Football : le bordelais Julien Mette limogé sèchement de ses fonctions d'entraîneur de Djibouti 


13 octobre 2021

Arrivé en 2019 à la tête de la sélection nationale de ce petit pays africain, Julien Mette a été remercié d'une drôle de façon par sa fédération. 

Dans un groupe relevé, les qualifications au Mondial 2022 sont actuellement un cauchemar pour l'équipe de Djibouti. Après des revers contre l'Algérie (8-0 et 0-4), le Niger (2-4) et le Burkina Faso (0-4 et 2-0), l'entraîneur Julien Mette a été démis de ses fonctions. La Fédération Djiboutienne de Football l'a annoncé à travers un communiqué hallucinant n'allant par quatre chemins évoquant des « résultats catastrophiques » et des « comportements inadaptés au professionnalisme d'un entraîneur de haut niveau ». 

Né à Bordeaux, Julien Mette a notamment entraîné des jeunes footballeurs à Villenave d'Ornon et à Libourne Saint-Seurin avant de rejoindre le championnat du Togo. En 2019, il se lance dans un énorme chantier : celui d'être à la tête de la sélection nationale de Djibouti, petit pays d'Afrique où le football est plus que sous développé. Travailleur, le girondin a réalisé l'exploit de qualifier les Requins pour les qualifications à la Coupe du Monde. Une performance historique quand on sait dans quel état était la nation, actuelle 185 ème au classement FIFA

La suite a donc été bien moins rose pour Julien Mette qui avait déjà perdu une grande partie de son staff , licencié, au début de ces qualifications. Certains joueurs avaient même demandé l'asile par peur de représailles au pays, suite à ces mauvais résultats. C'est donc dans une ambiance nauséabonde que le coach de 39 ans quitte Djibouti. L'ancien entraîneur de l'AS Otôho a reçu de nombreux messages de consolation et beaucoup resten stupéfaits par le comportement et les mots de la Fédération. 

Sans entraîneur, Djibouti, dernier de son groupe avec zéro point, doit encore défier l'Algérie et le Niger les 12 et 15 novembre prochains. 

Quelques heures plus tôt, Corentin Martins, ex-joueur des Girondins de Bordeaux de 1999 à 2000, a lui aussi payé les frais de mauvais résultats avec la Mauritanie et a dû quitter son poste. 

[Jérôme Martin-Castéra - photo :  D.R.]