Girondins de Bordeaux

Football, Ligue 1 (12e journée) : Bordeaux / Nantes (2-0) Le bon vent girondin de la semaine...

03 novembre 2019 à 18h16 Par Dominique Darriet
Fumigènes de rigueur dans le virage Sud pour des Ultras qui avaient retrouvé leur voix...
Crédit photo : ARL Christophe Monzie

Le pigeon bordelais, plus lourd et plus stable, aura mieux résisté au vent de la tempête que le frêle canari nantais...

Nonobstant les éléments célestes qui se sont déchaînés lors des dernières heures, force est de constater que le vent a soufflé dans le bon sens tout au long de la semaine pour les Girondins. Une semaine qu'ils ont conclue aussi bien qu'ils l'avaient entamée, par une victoire solide et porteuse de sens face au 3e du championnat, sur un score identique à celui de ce mardi soir face à Dijon pour composter leur billet en Coupe de la Ligue. Pourtant, la ressemblance entre les deux matches s'arrêtera là. Mardi, c'est par éclairs seulement, devant des travées plus que clairsemées et dans une ambiance presque funèbre qu'ils s'étaient imposés au terme d'un match sans rythme, éclairé de deux buts splendides. Ce dimanche, c'est dans un Matmut qui, malgré la colère encore affichée par les supporters à l'égard de la Direction du club, avait retrouvé sa voix et ses couleurs, que les Girondins ont dompté des Canaris actuellement au point mort, avec une 3e défaite consécutive en L1 qui leur vaut de rentrer quelque peu dans le rang. Avec une maîtrise certaine et une louable opiniâtreté qu'on vit surtout quand, obligés de terminer à dix les 8 dernières minutes après la sortie sur blessure de Pablo (claquage ?) et les 3 remplacements déjà effectués par Sousa, les Marine et Blanc (qui évoluaient avec leur maillot rouge pour l'occasion) terminèrent le travail avec le couteau entre les dents, Kamano et Briand ne rechignant pas à venir donner un gros coup de main aux copains de derrière afin de signer un clean-sheet propre et sans bavures qui, dans un derby de l'Atlantique, fait toujours son effet. Sans avoir été aussi dominateurs que contre St Etienne où ils avaient multiplié les occasions, mais en se montrant cette fois-ci réalistes sur leurs temps forts et même en dehors de ceux-ci (le premier but arriva au beau milieu d'une période de domination nantaise), les Girondins ont signé leur deuxième victoire à domicile - seulement - de la saison, qu'on attendait depuis le 2-0 face à Metz le 14 septembre, date de la première. Avec 5 points de pris à la maison sur 15 possibles jusqu'alors, il était grand temps d'améliorer ce total famélique. Elle leur permet de retrouver une 6e place qu'ils avaient quittée il y a deux semaines après leur échec face aux Verts, dans un classement plus serré et incertain que jamais. Premiers dangereux par une frappe cadrée, mais timide de Tchouameni sur Lafont après une minute de jeu, les Girondins haussèrent le ton peu de temps après avec une frappe en pleine course du gauche de De Préville, qui obligea cette fois l'ex-portier du Téfécé à sortir le grand jeu pour mettre le ballon en corner (3e). Dans un début de match quelque peu électrique avec un Nicolas Pallois très en vue et plein de vigueur à l'idée de retrouver son ancien public - enthousiasme qui lui valut assez vite un carton logique pour une semelle sur Tchouaméni, 8e - les Nantais n'ont mis le nez à la fenêtre qu'au bout de 10 minutes, quand Pallois justement, oublié au 2e poteau, ajusta mal sa volée du gauche, sur un centre de Blas (10e). Si le référé M.Letexier ne tarda pas à démontrer qu'il avait la gâchette facile par un premier carton jaune très sévère et guère justifié à l'endroit de Tchouameni auteur d'une faute involontaire sur Touré surgi dans son dos (5e), la rencontre, quoique virile, ne prit jamais les allures du combat de rues que le bilan final laisse supposer (8 cartons jaunes, dont un à...Christian Gourcuff le coach nantais !). Une distribution d'autant moins judicieuse que Mexer fut lui aussi averti sur sa première (et quasiment