Football (Ligue 1, 23e journée) : avant Bordeaux / Lille : Il faudra encore monter le curseur...


01 février 2021

Dix jours seulement après le SCO, voilà donc...l'OSC au Matmut. Entendez par là, Lille après Angers. Et un championnat de Ligue 1 qui, faute d'emballer ses diffuseurs historiques qui l'auront donc snobé royalement en ne faisant aucune offre à une Ligue trop gourmande et sans scrupules, fautive d'avoir survendu sa poule aux oeufs d'or au dernier qui a parlé mais qui n'avait pas forcément raison, s'emballe au moins quant au rythme de son calendrier...C'est déjà ça. Gageons seulement que derrière cet apparent surmenage, il ne s'agisse pas, comme la...poule décapitée qui court encore, des derniers soubresauts d'un malade condamné, d'un chant du cygne avant un hallali qui paraissait inconcevable il y a encore un an. Ne doutons pas, cependant, qu'un Sauveur de dernière minute, peut-être issu de la Toile (qui sait ?), sorte du chapeau et vole au secours du foot pro d'ici au 5 février, une magnanimité qui effacerait vite tout l'argent dissimulé jusqu'alors, par de subtils "méandres" au Delaware ou au Luxembourg, à un Etat français prêt à l'absoudre illico, compte tenu de ce geste consenti dans l'intérêt supérieur d'un foot français en état d'urgence, lui aussi...Bref, à l'instar du pouvoir en place, la Ligue 1 navigue à vue, au point de n'avoir toujours pas pu arrêter la date et l'heure du prochain Classico au Matmut entre Bordeaux et l'OM, à une semaine et demie de l'échéance...On croit rêver.

Chaque chose en son temps...

Mais avant celle-ci, il y aura une autre échéance, tout aussi capitale, dès ce mercredi contre le LOSC, leader du moment. Car la L1 hésite aussi cette année à canoniser encore une fois un PSG cyclothymique, dont l'hégémonie est contestée par Lyon ou Lille, tour à tour leaders provisoires de l'exercice. On ne s'en plaindra pas, la compétition y gagnant en intérêt, même si elle n'a aujourd'hui que bien peu de témoins en tribunes pour le partager, hélas. Par les subtilités d'un calendrier qui s'est voulu original en se faisant asymétrique, les Girondins retrouvent donc les Dogues un gros mois et demi après les avoir défiés à l'aller au stade Pierre Mauroy (défaite 2-1 le 13 décembre). Si le LOSC, imperturbable depuis cette date, a maintenu son train d'enfer tout en cultivant un art consommé du minimum syndical (6 victoires dont 5 par un but d'écart), ne chutant chez lui que contre Angers (1-2) dans ce qui ne fut manifestement qu'un accident (exactement comme le fit Lyon contre Metz), les Girondins semblent avoir pris une dimension nouvelle avec l'arrivée de la nouvelle année, après une fin décembre des plus poussive. Reste qu'en dépit des louanges qu'on a pu leur adresser après leur sortie lyonnaise, c'est avec les yeux pour pleurer, trois places perdues au classement et sans un point en poche qu'ils ont regagné la Gironde samedi, tôt dans la nuit. Alors, vaut-il mieux être plus laid, mais gagner, comme le fit justement le LOSC dimanche contre le mal classé Dijon (1-0), grâce à un but de voleur de Yazici et pas grand'chose derrière ? Ou comme Bordeaux lui-même sut le faire il y a deux saisons, la dernière n'ayant pas permis d'affrontement au Matmut en mai dernier pour cause de Covid ? Ce soir-là (le 26 septembre 2018), c'est Bordeaux, reconnaissons-le, qui avait réalisé le hold-up idéal (1-0), Costil écoeurant les Dogues par la bagatelle de neuf arrêts décisifs répertoriés, après un but d'entrée de jeu de Kamano et les 83 minutes suivantes passées à faire de la résistance...La bonne attitude est sans doute à mi-chemin entre ces deux postulats : être séduisant, mais pragmatique. Plus facile à écrire qu'à faire. C'est en tout cas le voeu de Jean-Louis Gasset, que même un nul à Lyon aurait frustré, alors imaginez la défaite...Pour occuper une place légitime dans un Top 6 qui ne lui semble pas aussi inaccessible qu'il y paraissait fin décembre, Bordeaux doit tôt ou tard épingler l'un des gros de l'épreuve, c'est presque une nécessité mathématique, à moins de faire carton plein face aux autres, ce qu'il est loin d'avoir réussi. Il a failli le faire à Paris, et échoué de peu à Lyon et à Lille à l'aller. Le plus difficile maintenant est de savoir basculer du bon côté en cette période de grandes manoeuvres, de placer la barre un cran plus haut. Mais ce sera sans la nouvelle recrue arrivée dimanche de Fulham pour six mois, Jean-Michael Seri, qualifié sportivement, mais confiné 7 jours en raison de sa "provenance", malgré des tests tous négatifs...Et sans Josh Maja, parti pour le trajet inverse et la même durée, mais avec une option d'achat offerte à l'actuel 18e de Premier League. Manqueront également à l'appel Otavio bien sûr, et Mehdi Zerkane. Côté lillois, Christophe Galtier a promis un certain turn-over pour ce déplacement en Gironde, sachant qu'il doit encore se passer des services de son meilleur buteur, l'international turc Burak Yilmaz (9 buts) blessé, et de son milieu de terrain Benjamin André, suspendu.

Ecoutez la réaction de Rémi OUDIN, l'attaquant du FC Girondins de Bordeaux, et Jean-Louis GASSET, l'entraîneur du FC Girondins de Bordeaux au micro de Christophe Monzie. Ainsi que Christophe GALTIER, l'entraîneur du Lille Olympique Sporting Club, et Luiz ARAUJO, le milieu offensif du LOSC. Rendez-vous ce mercredi 3 février dans le mag d'avant-match de Top Chrono à partir de 18h20. Coup d'envoi : 19h, commentaires de Christophe Monzie et Michel Le Blayo.

Match à suivre en direct intégral du Matmut Atlantique sur toutes nos fréquences, sur notre site www.arlfm.com et sur l'appli "Les Indés Radios" (gratuite) de votre téléphone !

Réaction de Rémi OUDIN

Réaction de Christophe GALTIER

Réaction de Luiz ARAUJO