Girondins de Bordeaux

FOOTBALL, LIGUE 1 (6e journée) : BORDEAUX / BREST (2-2) : Pas loin de prendre la foudre

22 septembre 2019 à 02h11 Par Dominique Darriet
5e minute : Briand reprend au premier poteau le coup franc de Benrahou et ouvre le score, signant son 3e but de la saison.
Crédit photo : FCGB

Dominés et menés à la mi-temps, c'est aux forceps que les Girondins ont glané un point plutôt heureux dans un match qu'ils auraient aussi pu gagner...
Le Tonnerre a grondé longtemps ce samedi soir au dessus de Bordeaux. Pas seulement parce que de grosses ondées avaient copieusement arrosé les environs, deux heures avant le match, histoire d'installer un vrai temps breton pour les débats. Mais ce Tonnerre de Brest a aussi grondé au-dessus du Matmut, et les Girondins, pas plus convaincants dans leur jeu qu'une semaine plus tôt face à l'autre promu Metz, peuvent s'estimer heureux de n'avoir finalement pas pris la foudre, alors qu'ils en étaient tout proches à la mi-temps. Voilà tout de même un match où ils n'auront pas maîtrisé grand chose et renoué avec leurs vilaines habitudes de galvauder des points à la maison face aux promus, mais qu'ils furent aussi à deux doigts de remporter dans les dernières minutes, après une saine réaction en seconde période pour refuser un sort contraire. N'empêche que sans De Préville, son maître à jouer du moment, et le pressing intense qu'exerce l'ex-Rémois chaque match en avalant les kilomètres, Bordeaux a sérieusement donné de la gîte en milieu de terrain, perdant un nombre incalculable de ballons, dont l'un finit d'ailleurs par entraîner le second but breton, juste avant la pause, sanction logique d'un premier acte encore plus inquiétant que celui du samedi précédent. Pourtant, jusqu'à la 5e minute, le scenario semblait parti pour se reproduire, Bordeaux, comme face aux Lorrains, marquant sur sa première occasion, quand un coup-franc assez généreux accordé par M.Millot permit à Yassine Benrahou, de la gauche, de déposer le ballon sur le crâne du divin chauve Jimmy Briand, inexplicablement oublié au premier poteau, qui exécutait Larsonneur (1-0, 5e). Restait à mettre le second dans la foulée, mais c'est là que les choses cessèrent d'être aussi tracées et les Girondins de prendre leurs désirs pour des réalités. Leur tort (on allait presque dire : leur suffisance) fut d'abord de lever le pied un peu vite, mais surtout de ne pas effectuer le repli défensif nécessaire (Benrahou et Kalu notamment) qui aurait empêché les montées incessantes de Faussurier à droite et surtout de l'excellent Perraud à gauche, un joueur presque inconnu l'an dernier arrivé au mercato du Paris FC. Brest commença donc par collectionner les corners, bien plus que les Girondins, et après plusieurs alertes dur le but de Costil avortées d'un cheveu, Autret déborda seul sur la gauche avant d'adresser un centre long que Charbonnier trop court, ne put reprendre, mais pas Grandsir, en embuscade au second poteau dans le dos de Pablo, qui glissa le ballon dans le but d'un intérieur du pied des plus précis (1-1, 20e). Pas franchement immérité tant les Girondins, malgré Adli titularisé dans l'entre-jeu mais dans une position plus en retrait, avaient du mal en enchaîner trois passes, devant des Finistériens de moins en moins timorés offensivement au fil des minutes. Pas attaqué, Perraud voyait son obus frôler le montant droit de Costil (34e) et après que Jovanovic, hors du coup, eut évité de peu le rouge direct en découpant Grandsir, le pire arrivait dans le money-time du premier acte, quand sur un nouveau ballon perdu dans son camp en phase offensive, Bordeaux prenait un contre mortel, Court partant dans le dos des défenseurs avant d'offrir un caviar à son capitaine Mathias Autret, seul devant Costil livré à lui-même (1-2, 45e + 1). 
