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mise en ligne le Samedi 09 Février 2019

PARIS SG / BORDEAUX (1-0) : Une galéjade, des regrets et quelques raisons d'espérer

On craignait pour les bordelais un Tango endiablé ou plutôt une nouvelle danse de St Guy dans l'enfer du Parc. En fait, on aura vu un One Man Show. Pas celui des Parisiens comme l'an passé (6-2), ni celui des Girondins, comme il eût été difficile de l'imaginer en ce moment, là où tout le monde a cédé. Juste celui du référé Ruddy Buquet, égal à lui-même, qui aura tranquillement et avec l'air de ne pas y toucher, apporté tout au long du match aux joueurs de la capitale, dans un jour finalement très quelconque, le saupoudrage de "bienveillance" dont ils avaient besoin pour ne pas lâcher un point contre les Marine et Blanc, comme ils l'avaient fait à l'aller le 1er décembre. A 3 jours d'un rendez-vous européen capital, il semble qu'il fallait prendre des gants et faire montre de mansuétude avec eux, peut-être pour les mettre dans les meilleures dispositions avant ce choc en Angleterre. Bordeaux, adversaire idéal puisque anonyme douzième du classement et presque en perdition, tombait donc à point nommé pour un enfumage incognito (on reste poli...) et 3 points servis sur un plateau vite fait bien fait, sans que beaucoup le dénoncent (et surtout pas la presse parisienne du jour, comme Le Parisien par exemple, qui préfère disserter sur le retour gagnant de Verratti ou la blessure de Cavani) ni fassent la fine bouche après une semaine difficile (défaite à Lyon, qualification en Coupe à Villefranche après prolongation). Dans l'histoire, la plupart retiendront donc seulement cette 12e victoire du PSG en championnat en 12 réceptions, et oublieront sa manière, qui fut de plus en plus poussive au fil du match, après un premier acte indiscutablement à son avantage. Nul ne sait d'ailleurs si les Parisiens, au vu de leurs 4 occasions franches obtenues dans ce laps de temps, n'auraient pas fini par concrétiser - à la régulière - cette domination patente. Mais contrairement à un match de boxe et jusqu'à preuve du contraire, en football une victoire ne se décerne pas aux points ni à l'aune des occasions obtenues, les Girondins en savent quelque chose, eux qui vécurent, entre autres, le pire hold-up de leur saison l'an passé au Matmut contre Nice (0-1) après 4 tirs sur les poteaux...Ce qui est sûr en tout cas, c'est qu'à Paris, on est avare du VAR (c'est peu de l'écrire), beaucoup plus qu'ailleurs. Un comble, tout de même, alors que le propriétaire du club est une chaîne de télé qui connaît le moindre angle de vue de ses caméras...Quand un éternuement bordelais ou un hors-jeu décelable avec un pied à coulisse (à Dijon le 19 novembre, voire à Lyon le 3 novembre) suffisent à justifier le recours à la technologie pour sanctionner le fautif ou invalider le point marqué, un plongeon dans la surface façon Michael Phelps ou un découpage dans les règles de l'art, bien plus féroce que celui de Kalu sur Ocampos à Marseille il y 4 jours, passent comme une lettre à la Poste. Bref, quoi qu'on dise ou écrive, avec ou sans VAR, force est de constater, à l'usage, que les injustices restent les mêmes et les incohérences aussi, selon le contexte, le lieu et les atomes crochus (ou pas) des uns avec les autres...Si Bordeaux a donc cédé sur la plus petite des marges, pour la 4e fois consécutive en championnat depuis le début d'une année 2019 pour l'instant bien morose, il ne l'a dû qu'à cette décision ubuesque de celui que ses pairs désignèrent il y a peu comme le meilleur directeur de jeu de l'Hexagone mais qui est passé à coté de ce match, décelant une faute (mais laquelle ?) de Nicolas De Préville revenu défendre sur le flanc gauche de la surface bordelaise sur le très offensif Meunier, bien lancé