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mise en ligne le Dimanche 11 Août 2019

ANGERS / BORDEAUX (3-1) : D'une Angers(lique) naïveté...

 "Plus me plaît le séjour qu'ont bâti mes aieux (...) plus mon petit Liré que le mont Palatin, et plus que l'air marin la douceur Angevine"...Le fameux sonnet de Joachim Du Bellay (poète angevin du 16e siècle), transposé au triste scenario de cet Angers / Bordeaux où les Girondins ont vu s'évanouir dans ce stade - qui ne leur réussit décidément pas beaucoup - leurs douces illusions de première victoire, en dit long sur l'évolution respective des deux clubs en présence et sur leur histoire. Et sur un résultat qui ne souffre pas l'ombre d'une contestation tant il a semblé exister (déjà) - mais est-ce une surprise ? - une classe d'écart entre les belligérants. A l'inverse de l'Ulysse évoqué par le poète, les Girondins ne sont pas rentrés "heureux" d'Angers, il est vrai qu'ils n'y ont pas fait non plus "un beau voyage". Qu'est devenu en Gironde ce "séjour qu'ont bâti les aieux" d'un club vieux de 138 ans qui n'a pas hésité à faire table rase d'un certain passé et dont on peine à cerner aujourd'hui la ligne directrice ? Et ce, au moment où le SCO, vieille place forte du foot dans l'Hexagone elle aussi, célèbre son centenaire. Le Mont Palatin ne rappellerait-il pas cet Everest perdu après lequel Bordeaux court depuis le titre de 2009, dernier vestige de sa gloire passée, pendant que le SCO a longtemps forgé son histoire à l'aune de traditions et de vertus cultivées dans le terroir (Liré est le village natal de Du Bellay, à 50 kilomètres d'Angers) qui lui auront encore permis ce samedi de danser sur le ventre du club de la métropole avec un culot de garnement sans complexes ? L'air marin de l'océan Atlantique qu'étaient censés porter les Girondins s'est évanoui face à la brise habituelle - tiède, pour une fois - qui balayait la plaine d'Anjou en ce doux samedi d'été. Et cette brise aura suffi pour faire s'effondrer le château de cartes bordelais, alors qu'on espérait, naïvement avouons-le, que son horizon s'éclaircirait sur cette pelouse redoutable. On verrait bien ce que l'on verrait puisque cette fois, il s'agissait du championnat, c'est ce que nous assuraient le coach et son staff. Pas de doute, avec le début des choses sérieuses, Bordeaux serait meilleur qu'en phase de préparation et retrouverait ces fondamentaux défensifs qui avaient au moins permis, en fin d'année dernière et malgré les défaites, de compenser l'indigence offensive. Effectivement, on a vu...Même avec une tribune en moins (détruite pour être reconstruite bientôt), le stade Raymond Kopa reste un rempart imprenable pour les Girondins. Encore heureux que Thioub, la recrue nîmoise, Ismael Traoré, le capitaine habituel, redoutable de la tête, et surtout Fulgini, percutant en matches de préparation (4 buts) mais blessé pour l'occasion, manquaient à l'appel côté scoïste, car on se demande alors quel aurait été le tarif. Sans doute seront-t-ils meilleurs et plus aguerris dans quelque temps (il faut l'espérer, et on ne demande qu'à souscrire aux propos de Sousa), mais pour l'instant, c'est très loin d'être le cas et force est de constater qu'il suffit d'un coup d'accélérateur de leurs adversaires (qu'ils soient angevins ou gênois, pour ne citer que les deux exemples les plus récents) pour que la cabane s'effondre sur le chien. Le niveau général de ce groupe, et ses déséquilibres criants, laissent perplexe. Seulement perplexe, et pas encore alarmiste puisqu'il ne s'agit que du premier match de l'exercice 2019-2020 et que le mercato n'est pas terminé. On n'est pas du tout persuadés que dans l'état actuel, certains des bannis d'un loft bordelais qui n'a rien de glamour (Sankharé, Mendy, Baysse voire Vada) n'y aient plus leur place, quoi qu'en pense le coach. Car dans la droite ligne du match calamiteux sur le plan défensif livré six jours plus tôt contre Gênes, Bordeaux a remis le couvert, s'est