La crise sanitaire a accéléré l'envie de reconversion d'un grand nombre en Nouvelle-Aquitaine


13 janvier 2021

Il est pourtant né en 2015 mais est encore inconnu aux yeux de beaucoup. Le  conseil en évolution professionnelle (CEP), s’adresse à tous les actif.ve.s, quelle que soit leur situation, en activité, à la recherche d’un emploi ou porteurs de projets. En Nouvelle-Aquitaine, ce dispositif gratuit et personnalisé, est piloté par différentes structures dont le CIBC 33. Alice Denmanivong est la directrice de projet au conseil en évolution professionnelle. 

Qu'est-ce que le CEP ?

Dans la région, 95 conseillers et conseillères accompagnent ceux qui désireraient par exemple monter une entreprise ou ceux qui n'aiment plus ce qu'ils font. D'ailleurs, crise sanitaire oblige, les demandes de reconversion sont plus en plus nombreuses. D'après une enquête réalisée par Opinionway via un questionnaire en ligne du 21 septembre au 1er octobre 2020 auprès de 303 salariés de la région Nouvelle-Aquitaine, pour 39% des salarié.e.s, le confinement a été un élément déclencheur dans leur démarche de reconversion. D'ailleurs, au CIBC 33, les prises de rendez-vous ont été nombreuses en 2020 et notamment à partir des mois de mai et de juin au moment du premier déconfinement. « La Covid a été une invitée surprise » reconnaît Alice Denmanivong. Un accélérateur dans la prise de décision de bon nombre. Surtout quand on sait qu'avant cette crise sanitaire, un salarié.e.s néo-aquitain.e.s sur deux souhaitait évoluer professionnellement durant les deux prochaines années.

Le Covid a accéléré les choses 

Autre chiffre marquant de cette même étude, 85% des salariés pensent que les compétences requises dans leur métier ont évolué depuis l’épidémie de coronavirus. Un chiffre qui était presque deux fois moins important en février dernier.

Déjà beaucoup de bénéficiaires 

En Nouvelle-Aquitaine, 10 000 personnes sont déjà accompagnées dans le cadre du CEP. Parmi elles, Monicas Chavez. Native du Pérou, elle a fait le choix de se tourner vers le social après avoir œuvré en tant que journaliste en Amérique du Sud, aux États-Unis ou encore en Italie.

M.Chavez : pourquoi cette reconversion ? 

Cette habitante de Lège-Cap Ferret a d'abord pratiqué plusieurs "petits boulots" à son arrivée en France il y a 5 ans. « C'était notamment pour améliorer mon français et créer des liens » explique celle qui aura écrit pendant presque 15  ans des articles liés aux droits de l’homme à l'éthique ou à la liberté d’expression. C'est d'ailleurs tous ces sujets qui ont poussé la péruvienne à se reconvertir dans le social. « Je tiens à continuer d'être une interlocutrice ».

M.Chavez : une conseillère à l'écoute

Actuellement en formation à l'AFPA, Monica Chavez ne manque pas de saluer le travail mené par sa conseillère CEP. « Je ne me suis jamais sentie seule et c'est important dans cette situation » dit-elle en évoquant une instigatrice « disponible » avec qui elle échange beaucoup.

Et effectivement, les dizaines de conseiller.ère.s présent.e.s en Nouvelle-Aquitaine suivent de près leurs sujets. Chaque demandeur dispose d'ailleurs du même conseiller ou de la même conseillère tout au long de son suivi.  Que vous soyez salarié.e.s ou indépendant.e.s en Gironde ou en Lot-et-Garonne vous pouvez joindre le 09 72 01 02 03 (du lundi au vendredi de 10h à 19h / appel non-surtaxé) ou vous connecter sur ce lien. En attendant, c'est avec sourire que Monica Chavez annonce n'avoir « aucun regret » sur ce choix de carrière.

Quelle démarche pour avoir un CEP  ?