par Dani Alves. Cela rappelait la "faute" de Nicolas Pallois sur Lucas le 25 octobre 2014 (3-0, 2 penalties contre les Girondins et expulsion de Poko) après un match de triste mémoire dirigé par Tony Chapron...Plus près de nous, on a aussi en mémoire cet énorme coup d'épaule de Dante sur Briand en pleine surface, au début de la seconde période de Nice / Bordeaux il y a près d'un mois, autrement plus rude que l'action de De Préville, qui avait pourtant laissé de marbre M.Rainville ce soir-là. Etrangement ce samedi, le référé, non incité à le faire par son collègue préposé à la vidéo M.Gautier (c'est bien cela le plus grave), ne jugea pas opportun de revisionner l'action...Mais on était à Paris, pas à Nice, à Angers, ni à Dijon. Encore moins à Guingamp ou à Montpellier, où Pablo avait été sanctionné de fautes "mystérieuses", mais où l'on avait oublié quelques instants plus tard une main d'Hilton dans la surface sur une action de Briand. Bref, la liste exhaustive de ces "faits de jeu" censés s'équilibrer sur une saison, mais pour l'instant loin de le faire, serait en vérité bien plus longue. En tout cas, le pied de Cavani, bourreau de Bordeaux depuis trop longtemps (11e but contre les Girondins toutes compétitions confondues, son 17e en Ligue cette année), ne flanchait pas (1-0, 41e), mais sa cuisse si, sur l'action (en photo avec Costil, après le penalty), au point que l'Uruguayen devait céder sa place à la pause à Mbappé et sera forfait pour le match à Manchester United. Un avantage injuste sur la forme, mais assez logique sur le fond, car 4 situations chaudes avaient précédé cette sentence imaginaire. C'est d'abord Pablo, après un centre de Dani Alves (le meilleur parisien avec Meunier), qui avait sauvé sur la ligne la volée du plat du pied de Thiago Silva qui s'ensuivit au second poteau, après un mauvais dégagement de la tête de Koundé (11e). Puis Cavani, servi en plein dans l'axe par Verratti qui faisait son retour, avait raté ce que d'habitude il ne manque jamais, sa volée du gauche frôlant de quelques centimètres le poteau gauche de Costil (22e). Le capitaine bordelais sortait ensuite un arrêt-réflexe d'une main ferme sur un enchaînement Nkunku / Choupo-Moting conclu par le second nommé d'une frappe instantanée au point de penalty, après un ballon perdu par Basic en milieu de terrain. C'est ensuite Koundé qui sauvait l'autogoal sur la ligne en dégageant le ballon que Costil avait repoussé sur lui (25e). Enfin, une montée de Diaby coté gauche s'était achevée par une frappe à ras de terre trop croisée, pas loin du poteau droit (28e). On pourrait croire que les Girondins frôlaient l'asphyxie, mais il n'en était rien. Certes, Buffon n'avait pas eu de quoi réchauffer ses gants mais les Bordelais, bien en place sur le terrain et suffisamment compacts au milieu pour pousser les Parisiens à un nombre inhabituel de perte de balles, y compris dans leur camp, tentaient de rendre coup pour coup, même privés de Kalu et Karamoh : témoin ce beau débordement de Sabaly (de retour dans le groupe après sa punition pour indiscipline) côté gauche dont le centre en retrait aurait mérité preneur (5e) ou cette tête de Briand au dessus (29e) à la réception d'un des nombreux corners qu'ils obtinrent dans ce match (8 contre 4 au PSG), sans pour autant les tirer avec la justesse qu'il aurait fallu, notamment en seconde période. Et M.Buquet avait déjà donné quelques indications sur la tendance de son arbitrage, avec un jaune pour Sankharé au bout de 80 secondes pour un coup de coude à Dani Alves pas très évident ni surtout très volontaire qui lui vaudra d'être suspendu contre Guingamp, puis un autre à Kamano pour un contact plus maladroit que méchant sur Dani Alvès, le milieu récupérateur parisien ne s'en étant, lui, tiré qu'avec une remontrance verbale quelques