Girondins de Bordeaux

FOOTBALL LIGUE 1 (22e journée) : BORDEAUX / MARSEILLE (0-0) : Bordeaux n'a pas flanché et méritait mieux

03 février 2020 à 02h40 Par Dominique Darriet
L'action de la discorde : sur le corner de De Préville, Mandanda percute son coéquipier Payet. le ballon va revenir sur Pablo (de dos) qui marque, mais M. Buquet refusera le but pour une main peu involontaire
Crédit photo : Loïc Cousin

L'OM devra patienter un an de plus, au minimum : es Girondins prolongent d'un an leur invincibilité en Gironde (43 ans) au prix d'une production consistante et prometteuse, surtout en première période, même s'ils terminèrent le match au bout du rouleau, avec 10 dernières minutes crispantes. Mais ils ont eu les meilleures occasions, dont une barre et surtout un but refusé pour des raisons discutables, après plus de 3 minutes de VAR...Un second clean-sheet encourageant, à condition de confirmer ce résultat par deux autres à Brest et Metz cette semaine. L'OM, lui, parfois poussif malgré Sarr et Radonjic ses deux éléments les plus dangereux, enchaîne par un 14e match sans défaite et s'en tire plutôt bien.
Il faudra encore attendre pour parler de match référence, et surtout pour savoir s'ils sont bien sur la voie du renouveau. Mais après leur succès à Nantes, ce que les Girondins ont montré ce dimanche contre le rival ancestral marseillais, avec à la clé un second match sans but concédé par une défense à 4 où tout le monde joue désormais à son vrai poste, laisse espérer une fin de parcours intéressante pour cette formation, qui a fait preuve d'un gros coeur pour contrer des Marseillais un peu moins tranchants qu'avant la trêve. Un 0-0 qui n'a donc rien eu d'une purge, contrairement à pas mal d'autres endurés ces dernières années, le plus souvent face à des adversaires de second plan, et dont Marius Trésor, qui a porté le maillot des deux clubs, a donné le coup d'envoi fictif en présence de nombreux ex-coéquipiers de l'équipe de France, dans un Matmut certes bien rempli mais pas complet (37 000 spectateurs, presque décevant compte tenu de la douceur printanière ambiante et de l'affiche proposée). Et si les Marine et Blanc, comme on pouvait le craindre, ont terminé la rencontre à l'extrême limite de la rupture sur le plan physique, les remplacements de Sousa étant de surcroît intervenus tardivement, au point de donner lieu à 6 minutes de temps additionnel qui parurent bien longues devant leur crainte inconsciente de ne pouvoir prolonger la série, cette fin de match compliquée ne doit pas faire oublier le reste de leur production, avec un premier acte incontestablement à leur avantage, et un pressing haut et coordonné qui gêna longtemps les Olympiens. Si quelques échappées de Sarr côté droit qui en fit voir de toutes les couleurs à Sabaly avant que ce dernier, au fil des minutes, ne prenne la mesure du poison marseillais, firent passer le frisson dans la défense bordelaise où Pablo et Koscielny furent impériaux, ce sont bien les Girondins qui tentèrent le plus et eurent le ballon jusqu'aux citrons (56% de possession). Deux escarmouches non cadrées sur un coup-franc de Basic (6e), puis une frappe croisée de Hwang qui se précipita un peu (11e) précédèrent la première frappe précise du match, mais sur Mandanda, oeuvre d'Otavio (20e). Sur un corner de Basic, Hwang s'extirpa du marquage mais décroisa trop sa reprise de la tête (23e). Mais après que les Marseillais eurent réclamé - en vain - un penalty à M.Buquet pour une...