Une histoire de montants
On imagine que le Tonnerre gronda alors aussi dans le vestiaire bordelais, mais les effets ne se firent pas immédiatement sentir, les Marine et Blanc reprenant le second acte avec autant d'erreurs techniques et de manque de rythme que le premier. Les appels de balle étaient rares, le porteur du ballon souvent esseulé. Un quart d'heure transparent qui n'eut d'autre effet que de laisser les Brestois croire encore plus en leur étoile. Il fallut un autre coup-franc généreux, idéalement placé face au but à 17 mètres, pour que Benrahou, d'une frappe enroulée, secoue l'arête droite du but breton en même temps que la torpeur de ses partenaires (63e). Maja, juste entré en jeu, tentait de l'imiter mais en vain, sa frappe passant au-dessus (65e). Mais dans la foulée, un contre éclair mené par Grandsir et parti d'une passe en retrait improbable d'Adli à Kwateng à 20 mètres du but breton, mit l'ex-bordelais Mendy sur orbite. Et cette fois, c'est aux Brestois que les montants furent défavorables, le ballon heurtant la base du poteau de Costil avant le longer la ligne (67e). Comme il était écrit que Bordeaux renouerait avec l'efficacité sur coups de pied arrêtés (une vertu oubliée ces dernières années, mais revenue cette saison dès le premier match à Angers avec le missile victorieux, mais inutile de De Préville d'entrée de match), c'est Pablo qui jouait les pompiers de service, comme face à St Etienne le 5 décembre 2018 (3-2), en reprenant de la tête, au-dessus de la mêlée, un corner de la droite d'Adli, après une frappe puissante d'Otavio déviée par Larsonneur (2-2, 69e). La dernière grosse chance des Bretons, encore à quatre devant dans le dernier quart d'heure car convaincus de réussir un coup en Gironde où ils n'ont plus perdu depuis...1989, passait lorsque Mendy, au premier poteau, ratait sa reprise de la tête, presque immanquable, sur un centre au cordeau de Faussurier (75e). C'est alors Bordeaux qui finissait fort, mais avec toujours autant d'imprécision dans la dernière passe. Kalu, toujours aussi irrégulier, lancé coté gauche butait sur Larsonneur sorti comme une fusée au devant du Nigérian (77e) et Otavio, qui tira souvent au but mais cadra rarement, ratait la lucarne sur un centre en retrait de Kamano, après un bon débordement (90e). Efficace sur les ballons arrêtés, mais trop peu enclin aux tâches défensives comme il le fut souvent à la fin de la saison dernière dans sa série noire de 6 défaites consécutives, Bordeaux, toujours sur courant alternatif, a donc laissé certains fantômes remontrer le bout de leur nez et lâché deux nouveaux points sur sa pelouse, qui ne rassurent guère à une semaine de la venue de l'épouvantail parisien, et avant un déplacement ce mercredi 25 à Amiens (à suivre en direct intégral sur nos ondes à partir de 18h20 depuis le Stade de la Licorne) où il faudra afficher une tout autre abnégation. Au micro de Christophe Monzie qui commentait cette rencontre en direct intégral du Matmut Atlantique aux côtés de Michel Le Blayo, écoutez les réactions d'Olivier DALL'OGLIO l'entraîneur du Stade Brestois, Paulo SOUSA l'entraîneur du FC Girondins de Bordeaux, Enock KWATENG le défenseur latéral du FCGB, Romain PERRAUD le défenseur latéral gauche du Stade Brestois, MEXER le defenseur central du FCGB, PABLO le défenseur central brésilien du FCGB auteur du second but, Samuel GRANDSIR l'attaquant et premier buteur breton, Jimmy BRIAND l'attaquant et premier buteur bordelais, Benoît COSTIL le gardien de but et capitaine du FCGB, et Alexandre MENDY, l'attaquant prêté par Bordeaux au club breton.

Réaction de MEXER

Réaction de PABLO

Réaction de Samuel GRANDSIR

Réaction de Jimmy BRIAND

Réaction de Benoit COSTIL

Réaction d'Alexandre MENDY

Photos