minutes plus tard pour une grosse faute qui valait presque le rouge. Mais c'est surtout le séchage sur De Préville par Nsoki, au moins similaire à la glissade incontrôlée de Kalu à Marseille mais pas sanctionné de la même façon, qui donna la tonalité du reste de la rencontre. Excédé de prendre des coups ou d'être victime d'obstructions permanentes en toute impunité, l'ex-rémois et lillois, très actif mais maladroit dans le dernier geste, finit par écoper lui aussi d'un carton jaune effarant (52e). On pensait que le PSG, monté en régime au fil des minutes, porterait l'estocade à la reprise comme il le fait toujours, mais il n'en fut rien. Ce sont au contraire les Girondins, moins bas sur leur but, qui mirent le nez à la fenêtre. Sur un déboulé plein axe de 40 mètres, Sankharé décalait Kamano sur la gauche, qui enlevait trop sa frappe lobée du droit (55e), mais le Guinéen, plus inspiré et impliqué (notamment défensivement) que lors de ses dernières sorties, trouvait ensuite la mire sur un bon centre de De Préville sur lequel Sankharé s'était effacé à l'entrée de la surface. Cette fois, Buffon devait claquer le ballon en corner (60e). Avant de se coucher sur une frappe du même joueur, déviée au départ par Thiago Silva, mais moins dangereuse (68e). Paris ne jouait plus que par intermittence et cherchait visiblement à s'économiser, à l'image de Mbappé, plutôt discret, et que Choupo-Moting oubliait de servir après avoir coupablement tergiversé dans la surface (78e), déclenchant les sifflets du Parc. La dernière action, timide certes, était bordelaise quand Cornelius, entré en jeu à la place de Kamano, et idéalement placé, ne pouvait cadrer sa tête, à la réception d'un centre de Palencia (86e). Comme à Nice, Bordeaux s'inclinait donc sur une erreur d'arbitrage. Mais il y a sans doute moins de griefs à lui faire que lors de cette soirée azuréenne où il avait dix fois manqué l'immanquable. Dans l'envie et la rigueur, la réaction espérée en vain à Marseille chez les joueurs a eu lieu ce samedi, dans un contexte plus prestigieux que le silence glacé d'un huis-clos en semaine, et face à un adversaire d'un tout autre calibre. Bien que dominés (mais quelle équipe de Ligue 1 ne l'est pas au Parc ?), les Girondins sont peut-être passés à côté d'un nul à leur portée, qui ne changera pas pour autant la fin de leur saison, presque scellée. Car ce PSG petit bras (surtout après la pause) assurant le minimum syndical et avec la tête ailleurs, était sans doute prenable, pour une fois. Dans l'esprit et dans la morale, Bordeaux, pour la première fois depuis longtemps, aura pour ainsi dire livré un match à zéro faute. Mais il ne pouvait pas se douter que cette faute, on la lui inventerait...Reste qu'il est toujours bien trop timoré devant, quelles que soient les formules utilisées (sauf celle avec Maja, qu'on ne vit finalement pas faire ses débuts dans la capitale sous le maillot bordelais, la sortie prématurée de Pablo ayant changé la donne), et qu'il avance pour l'instant au rythme d'un relégable depuis le début de l'année, que ce soit au nombre de points pris (6) ou de buts marqués (3) sur les 6 derniers matches de championnat. Faute de regarder vers le haut, où 9 points le séparent désormais de la 5e place, il sera plus réaliste de regarder l'écart qui le sépare du barragiste et qui est exactement le même...Au micro de Christophe Monzie qui commentait cette rencontre en direct intégral du Parc des Princes à Paris, écoutez les réactions des deux entraîneurs, Eric BEDOUET (FCGB) puis Thomas TUCHEL (PSG) et du gardien de but et capitaine du FCGB Benoît COSTIL. D'autres réactions bordelaises et parisiennes à écouter ce lundi 11 février dans nos journaux de 7h à 18h, puis dans Sports Magazine à partir de 18h30.

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