Football, Ligue 1 (14e journée) : Avant Lille / Bordeaux : Montrer les crocs chez les Dogues


12 décembre 2020

Il faudra se faire à cette mauvaise nouvelle du jour : ni Samuel Kalu, ni Laurent Koscielny, tous deux victimes de lésions musculaires à la jambe assez similaires, ne rejoueront en 2020. Et cela tombe au pire moment, c'est -à-dire celui où, pour la première fois de la saison, Bordeaux va enchaîner 4 matches en 10 jours avant les fêtes. 4 matches qui ne conditionneront pas totalement sa saison, mais quand même en grande partie, même s'il restera en janvier 2 matches Aller à disputer. Certes, la paire Pablo-Baysse a donné satisfaction dimanche dernier contre Brest, une équipe qui venait d'inscrire 9 buts en 3 rencontres. Mais le test que les Marine et Blanc passeront ce dimanche 13 décembre dans le Nord, d'un tout autre calibre, devrait donner encore plus de travail aux deux intéressés et à leurs coéquipiers, tant la puissance de feu lilloise impressionne (2e attaque de Ligue 1, meilleure équipe à domicile avec 17 points sur 21 possibles), même quand cette équipe perd. Cela lui est arrivé, deux fois seulement. A Brest d'abord en L1 le 8 novembre (3-2) pour son premier revers de la saison, puis en Europa League ce jeudi soir chez le Celtic de Glasgow, un mois plus tard, sur un score identique, trahie par une défense d'une indigence et d'une naïveté inhabituelles, mais aussi avec pas mal de cadres laissés au repos. On ne nous empêchera pas de penser que la qualification déjà assurée des Dogues pour les 16es ne les a pas conduits à relâcher leur vigilance peu ou prou en Ecosse, même s'ils ont raté une belle occasion de terminer premiers de poule et éviter ainsi d'hériter d'un ténor européen au tirage au sort.

Des Dogues durs à cuire

N'empêche que la formation de Galtier est comme un serpent à mille têtes, elle n'est jamais vaincue. La remontada, avec ou sans sauce à la bière, est devenue une vraie spécialité locale, au même titre que le Potjevleesch, la frite fraîche ou la carbonade flamande. 4 fois sur ses 6 matches européens le LOSC a été mené au score (les seules exceptions étant à l'AC Milan, lors de son coup de tonnerre 3-0 à San Siro et au Sparta de Prague à l'aller, où Dockal avait immédiatement répondu à Yazici, avant un succès des Dogues 4-1). Il n'a perdu qu'un seul de ces 4 matches, à Glasgow donc cette semaine, pas aidé non plus par un penalty surréaliste sifflé contre lui (28e minute). Ce fut aussi le cas à St Etienne en championnat (1-1), où Ikoné avait répondu à Khazri. Si jamais ils ont le bonheur de marquer, voire de mener au score comme ils le firent à Paris, les Girondins auront donc grand intérêt à redoubler de vigilance et ne pas croire l'affaire dans la poche. Pour espérer refaire le coup de Paris (on n'ose pas imaginer qu'ils rééditent celui de Rennes...ou alors, en le chuchotant tout doucement), il faudra montrer autre chose que le match livré la saison dernière le 26 octobre 2019, l'une de leurs pires sorties sous l'ère Sousa (3-0). Partis dans des prises de risques inconsidérées conduisant à des boulettes mémorables (passe en retrait d'Aït Bennasser plein axe amenant le premier but lillois d'André, 22e ), ballon perdu en phase de relance obligeant Koscielny à commettre une faute, pas très évidente, qui permit à Yazici, déjà souverain ce soir-là, de plier l'affaire sur penalty, 62e), les Girondins, inexistants offensivement et crucifiés par une percée solitaire et sans opposition de Rémy (90e), avaient regardé jouer leurs hôtes avec résignation et reçu une gifle qui marquait le début de leur dégringolade et leurs adieux à un haut de tableau qu'ils n'allaient plus revoir de la saison. L'exercice précédent avait donné lieu à Pierre Mauroy à une explication plus équilibrée, avec défaite à la clé cependant (1-0 le 12 mai 2019), sur un coup-franc exploité par Rémy (encore), malgré une expulsion inique de Pablo pour une faute imaginaire sur Pepé à l'entrée de la surface, en fin de rencontre. Il y eut certes de beaux faits d'armes des Girondins, comme ce finish irrésistible et cette situation habilement retournée en 4 minutes par Adam Ounas (3-2 le 25 février 2017), malgré un penalty d'un certain De Préville ce soir-là, avec un LOSC finissant à neuf. Ou encore cette homérique explication (5-4) sur la neige du Stadium Nord de Villeneuve d'Ascq en février 2012, où un doublé d'Obraniak dont une volée en déséquilibre à l'ultime seconde avait finalement permis à la formation de Francis Gillot d'enlever un match époustouflant, où elle avait pourtant mené 4-1. Mais aussi d'autres désastres, comme cette demi-finale de Coupe de la Ligue de sinistre mémoire en janvier 2016 (bien avant celle perdue à Strasbourg en 2019) où les Girondins avaient sombré corps et biens (5-1), d'une manière qui ne fut pas sans rappeler leur débâcle monégasque du mois dernier. Les Dogues seront-ils bons à prendre en ce dimanche, malgré la précision chirurgicale de leur Turkish Connection et l'efficacité retrouvée de David et Bamba, meilleur passeur du club (5 passes décisives) ? Galtier devrait enregistrer le retour de son latéral Celik et rappeler Bamba, Yilmaz, Botman et André, ménagés jeudi soir. Excusez du peu...

Ecoutez les réactions de Jean-Louis GASSET (en photo principale), l'entraîneur du FC Girondins de Bordeaux, et PABLO (en photo additionnelle, à l'époque où la zone mixte existait encore...), le défenseur brésilien du FCGB, et Christophe GALTIER, l'entraîneur du Lille Olympique Sporting Club. Pour écouter d'autres réactions lilloises d'avant-match, rendez-vous ce dimanche 13 décembre dans l'émission Top Chrono à partir de 16h15, en direct du stade Pierre Mauroy à Villeneuve d'Ascq. Coup d'envoi : 17 heures, commentaires de Christophe Monzie.

Match à suivre en direct intégral sur toutes nos fréquences, sur notre site internet arlfm.com et sur l'appli "Les Indés Radios" (gratuite) à télécharger dans votre téléphone.

Réaction de Jean-Louis Gasset

Réaction de PABLO

Réaction de Christophe Galtier