Girondins de Bordeaux

Football, Ligue 1 (18e journée) : Bordeaux / Strasbourg (0-1) : Ils auront encore pédalé dans la choucroute...

15 décembre 2019 à 19h30
Crédit photo : ARL Christophe Monzie

Jamais deux sans trois pour les Alsaciens, à nouveau vainqueurs au Matmut face à des Girondins complètement hors du coup et qui rentrent dans le rang. Une belle occasion de gâchée...

Ils continueront donc un an de plus à ruminer leur frustration et roter le knack et la choucroute, à se contenter de la rudesse de l'Amer bière au lieu de célébrer leur succès en levant le verre du goûteux nectar du Port de la Lune réservé aux gosiers délicats...Avec ce 3e échec au Matmut en autant de rencontres disputées, sans le moindre but de marqué, face à ce qui est bel et bien devenu leur bête noire, les Girondins ont donc encore une fois fait...chou blanc, la moindre des choses face à des Alsaciens chez qui ce légume est roi. Et encore une fois, il n'y a pas grand'chose à redire sur la légitimité de leur succès - c'est bien cela le plus grave - tant la copie rendue par les Girondins s'avéra d'un ennui abyssal et d'une insigne faiblesse, de loin la pire à domicile cette saison, pour une 3e défaite à domicile qui les replonge dans l'anonymat du classement. Peut-être "l'enflammade" de la semaine passée avant la claque marseillaise était-elle inopportune et prématurée ? Peut-être est-ce là leur vraie place, après tout, quand on se souvient des propos de Sousa après le nul concédé à Reims ("Je connais les limites de mon groupe", martelait-il alors) et que l'on voit l'impuissance qu'ils manifestèrent, en cet après-midi enfin sec et à la température printanière qui n'avait pourtant guère incité les amateurs à assister à cette der de l'année à la maison, à prendre en défaut la 14e défense de Ligue 1 qui venait d'encaisser 9 buts en 3 matches, malgré un succès sur la lanterne rouge Toulouse (4-2). Une défense bien organisée autour de Koné et Mitrovic, qui ne fut jamais vraiment poussée dans ses derniers retranchements d'ailleurs, Sels effectuant en tout et pour tout deux arrêts sur des ballons moyennement dangereux qu'on peut à peine qualifier d'occasions de but. Bien trop insuffisant pour espérer remonter un score une fois de plus contraire, pour un match proche dont les standards ont frôlé les purges de la saison passée. Et de l'inquiétude à nourrir, avant une semaine bretonne à hauts risques où il faudra aller d'abord défier un gardien infranchissable à Brest ce mercredi, Gautier Larsonneur, pour ne pas quitter illico et sans gloire la Coupe de la Ligue, puis tenter d'endiguer la furia d'un Stade Rennais que plus personne n'arrête, pas même l'OL, surpris chez lui ce dimanche (0-1). Dans le pire des cas, Bordeaux pourrait très bien se retrouver éloigné de l'Europe à double titre, avec une disparition prématurée de l'épreuve qui y mène le plus rapidement, puis un possible retour dans la seconde partie du tableau avant des fêtes qui auront peut-être un goût plus amer que ce que l'on espérait. Il n'est certes pas non plus interdit d'imaginer le meilleur des cas, en s'armant d'une belle dose d'optimisme. N'empêche qu'à choisir, on aurait préféré que les Marine et Blanc, au lieu de tirer toutes leurs cartouches le même soir contre Nîmes, soient plus prévoyants et ménagent leur monture...Mais autant chaque offensive ou presque face aux Crocodiles était allée à Dame, autant face aux Alsaciens une heure de jeu supplémentaire n'aurait rien changé à l'affaire qui eut du mal à aligner plus de 3 passes consécutives, comme en 2e période à Marseille. Il aura suffi d'un nouvel errement défensif sur corner - un vieux classique en train de resurgir au mauvais moment, car c'est le second en deux matches - pour permettre à Ludovic Ajorque, le seul homme de qui le danger pouvait venir puisqu'il était seul en pointe, de marquer son 6e but de la saison, quand un 3e corner d'affilée, tiré de la droite par Thomasson, fut cafouillé par la défense, repris une première fois de la tête par Ajorque sautant plus haut que Mexer avant que Koné en pivotant ne voie sa frappe contrée revenir sur l'ex-Clermontois, libre de tout marquage à 6 mètres qui exécutait Costil (0-1, 11e). Bordeaux n'était à cet instant visiblement pas encore entré dans le match. On se demande d'ailleurs s'il y entra un jour, tant il sembla amorphe toute la rencontre, avec une incapacité patente à gagner les duels, que ce soit dans les airs ou au sol, et surtout à mettre du rythme au jeu, même si De Préville s'y essaya sans succès et un peu Kalu lorsqu'il entra en jeu à 20 minutes de la fin. A ce train de sénateurs, soyons clairs, les Girondins n'auraient pris en défaut aucune équipe de Ligue 1 et ce fut la problème majeur de l'après-midi. Comme à Marseille, ils terminèrent à 4 attaquants (Briand, Kalu, Hwang, Kamano). Comme à Marseille, ils ne touchèrent quasiment aucune munition aux avant-postes, si l'on excepte ce rush de Kalu côté gauche enrhumant Lala avant de centrer presque trop bien sur...le talon de Briand, seul à 5 mètres mais surpris du caviar et qui trouva le moyen d'expédier sa frappe sur Mitrovic (81e). Pour le reste, tout au plus signalera-t-on, dans les colonnes des trop rares tirs cadrés (3 sur 12) cette tête pas très appuyée de Benito sur un coup-franc lointain de De Préville, bloquée par Sels au bas de son poteau droit (55e), et en première période, toujours sur un coup-franc de l'ex-Rémois, une tête de Koscielny également captée sans trop de frayeur par le portier belge du RCSA (43e), ainsi que ce face-à face qu'il remporta devant De Préville bien décalé sur la droite par Otavio (14e), 3 minutes après l'ouverture du score, et l'on aura fait le tour des velléités girondines dignes de ce nom. Une tuile n'arrivant jamais seule, les Girondins auront également écopé de 3 cartons sur cette rencontre (Mexer, Briand dès son entrée, et Otavio). Même si le Père Noël avait donné le coup d'envoi, voilà un dimanche insipide à oublier, sans cadeau au pied du sapin pour les supporters, lesquels avaient été délocalisés en tribune de face et surveillés de près par une société privée venue de...Paris. Au micro de Christophe Monzie qui commentait cette rencontre en direct intégral du Matmut Atlantique aux côtés de Dorian Malvesin, écoutez les réactions de Thierry LAUREY, l'entraneur du Racing Club Strasbourg Alsace, Loris BENITO, le défenseur latéral gauche du FCGB, Lamine KONE, le défenseur central du RCSA, Benoît COSTIL, le gardien de but et capitaine du FCGB, Ludovic AJORQUE, l'attaquant strasbourgeois unique buteur du match, Paulo SOUSA, l'entraîneur du FC Girondins de Bordeaux, et Lionel CAROLE, le défenseur latéral du RCSA.

Réaction de Thierry LAUREY

Réaction de Loris BENITO

Réaction de Lamine KONE

Réaction de Benoît COSTIL

Réaction de Ludovic AJORQUE

Réaction de Paulo SOUSA

Réaction de Lionel CAROLE