Girondins de Bordeaux

Football, Ligue 1 (28e journée) : Saint-Etienne / Bordeaux (1-1) : Et encore, ils s'en tirent bien...

08 mars 2020 à 18h00
Bouanga, qui vient d'égaliser, est félicité par Boudebouz, le meilleur joueur du match. Derrière eux, Pardo et Mexer sont dépités...Pour la 10e fois de la saison, Bordeaux vient de se faire remonter au score...
Crédit photo : AFP

Sensiblement dominés, même lorsqu'ils se retrouvèrent en supériorité numérique après l'expulsion de Camara (75e) pour deux jaunes, les Girondins, presque inexistants offensivement, ne pouvaient guère espérer mieux qu'un nul à Geoffroy Guichard et doivent une fière chandelle à Benoît Costil. Même s'ils ont une énième fois été rejoints au score, et n'auront donc pris qu'un point sur les deux matches à une formation classée juste au-dessus de la zone rouge. La fin de saison risque d'être longue.

Au Matmut, il y a déjà eu Brest, Lyon, Dijon et Nice. A l'extérieur, Angers, Reims, Marseille, Brest, Paris, et St Etienne...Quel est donc le dénominateur commun à cette liste d'adversaires affrontés par les Girondins cette saison ? Il s'agit tout simplement de tous ceux (série en cours, c'est à craindre hélas) contre lesquels ils ont mené au score avant d'être rejoints et de ne pas gagner le match. Dans 4 de ces 10 cas en 28 matches disputés (soit une déconvenue de ce type environ tous les 3 matches), ils l'ont même perdu (Angers, Lyon, Marseille, Paris). Un gaspillage qu'on peut évaluer entre 15 et 20 points et sans lequel, avec plus de rigueur et d'expérience dans la gestion des temps forts d'une rencontre (osera-t-on l'affirmer sans sourire ?), l'on pourrait faire d'eux les seconds du championnat à l'heure qu'il est. Un manque de maîtrise rédhibitoire qui ne suffira pas à résumer l'histoire de ce pauvre choc dans le Forez, pas près d'entrer dans les annales, qui n'a vraiment valu que par ses dix minutes de folie, entre la 60e et la 70e minute au cours desquelles furent inscrits les deux buts du match et survint l'expulsion stéphanoise (logique) de Camara bien en retard sur Hwang, expulsion qui aurait pu offrir alors aux Girondins, nettement dominés jusque là, l'opportunité de menacer enfin Jessy Moulin le portier forézien. Mais on sait que si eux restent la seule équipe de L1 à n'avoir connu aucun expulsé jusqu'ici, ils ont souvent été confrontés à ce cas de figure et sont rarement sortis vainqueurs de cet avantage supposé. Deux en tout en pour tout, et encore fut-ce extrêmement laborieux les deux fois : il leur fallut un penalty à Bordeaux pour battre Monaco (2-1) après l'expulsion de Slimani et à Metz, ce n'est qu'à 4 minutes de la fin qu'Oudin les délivra (2-1 également) après l'expulsion pourtant très précoce de Pajot. Deux matches que Bordeaux, mené au score, sut finalement remporter, auxquels il convient d'ajouter celui à Amiens (3-1 le 25 septembre) où les Girondins renversèrent aussi la vapeur, mais à onze contre onze cette fois. Ce dimanche en tout cas, il n'en fut rien, on ne vit pas la différence et c'est au contraire l'ASSE qui ne dut qu'à deux mauvais choix dans la dernière passe de ne pas rafler la mise dans les derniers instants. Sans compter ce coup de coude de Mexer à Fofana sur un duel aérien qui aurait pu valoir aux Girondins un dénouement pire encore et un penalty fatal, comme à l'aller, tout au bout de six longues minutes de temps additionnel. Pourtant, sans avoir rien montré du tout offensivement en première période (0 tir cadré et une seule tentative d'Adli qui avait par son bon pressing poussé son adversaire direct à la faute, 6e) et pas beaucoup plus en seconde (2 tentatives de Hwang), ce sont bien les Marine et Blanc qui avaient été à deux doigts du hold-up idéal, exactement comme l'avait réussi leur adversaire du jour à l'aller au Matmut, faut-il le rappeler..Il avait suffi pour cela d'un mauvais contrôle de Kolodziejczak sur un centre de Kalu dévié au départ, mais immédiatement mis à profit par Josh Maja, titulaire au coup d'envoi et auteur de son 6e but de la saison pour mettre Bordeaux sur la voie d'un succès qui eût pu effacer le faux-pas niçois (0-1, 66e). Hélas, la ressemblance avec le match aller, que Bordeaux avait copieusement dominé, s'arrêta là car Boudebouz, profitant de la passivité et d'une montée à contretemps des défenseurs Girondins, trouva au second poteau sur la gauche la tête plongeante de Bouanga, lâché au marquage par Sabaly, pour le 10e but de la saison de l'ex-nîmois (1-1, 69e). Pas franchement surprenant si l'on repense aux deux ballons brûlants en première période échus à Debuchy (3e) puis surtout à Aholou au milieu d'une défense dépassée (18e), heureusement sauvés par Otavio et Costil. Mais rageant au possible, pour une équipe incapable de se concentrer comme il le faudrait dans les instants qui suivent un but marqué et qui semble ne rien retenir de ces erreurs à répétition. Malgré ce 5e nul de la saison hors de leurs bases, les Marine et Blanc, scotchés à une anonyme 12e place, restent donc sur 4 matches sans victoire, les stéphanois sur 7, et toujours sous la menace de Nîmes qui n'est qu'à 3 longueurs. Ecoutez les réactions de Loris BENITO, le défenseur latéral gauche international suisse du FC Girondins de Bordeaux, Ryad BOUDEBOUZ, le milieu offensif international algérien de l'AS Saint-Etienne, Paulo SOUSA, l'entraîneur du FC Girondins de Bordeaux, Timothée KOLODZIEJCZAK, le défendeur de l'AS Saint-Etienne, OTAVIO, le milieu défensif du FCGB, William SALIBA, le défenseur de l'ASSE, Laurent KOSCIELNY, le défenseur du FCGB, et Jessy MOULIN, le gardien de but de l'ASSE, au micro d'Anthony Verpillon qui commentait cette rencontre en direct intégral du stade Geoffroy Guichard à St Etienne.

Réaction de Loris BENITO

Réaction de Ryad BOUDEBOUZ

Réaction de Paulo SOUSA

Réaction de Timothée KOLODZIEJCZAK

Réaction d'OTAVIO

Réaction de William SALIBA

Réaction de Laurent KOSCIELNY

Réaction de Jessy MOULIN