Mise en ligne le Samedi 29 Septembre 2018
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Avant Reims / Bordeaux (8e journée) : Bête noire ? Que la Bête meure, alors...

On ne peut sans doute pas parler aux joueurs girondins d'aujourd'hui d'un temps que les moins de...56 ans ne peuvent pas connaître, car ils ne comprendraient pas la symbolique de ce déplacement en Champagne. En revanche, on peut faire remarquer à coach Bédouet - à peine plus âgé que ce syndrome qui perdure - qu'Auguste Delaune reste une terre maudite depuis des temps ancestraux. Tellement ancestraux d'ailleurs qu'on préfère ressortir chaque année le bon vieux record d'invincibilité nettement plus valorisant des Girondins à Bordeaux face à l'OM, pourtant beaucoup moins vieux (1977) que cette tenace malédiction, histoire de se remonter le moral. Quand le club au scapulaire s'imposa pour la dernière fois dans le vieux stade Auguste Delaune (3-1) ce 16 décembre 1962, les parents de Costil ou Sankharé n'étaient même pas nés, ceux de Jaro Plasil encore des bébés et les rares déplacements aériens des joueurs de Division 1 s'effectuaient en DC6, avions à hélice tout droit venus de l'après-guerre Ni la Caravelle, ni le Concorde n'existaient....Certes, la statistique est à prendre avec des réserves puisque le grand club champenois a aussi connu de longues années de purgatoire en Ligue 2, de 1979 à 2012. Et les Girondins ont dû profiter d'une nuit de pleine lune ou du passage de la comète de Halley, une fois tous les 76 ans, pour y glaner le plus singulier des succès (2-1) en...Coupe de la Ligue le 16 janvier 2007, sous la houlette d'un certain...Ricardo aux manettes du groupe fanion, unique îlot de joie dans un océan de désillusions. Et encore avait-il été acquis à la Pyrrhus puisqu'après les réussites de Marange et de Darcheville, David Jemmali, en marquant contre son camp, avait gratifié ses partenaires d'une fin de match plus que crispante, Franck Jurietti étant même expulsé dans les arrêts de jeu...Plus près de nous, on a aussi souvenance d'un garçon intenable qui fit à chacune de ses sorties mille misères au club dont il porte aujourd'hui le maillot, un certain Nicolas De Préville. Et d'une pathétique déculottée (4-1) reçue par le Bordeaux de Willy Sagnol le 27 février 2016 avec un Paul Bernardoni abandonné par sa défense, peu avant le renvoi du technicien forézien, des pieds d'une équipe qui allait pourtant descendre 3 mois plus tard en Ligue 2...Arrêtons-là le tableau des horreurs et espérons plutôt que sur la lancée de ces deux succès contre Guingamp puis Lille, les Girondins poursuivent leur redressement face au promu qui survola le championnat de L2 l'an passé. Et qui s'est déjà offert la peau de l'OL (1-0) pour son match d'ouverture à Delaune cette saison. Les Rémois prennent aussi peu de buts que le LOSC, même s'ils n'ont pas la même explosivité offensive ni dans leurs rangs un Nicolas Pépé. Empoisonnants à manoeuvrer, souvent organisé dans un sytème tactique qui a eu le don de faire déjouer les bordelais dans les grandes largeurs ces dernières saisons, y compris à Bordeaux où ceux-ci ne les battirent jamais non plus, les Rémois, corrigés au Parc des Princes ce mercredi (4-1) comme beaucoup d'autres le seront, sont au point mort ou presque depuis deux mois, après deux succès-surprise sur les deux premières journées, stoppés par une raclée à Amiens (4-1) lors de la 3e. Depuis lors, ils n'ont inscrit qu'un seul but, inutile, ce mercredi face au PSG. La dynamique est donc diamétralement opposée à celle de Marine et Blanc qui savent d'où ils viennent, quelles épreuves ils ont traversées, quel rang ils occupaient il y a encore deux matches, et qui ont bien envie de poursuivre cette première belle série du présent exercice. Reste l'inconnue physique, avec ce 3e match en 6 jours (ou le 4e en neuf) qui comptera sûrement plus dans les jambes que le fait que les Rémois aient joué deux heures après eux ce mercredi soir...Alors qu'Alain Juppé, Président de Bordeaux Métropole, a décidé de reporter au 12 octobre le vote des élus pour le rachat du club afin de clarifier le dossier présenté par le repreneur potentiel GAPC, len revanche le temps n'est plus aux mesures dilatoires sur le terrain, c'est ici et maintenant que Bordeaux doit décoller. Et si la Bête est restée noire depuis trop longtemps pour lui, alors ce samedi, il faudra de la Bête meure en Champagne. Au micro de Christophe Monzie, écoutez une partie de la réaction d'Eric BEDOUET, l'entraîneur du FCGB. Pour entendre l'intégralité de cet entretien, d'autres réactiosn bordelaises et des réactions rémoises d'avant-match, rendez-vous ce vendredi 28 septembre dans nos journaux, puis Le Week-end en Sport et Top Girondins à partir de 18h30, et samedi 29 septembre dans le mag d'avant-match de Top Chrono à partir de 17h, avant les matches de Top 14 UBB / La Rochelle et Agen / Pau. Coup d'envoi : 20 heures, commentaires de Christophe Monzie.



Match à suivre en direct intégral sur toutes nos fréquences depuis le stade Auguste Delaune, sur notre site internet www.arlfm.com et sur l'Appli "Les Indés Radios" (gratuite). 



Et dès ce vendredi 28 septembre dans "Top Girondins", gagnez vos places assises pour la rencontre d'Europa League Bordeaux / FC Copenhague du 4 octobre à 18h55 au Matmut ATLANTIQUE, puis samedi 29 septembre dans "Top Chrono" pendant la retransmission de la rencontre Reims / Bordeaux !