épaule de Basic dans la surface, sur la reprise de la tête de Kamara (37e), après un coup-franc venu de la droite pour une faute de Otavio sur Rongier, assortie d'un carton jaune sévère au Brésilien, les Girondins allaient hériter des deux plus grosses occasions du premier acte : sur un corner de la gauche rentrant de De Préville au premier poteau, Mandanda se gênait avec Payet et le ballon revenait sur Pablo qui marquait du gauche à bout portant (41e). D'abord sûr de son fait et prêt à valider le but, M.Buquet recevait des consignes dans son oreillette qui amenait une interruption du match de plus de 4 minutes pour la consultation de la VAR...et au final, une invalidation du point marqué pour une main de Pablo, au demeurant totalement involontaire et surtout inévitable, vu la configuration de l'action... (voir photo) à moins que Pablo ne soit manchot. De quoi penser aussitôt au match de St Etienne de la saison dernière à Geoffroy Guichard (main involontaire de Palencia pour un penalty précipitant la chute des Girondins), ou à celui de cette saison le 20 octobre (but refusé à Hwang pour un hors-jeu de Briand) où les décisions de M.Buquet n'avaient déjà pas favorisé les Girondins... Puis sur un contre parti d'Otavio et prolongé par un déboulé de De Préville très actif en première période qui enrhumait Sakaï sur l'aile gauche avant de délivrer un centre à ras de terre au premier poteau, Mandanda sauvait une première fois les meubles en s'interposant devant le pointu d'Oudin (45e + 1), lequel n'héritait pas, dans la foulée, du corner que tout un stade avait pourtant vu...Changement de décor en seconde période, avec un match moins rythmé, interrompu non plus par la VAR mais par les fumigènes du Virage Sud pendant plus de 3 minutes dès la reprise (avec une sanction et un huis-clos à redouter désormais), et deux formations nettement moins enclines à prendre des risques offensifs, d'où une impression de faux-rythme et de retenue permanente. Les envolées devenaient rares à mesure que le temps filait et que les Girondins s'approchaient d'une 43e année sans défaite face à cet adversaire, car il devenait difficile de ne pas y penser. Sur un service de De Préville, Sanson était un peu court devant Basic qui contrôlait et changeait de pied avant d'armer une splendide frappe du gauche qui se fracassait au beau milieu de la transversale de Mandanda, légèrement avancé et battu (73e, voir photo ci-dessous). Radonjic, buteur à l'aller et entré en jeu peu auparavant à la place de Sakaï, faisait jouer sa vitesse devant Pablo et sollicitait Costil qui restait bien sur ses appuis et fermait l'angle pour dévier le cuir en corner (77e), sur la première frappe cadrée marseillaise de la 2e période, pour ne pas dire du match. Le Serbe remettait le couvert mais à ras de terre cette fois, obligeant Costil à un arrêt plus délicat que le précédent (81e). Mais c'est Bordeaux qui héritait de la balle de match, quand un coup-franc de De Préville de la gauche, superbement dévié de la tête par Pablo, voyait Mandanda réaliser une horizontale décisive sur sa gauche (86e). Il était écrit que le Brésilien des Girondins ne marquerait pas en ce dimanche son 4e but de la saison en Ligue 1...Au micro de Christophe Monzie qui commentait cette rencontre aux côtés de Michel Le Blayo en direct intégral du Matmut Atlantique, écoutez les réactions de Paulo SOUSA, l'entraîneur du FC Girondins de Bordeaux, André VILLAS-BOAS, l'entraîneur de l'Olympique de Marseille, Laurent KOSCIELNY, le défenseur central du FCGB, Morgan SANSON, le milieu de terrain de l'OM, Benoît COSTIL, le gardien de but et capitaine du FCGB, Bouna SARR, l'attaquant puis défenseur latéral droit de l'OM, Jimmy BRIAND, l'attaquant du FCGB, et Steve MANDANDA, le gardien de but et capitaine de l'OM.

Réaction de Paulo SOUSA

Réaction d'André VILLAS-BOAS

Réaction de Laurent KOSCIELNY

Réaction de Morgan SANSON

Réaction de Benoit COSTIL

Réaction de Bouna SARR

Réaction de Jimmy BRIAND

Réaction de Steve MANDANDA

Photos