lamentablement liquéfié au fil des minutes (Pourquoi ? Là est la question) et a encore encaissé 3 buts sur des erreurs impardonnables à ce niveau, après 15 minutes d'espoir - les premières du match - qui ne furent qu'un feu de paille. Quand Nicolas De Preville (une fois de plus l'un des rares à surnager) convertit en but d'une frappe titanesque un coup franc de 20 mètres sur lequel Thomas fut bien heureux de n'écoper que d'un jaune pour un plaquage grossier sur Hwang devant sa surface après une boulette de Santamaria, signant ainsi son 4e but de la saison (0-1, 4e), il n'y avait pas à crier à l'injustice tant l'entame des Girondins avait été séduisante, le Coréen ratant de très peu le cadre d'entrée de jeu (2e) avant que Briand ne sollicite Butelle sur un bon centre en retrait de ce même Hwang qui avait récupéré un nouveau ballon perdu par Manceau (6e). Un tour de chauffe difficile du diesel angevin, donc, qui faillit être fatal aux hommes de Moulin, avant que ceux-ci ne trouvent le bon régime et ne prennent progressivement le dessus, d'abord dans l'entrejeu où les absences d'Adli (blessé) et Otavio (suspendu) devinrent très vite pénalisantes ; il manquait les accélérations et la verticalité du premier dans les passes, le ratissage du second dans les ballons de récupération, invariablement laissés aux Angevins. Les vagues revenaient donc sans cesse, et particulièrement dans un axe central où l'on n'avait plus vu Pablo en aussi grande difficulté depuis des mois. Les montées des latéraux, Capelle et Manceau, non verrouillées par Bellanova et Benito, pesaient de plus en plus, d'autant que les Girondins ne tenaient plus un seul ballon aux avant-postes, le perdant au bout de trois passes au maximum. Logiquement, l'égalisation arriva sur une combinaison - la première d'une longue série - entre deux garçons qui n'évoluaient ensemble que pour la seconde fois (et peut-être la dernière si celui qu'on appelle JRA en Anjou émigre vers la Principauté ou ailleurs) : une offrande de Pereira Lage, quasiment inconnu il y a trois mois quand il évoluait à Clermont (L2) et qui vivait son baptême du feu en Ligue 1, trouvait Jeff Reine-Adélaïde, absolument seul au second poteau pour une reprise à bout portant (1-1, 25e). On ne le savait pas encore - ou plutôt on n'osait l'imaginer - mais c'était le début de la fin. Les appels dans la profondeur des deux larrons en question, aidés de l'ex-Nîmois Rachid Alioui, se succédaient, face à un jeune milieu de terrain bordelais pas armé sur le plan athlétique pour lutter à armes égales et qui faisait ce qu'il pouvait. Sur un dégagement de Butelle, Reine Adelaïde, roi du terrain ce samedi soir, prenait le meilleur de la tête sur Bellanova, le long de la touche. Sa déviation faisait office de passe décisive pour Pereira Lage qui prenait l'Express de 20h32 pour s'enfoncer comme dans du beurre dans une défense bordelaise aussi mobile qu'un menhir breton, avant d'ajuster Costil sans opposition, d'une frappe sèche de 20 mètres (2-1, 32e). Les Angevins montraient ensuite ce que verticalité signifie vraiment, sur une action d'école à une touche de balle (quand il en fallait bien trop aux bordelais pour remonter péniblement dix mètres de terrain) initiée par Reine Adelaïde, relayée par Alioui dont le centre en retrait, repris du plat du pied par Capelle, était bloqué par Costil (40e). Mais sur une nouvelle percée de Reine Adelaïde pratiquement en pantoufles dans l'axe de la défense girondine livrée à elle-même, Mangani héritait d'un caviar à 8 mètres côté droit pour exécuter Costil comme à la foire (3-1, 45e). Le chien bordelais ne bougeait plus guère à la pause, estoqué en 20 minutes par des Angevins plus véloces et plus puissants. La pause citrons ne changeait hélas rien à l'affaire, et un coup-franc d'Alioui au ras du montant faisait de nouveau frémir les supporters bordelais venus en nombre à Raymond Kopa (53e). Puis le VAR permettait à M.Ben El Hadj de finalement refuser, au bout d'une bonne