Transat Jacques Vabre : les arcachonnais Arnaud Boissières et Yannick Bestaven sont arrivés en Martinique 


29 novembre 2021

Fin de compétition pour le skipper arcachonnais Arnaud Boissières, qui, comme tout un symbole, arrive sur la terre ferme quelques heures après son ami de toujours Yannick Bestaven. 

C'est fait. Yannick Bestaven a retrouvé le sol français après avoir franchi dimanche la ligne d'arrivée de la Transat Jacques Vabre aux côtés de Jean-Marie Dauris. Leur bateau Maître Coq aura mis précisément mis 21 jours pour relier Le Havre à Fort-de-France. Le vainqueur du dernier Vendée Globe, qui a fait ses premières armes en Gironde et notamment sur le Bassin d'Arcachon, termine ainsi neuvième de la catégorie Imoca.  Le duo arrive avec un écart de 2 jours 23 heures 1 minute et 43 secondes des gagnants Thomas Ruyant et Morgan Lagravière.  

En Imoca également, Arnaud Boissières a lui aussi bouclé une nouvelle Transat avec Rodolphe Sepho. Leur voilier La Mie Caline est officiellement arrivé à 13h39 et 13 secondes (heure métropolitaine) ce lundi après 22 jours de navigation. L'arcachonnais termine 16ème dans sa catégorie.

En 2019, Cali avait bouclé sa course en 15 jours mais avait atteint la quinzième position du classement. Le navigateur désormais installé aux Sables-d'Olonne participe à cette course mythique depuis 2007 avec notamment une septième place acquise en 2009 avec Vincent Riou. À l'image de son ami d'enfance Yannick Bestaven, Arnaud Boissières a déjà dans le viseur un possible nouveau Vendée Globe en 2024, lui qui détient le record de franchissements de ligne d'arrivée d'affilée pour la course que l'on surnomme l'Everest des mers. 

Concernant la classe Ocean Fifty, Lalou Roucayrol a pu de son côté arriver mercredi dernier avec Quentin Vlamynck sur leur trimaran Arkema, entièrement construit en Gironde. Celui qui a grandi dans le Médoc ferme la marche dans sa catégorie avec une septième place en 17 jours pour sa dernière en multicoque. À son arrivée en Martinique, le skipper de 57 ans s'est livré chez nos confrères du Télégrame : « vous ne me verrez plus à bord d’un multicoque sur des traversées de l’Atlantique, que ce soit en double ou en solitaire ». 

[Jérôme Martin-Castéra – photo : Thomas Deregnieaux]