Girondins de Bordeaux

LIGUE 1 (4e journée) : BORDEAUX / METZ (2-0) : Bordeaux assure et se rassure...un peu

15 septembre 2019 à 01h17 Par Christophe Monzie
Les Girondins trop vite à l'abri ?

Pour une fois qu'ils marquent vite et plient l'affaire (ou presque) en moins de temps qu'il n'en faut pour l'écrire, on ne va évidemment pas se plaindre de ce premier succès de la saison à domicile, encore moins du clean-sheet obtenu (le second, après celui réalisé à Dijon sur un score similaire le 24 août). N'empêche qu'après cette victoire attendue contre le promu lorrain, qui couronne un samedi rayonnant pour le club puisque les Féminines ont également gagné (1-0 contre Montpellier) ainsi que les U17 (4-3 contre Niort), le sentiment reste mitigé, tant les Girondins ont paru presque embarrassés de ne savoir quel parti adopter, après leur entame canon. Et de fait, c'est en mode alternatif qu'ils auront disputé les 82 minutes restantes de cette rencontre, avec des éclairs qui auraient pu et dû les mettre à l'abri (il y a eu la place), mais aussi des moments de relâchement dans un jeu qu'ils ne maîtrisèrent pas toujours, comme par exemple les 5 dernières minutes du premier acte, assez proches du n'importe quoi, où ils accueillirent avec soulagement le coup de sifflet de M.Lesage les renvoyant aux vestiaires pour la pause agrumes. Heureusement que les Messins n'étaient pas dans un grand soir, ni en défense, ni en attaque, que le référé refusa un but à Diallo qui avait réussi son lob dans le but vide, mais revenait d'une position de hors-jeu pas très évidente (52e), et que Costil remporta son duel d'une main ferme face à ce même joueur, parti cette fois sans doute bien plus hors-jeu sur la passe d'Ambrose (68e) avant que Pablo ne sauve, suite à une bévue de Jovanovic. Ce ne furent certes que les deux seules vraies opportunités lorraines du match, car si le FC Metz eut majoritairement le ballon dans cette partie, il sut rarement quoi en faire. Les retardataires ont eu tort, en tout cas, car à l'instar de son succès il y a presque un an face à Nantes (3-0) qui fut aussi le plus net de la saison passée, Bordeaux démarra pied au plancher et ne tarda pas à trouver l'ouverture. Un beau une-deux entre Hwang et De Préville voyait le second nommé se présenter sur le flanc droit devant Oukidja qui déviait en corner. Sur celui-ci, tiré par l'ex-Rémois, le portier messin renvoyait tant bien que mal sur Kwateng dont la reprise instantanée était à nouveau repoussé par lui, mais sur Jimmy Briand, dont le retourné acrobatique avait cette fois raison du coriace gardien lorrain (1-0, 6e). A peine le temps de réengager et Hwang lançait à l'intérieur Nicolas De Préville, complètement oublié par la défense adverse (à l'exception de Boye, trop loin de lui) qui accélérait avant d'aller ajuster Oukidja d'une torpille du pied droit, dans le soupirail messin (2-0, 8e). Propre et sans bavures. A partir de cet instant, la rencontre perdait en rythme et en intensité, et tombait dans le quelconque. L'on n'avait plus guère l'occasion de s'enflammer, même si Otavio tentait sa chance de 25 mètres, mais au-dessus. Sur un coup-franc de Gakpa, Sunzu de la tête obligeait Costil à son seul arrêt (en deux temps) de la première période (40e). Et c'est surtout après les citrons que Bordeaux gâcha plusieurs balles de KO, notamment par une action d'école de Hwang qui lançait Briand sur la droite. Le buteur bordelais décalait Tchouameni à l'entrée de la surface, dans l'axe, dont la frappe de l'intérieur du pied était repoussé par Oukidja d'un arrêt-réflexe (54e). Kalu, sur un crochet rapide, trouva ensuite le dessus de la transversale du portier messin, battu (74e), avant de gâcher une offrande d'Adli (entré en jeu à la place de Briand) qui avait prolongé une action de Kamano (lui aussi entré en jeu) venue d'une interception d'Otavio. Le Nigérian ouvrait trop son pied et ne cadrait pas, seul à 8 mètres (76e). Il n'était pas plus heureux sur sa frappe instantanée à ras de terre, qui rebondissait devant le gardien des Grenat qui ne pouvait maîtriser le ballon. Mais Otavio, arrivé de l'arrière, ponctuait l'action d'une frappe dans les nuages (84e). Au rayon des satisfactions, tout de même, un 4e match consécutif sans défaite en championnat, et la partie impériale produite par Koscielny, qui s'impose bel et bien comme le patron en défense dont Bordeaux avait besoin, l'expérience Pablo au poste de latéral gauche méritant peut-être d'être reconduite, vu le bon match du Brésilien. Au micro de Christophe Monzie qui commentait cette rencontre aux côtés de Michel Le Blayo, écoutez les réactions de Paulo SOUSA, l'entraineur du FC Girondins de Bordeaux, Vincent HOGNON, l'entraineur du FC Metz, Enock KWATENG, défenseur latéral droit du FCGB, impliqué sur l'ouverture du score de Jimmy Briand à la 6e minute, Fabien CENTONZE le latéral droit du FC Metz, Benoît COSTIL, le gardien de but et capitaine du FCGB, Thomas DELAINE le latéral gauche du FC Metz, et Laurent KOSCIELNY, le défenseur du FCGB.

Réaction de Paulo SOUSA

Réaction de Vincent HOGNON

Réaction d'Enock KWATENG

Réaction de Fabien CENTONZE

Réaction de Benoît COSTIL

Réaction de Thomas DELAINE

Réaction de Laurent KOSCIELNY