadrées d'ailleurs, se multipliaient, Bordeaux résistait avec application, et Braithwaite, bien que trop esseulé devant, faisait même connaître quelques frissons à Raggi et Jemerson. Mais après une première frappe de Jovetic, laissé trop libr de ses mouvements dans l'axe, sur Costil (63e), Monaco trouvait finalement l'ouverture, par Lopes. Sidibé récupérait un ballon centré de la gauche juste avant la ligne de but, fixait Vada avant de glisser le ballon en profondeur à Lopes, parti dans le dos de Poundjé qui avait lâché le marquage, et la frappe croisée de l'attaquant monégasque fusillait Costil (2-1, 68e). Si par la suite, les Girondins, jamais complètement dépassés, ne concéder jusqu'à la find ela rencontre qu'une seule autre occasion aux monégasque (frappe sèche à ras de terre de Leymar, pas attaqué assez tôt lui non plus, que Costil bloquait avec peine, 75e), les Girondins, trop timides malgré l'entrée de Laborde (77e), ne parvenaient pas à arracher le nul, face à un Monaco qui n'a pourtant pas livré le plus gros match de sa saison à Louis II, loin de là. Mais avec un seul petit point sur neuf d'empoché sur la quinzaine écoulée, le rythme des Girondins n'est plus celui d'un candidat à l'Europe, d'autant que Nice a battu Lille (2-1) et que Rennes et Nantes, à deux doigts de gagner à Marseille (là où les Girondins ont échoué il y a deux semaines) sans un but de raccroc de Thauvin (1-1) entâché d'une faute prélable de Luis Gustavo sur Pallois, ont creusé un écart conséquent sur les Girondins, tombés au 9e rang. Rien n'est encore perdu, mais il est évident, comme nous l'écrivions il y a déjà trois semaines, qu'en perdant à Marseille puis à Monaco, Bordeaux a aussi montré ses limites et épuisé presque tous ses jokers. Il ne lui en reste plus qu'un jusqu'à la fin de l'exercice, face au PSG qui viendra à Bordeaux le 21 avril. Pour le reste, il faudra quasiment faire le plein pour espérer quoi que ce soit, sinon...Au micro de Christophe Monzie qui commentait cette rencontre en direct intégral depuis le stade Louis II à Monaco, écoutez les réaction des deux entraîneurs, Gustavo POYET (FCGB) peu satisfait de la prestation de ses joueurs, puis Leonardo JARDIM (AS Monaco FC) ainsi que le président des Girondins Stéphane MARTIN. Pour entendre d'autres réactions bordelaises et monégasques d'après-match, rendez-vous ce lundi 5 mars 2018 dans nos journaux de 6h à 18h, puis dans Sports Magazine à partir de 18h30.