Top Marine et Blanc du jeudi 13 janvier 2022 | Hervé Bugnet : "Il y avait encore une âme de club familial. Ce n'est plus Bordeaux, je suis très inquiet pour la suite"


13 janvier 2022

Invités d'ARL ce jeudi soir 13 janvier dans l'émission "Top Marine & Blanc", l'ancien attaquant des Girondins de Bordeaux, Hervé Bugnet et l'agent de joueurs et ancien journaliste Christophe Hutteau reviennent sur l'actualité des Girondins de Bordeaux.

La semaine a été longue au chateau du Haillan, après la défaite contre l'Olympique de Marseille, le président des Girondins de Bordeaux, Gérard Lopez a tapé du poing sur la table en prennant des décisions. Pour Hervé Bugnet, ancien joueur des Girondins, la bonne question serait : est-ce qu'il fallait le faire maintenant ? : "Je pense que les Girondins de Bordeaux sont malades depuis des années. Ce n'est pas aujourd'hui qu'il faut tirer sur la sonnette d'alarme. J'ai entendu Christophe Hutteau parler de l'adaptation de Fransergio, il faut savoir que quand on est étranger et qu'on arrive dans un pays comme la France, avec une autre culture et une autre langue. Je me rappelle de Nicolas De Préville quand il est arrivé à Bordeaux, on l'a laissé à l'hôtel pendant cinq ou six mois, alors qu'il est français. Je me pose la question de savoir dans ce club, comment on fait quand il y a un joueur étranger ou français, qui arrive, dans quelles dispositions il est ? Car je trouve ça anormal que lorsque des joueurs qui arrivent, ils doivent être dans un cocon, ils doivent être bien. Si les recruteurs ont pris Fransergio, je pense que la cellule de recrutement n'ont pas les yeux de Gilbert Montagné. Je pense qu'ils ont vu qu'il avait que la qualité , ce n'est pas en arrivant à Bordeaux, qu'il a les pieds palmés. Oui M. Lopez a tapé du poing sur Koscielny, car c'est un gros salaire etc... Je pense qu'il faut se poser les bonnes questions".

Une certaine maladresse ou un problème de communication de Lopez

Autre invité de notre émission, l'agent de joueurs et notamment de l'ex-girondin et aujourd'hui rennais Gaëtan Laborde, Christophe Hutteau ne veut pas juger sur le fond les décisions de Gérard Lopez, mais la forme lui semble critiquable : "Je n’ai pas à être d’accord ou pas d’accord, ce serait outrepasser mon rôle. Il est toujours très difficile d’avoir un avis tranché quand on n’a pas en sa possession l’ensemble des éléments qui pourraient nous amener à le faire. De toute façon, il y a un problème économique, avec un déficit structurel aux Girondins depuis des années pour ne pas dire des lustres. A un moment donné, le Président a des décisions à prendre. Après, sur le fond, je n’ai pas à les juger. Sur la forme, je pense qu’il y a peut-être une certaine maladresse, ou un problème de communication. Un garçon comme Laurent Koscielny mérite plus d’égards, plus de respect. Mais compte tenu que nous ne sommes pas au courant de tous les tenants et les aboutissants, je me dois malgré tout d’être prudent, et pourtant généralement j’ai tendance à être plutôt véhément dans mes interventions […] Je ne juge pas sur le fond, c’est plus sur la forme qu’on peut regretter la situation de certains joueurs aujourd’hui montrés du doigt, ou tout du moins auxquels on désigne la porte de sortie. Maintenant, dans un club, Bordeaux ou un autre, il y a des contrats. Vous pouvez souhaiter le départ d’un joueur, mais si le joueur n’a pas envie de partir, il ne partira pas. C’est aussi simple que ça."

Le défaite contre Marseille n'a pas arrangé la situation

L'ancien attaquant des Girondins de Bordeaux Hervé Bugnet pense que la solution est dans le coeur du club : "Je pense que le match contre l'Olympique de Marseille, avec toutes les péripéties qu’il y a eu avant, n’a pas arrangé la situation. On savait pertinemment qu’à un moment donné, ça allait craquer. Certainement que ce match a penché dans la balance. Mais je pense que la solution n’est pas là. Elle est en amont, dans le cœur du club. Avant de taper sur les joueurs, de les enfoncer… Je ne reconnais plus ce club. J’ai fait partie de ce grand club, j’ai eu la chance de pouvoir faire quelques matches et d’être de la même équipe que les Dugarry, Pauleta, etc… A l’époque, il y avait une âme, ce n’était pas un club business. Oui, le football, c’est ‘fabriquer’ des joueurs, cela fait partie du business. Mais il y avait encore un esprit de club familial, et aujourd’hui je ne le retrouve plus. Je suis inquiet pour les Girondins de Bordeaux".

Les Girondins de Bordeaux se déplaceront à Rennes, ce dimanche 16 janvier à 13h, une rencontre à vivre en direct intégral sur ARL.

[Par Dorian Malvesin, © photo ARL - Loic Cousin]

"Top Marine et Blanc" magazine consacré à l'actualité du FC Girondins de Bordeaux présenté par Dorian Malvesin, Sébastien Bideau et Christophe Monzie

Chronique de Thibaud DESJARDINS sur l'actualité des Girondines de Bordeaux.

Entretien avec Christophe HUTTEAU, et Hervé BUGNET.