minute, un but inscrit du bout du soulier par Reine Adelaïde au second poteau, apparemment pour un hors-jeu (55e) de Manceau que le juge assistant, lui, n'avait pas signalé. Au bord de la rupture, les Marine et Blanc l'échappaient belle dans la minute suivante, quand ce même Reine Adelaïde, qui aura rarement passé une soirée aussi touristique, ratait l'immanquable en tirant au-dessus seul devant Costil, sur une louche de Pereira Lage (56e). Et le SCO manquait de peu le but à une passe quand ce même joueur, convoité par de nombreux clubs (dont Monaco) et sur le départ, au même titre que d'autres garçons (Bahoken et peut-être Santamaria), récupérait à la médiane un dégagement de Butelle pour enrhumer Benrahou et partir seul sur 40 mètres défier Costil, sorti heureusement avec autorité aux 16,50 mètres. Des attitudes difficilement pardonnables qui firent même s'interroger Laurent Viaud, ex-milieu de terrain angevin et monégasque, lequel commentait la rencontre comme consultant sur un média local... On l'a compris, la note aurait pu être plus salée encore, tant les Girondins, après un premier quart d'heure prometteur, ont montré leurs limites du moment. Un moment qui commence à s'éterniser, hélas...Que retenir de leur seconde période ? Rien, si ce n'est ce coup-franc de la gauche de De Préville pas très loin de la lucarne de Butelle (73e), et le nombre incalculable de ballons perdus dans l'entrejeu, Kalu se taillant la part du lion (d'Angers ?) dans ce domaine. La disparition progressive de Briand et Hwang au fil des minutes interroge également dans la mesure où ce n'est pas la première fois. Les trois remplaçants utilisés par Sousa (on notera que Kamano, sur la feuille de match, ne fut pas appelé par le coach portugais qui lui préféra Maja) ne modifièrent en rien la physionomie générale d'un second acte tranquillement géré par les Blanc et Noir, comme les deux tiers du premier.  Bordeaux aurait pu jouer deux heures de plus de la sorte sans faire de mal à une mouche, et ce constat n'était pas sans rappeler ce terrible sentiment d'impuissance vécu sur la fin de la saison passée. Le SCO tenait sa première victoire à domicile (privilège rarement connu ces dernières années depuis sa remontée en L1 en 2015) et s'était contenté de dérouler pendant toute la seconde période, après avoir fait preuve d'un réalisme sans faille (3 buts sur 4 tirs cadrés au total). Que l'on arrête de prétexter qu'il faut du temps pour trouver des automatismes. JRA et Pereira Lage ne se connaissaient pas comme coéquipiers il y a encore un mois. Samedi, ils se sont trouvés les yeux fermés comme s'ils jouaient ensemble depuis des années. La vérité est sans doute dans les propos du coach angevin Stéphane Moulin qui rappelle "qu'avec les bons joueurs, les connexions sont toujours plus faciles et viennent naturellement". Quant aux Girondins, si l'on comptabilise les résultats de leurs matches de préparation, il s'agit de la 12e défaite sur leurs 14 dernières sorties, fin de saison dernière incluse. On en connaît qui, pour beaucoup moins que cela, n'auraient pas fait de vieux os au Haillan dans un passé pas si lointain. Mais les temps ont changé, l'heure est à la patience et à la reconstruction. So, wait and see...Au micro de Christophe Monzie qui commentait cette rencontre en direct intégral du stade Raymond Kopa à Angers aux côtés de Guillaume Leroux, écoutez les réactions de Ludovic BUTELLE, gardien de but et capitaine du SCO, Loris BENITO, défenseur suisse du FCGB, Mateo PAVLOVIC, défenseur croate du SCO, Benoît COSTIL, gardien de but et capitaine du FCGB, Mathias PEREIRA LAGE, attaquant du SCO, puis des deux entraineurs Paulo SOUSA (FCGB) et Stéphane MOULIN (SCO Angers).

A noter que les invités de Top Girondins ce jeudi 15 août entre 19h et 20h sur ARL seront Eric BESNARD, le journaliste de Canal Plus, et Marc VANHOVE, créateur des Bistro Régent, principal sponsor maillot du FCGB.

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