«Ça pète le fruit ! » - le Beaujolais Nouveau est arrivé chez les cavistes 


17 novembre 2022

Qui dit troisième jeudi du mois de novembre dit Beaujolais Nouveau. Le nouveau cru est arrivé dans tous commerces et restaurants et il s'annonce encore une fois fruité.  

Difficile de passer à côté : le Beaujolais Nouveau est arrivé dans les rayons des cavistes. Comme chaque troisième jeudi de novembre depuis les années 50, l'euphorie se ressent autour de ce vin à la fermentation et à la mise en bouteilles rapides qui interviennent quelques jours après les vendanges de septembre. « Ils ont une macération de trois à quatre jours contre une douzaine pour un vin normal » Romane Husson de la Cave des Carmes à Langon. 


Des raisins qui ont pris le soleil 

Plus de 40 millions de bouteilles sont mises en vente en France et dans une centaine d'autres pays du globe. À travers la planète, ce nectar du sud de la Bourgogne se fait ainsi un nom. Son plus ? « C'est un vin très facile à boire, détaille la spécialiste viticole. Un vin de copains à boire avec de la charcuterie ou fromage ». 

Les arômes de fruits rouges prédominent encore une fois cette année et satisferont tous les palais. « Les raisins ont été gorgés de soleil, les fruits sont très croquants, développe Romane Husson qui résume : ça pète le fruit ! ». 

S'il est important de le consommer avec modération (puisque l'abus d'alcool est dangereux pour la santé), il est aussi recommandé de boire du Beaujolais Nouveau durant les six mois à venir. 

Et force est de constater que l'emballement autour de ce vin rouge est toujours aussi intact. Une grosse quinzaine de bouteilles ont été vendues ce jeudi dans la boutique langonnaise. « Les gens l'entendent à la radio, à la télé et se disent que c'est le rendez-vous de l'année, c'est une fois dans l'année, c'est sympa » reconnaît la jeune caviste langonnaise, forcément comblée par cet engouement. 

Présentes dans un peu moins de 100 communes de Rhône-Alpes, les vignes du Beaujolais s'étendent sur plus de 7000 hectares. La Cave des Carmes, elle, a décidé de se tourner vers Jean-Paul Brun, viticulteur à Charnay-lès-Mâcon. « Le pape du Beaujolais » selon Rémi Dubois le gérant de la cave de Langon qui a dû augmenter d'un zeste le prix d'une bouteille pour le fixer à 10€. Une légère hausse qui s'explique par le manque de rendement chez les viticulteurs ou encore le coût des matières premières.

Dans cette période compliquée, ce Beaujolais Nouveau risque d'apporter quelques sourires pour la profession déjà dans les starting blocks pour les fêtes de fin d'année avec, à la Cave des Carmes, des coffrets personnalisables proposés en collaboration avec l'épicerie fine Tonka. 


[Jérôme Martin-Castéra – photo : J.M.C.]