seule) faute du match pour un accrochage bénin sur Simon (56e), mais que Pallois n'écopa pas du second carton jaune synonyme de rouge qui tombait pourtant sous le sens après une nouvelle grosse faute sur De Préville (60e)...Mais depuis l'épisode stéphanois, on commence à avoir l'habitude au Matmut...Mr.Letexier qui poussa aussi le zèle jusqu'à visionner, bien longtemps après qu'elle ait eu lieu, une action que son oreillette lui avait signalée suspecte sur un centre de Pallois de la gauche dans la surface (26e), pour finalement ne rien siffler du tout après deux minutes d'interruption. A cet instant, les Girondins affichaient beaucoup moins de maîtrise et perdaient le ballon trop vite et trop près de leur but. Sur une erreur de Pablo, Simon se chargea de leur ouvrir les yeux mais heureusement sa frappe instantanée et sans angle fut déviée par Costil sur l'extérieur du poteau (32e). La réaction girondine arriva sur une action d'école initiée par De Préville qui entraînait Basila sur une fausse piste, ce qui ouvrait le champ à Hwang sur le flanc gauche. Son service parfait de l'extérieur du pied droit dans la surface pour François Kamano, arrivé lancé, offrait au Guinéen l'occasion d'inscrire, après un contrôle en pleine course, son premier but de la saison, enfin (1-0, 36e). Pas mal payé certes pour les Girondins, pour qui la mi-temps arrivait tout de même au bon moment après une nouvelle frayeur causée par le jeune Youan, titulaire en L1 pour la première fois, qui se heurtait à Benoît Costil, lequel sauvait l'égalisation avec...le visage (44e). Les Canaris laissaient sans doute le plus clair de leur énergie et de leur lucidité aux vestiaires, car ils n'affichèrent pas le même allant après les citrons, faisant parfois preuve d'une certaine nervosité. Mieux en place, plus sobres dans leurs relances et précis dans leurs décalages, les Girondins prenaient enfin le contrôle du match. Un coup-franc de 25 mètres à ras de terre de De Préville mettait Lafont à la peine, qui ne pouvait que dévier en corner (55e). De passeur décisif sur l'ouverture du score, Hwang Ui Jo, malchanceux contre Dijon le mardi soir malgré un bon match, se muait en buteur quand, sur un bon service d'Otavio, le coréen ajustait une frappe du droit tout en finesse cette fois, qui tapait le sol aux 5,50 mètres avant de laisser Lafont pétrifié, avec la complicité du poteau (2-0, 57e). Dès lors, Bordeaux n'avait plus qu'à gérer son avance et ne pas faire n'importe quoi pour recueillir les fruits d'un succès finalement mérité. Lafont sauvait en corner une frappe de Briand, servi en retrait par Kamano (73e). La seule ombre au tableau était la sortie de Pablo, probablement claqué (86e), Bordeaux repassant à 4 défenseurs derrière (Jovanovic ayant déjà remplacé Mexer) et Kamano en latéral droit. Malgré deux autres cartons pour De Préville (67e) et Jovanovic (84e) distribués par l'homme qui dégaine plus vite que son ombre, mais sans conséquence dans l'immédiat pour les deux joueurs, Bordeaux ne tremblait plus et les Girondins pouvaient aller communier enfin dans le virage Sud avec leurs supporters...qui se sont remis à chanter. C'est sans doute beaucoup mieux comme ça...Au micro de Christophe Monzie qui commentait cette rencontre en direct du Matmut Atlantique aux côtés de Michel le Blayo, écoutez les réactions de Paulo SOUSA, l'entraîneur du FC Girondins de Bordeaux, Christian GOURCUFF, l'entraîneur du FC Nantes, Thomas BASILA, le défenseur latéral du FC Nantes, Benoit COSTIL, le gardien de but et capitaine du FCGB, Irman LOUZA, l'attaquant du FC Nantes, Aurélien TCHOUAMENI, le milieu de terrain du FCGB, et Elie YOUAN, attaquant titulaire pour la première fois en L1 après avoir brillé mercredi en Coupe de la Ligue contre le Paris FC (auteur de l'un des 8 buts inscrits).

Réaction de Paulo SOUSA

Réaction de Christian GOURCUFF

Réaction de Thomas BASILA

Réaction de Benoit COSTIL

Réaction d'Irman LOUZA

Réaction d'Aurélien TCHOUAMENI

Réaction d'Elie YOUAN