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Mérignac : un après confinement délicat pour la boutique Déguizz

26 juin 2020 à 14h44 Par Jérôme Martin-Castéra
Crédit photo : JMC

Le gérant de la boutique de déguisements tente, tout de même, de rester positif.

Réputé pour être optimiste, Fabrice Solans commence à avoir des craintes. Le patron et unique employé de la boutique de déguisements Déguizz à Mérignac craint un avenir compliqué pour lui ainsi que pour ses homologues des autres petits commerces.

75% du chiffre d'affaire perdu rien qu'en mars

Née d'abord sur Internet, installée par la suite au Bouscat en 2009 puis à Mérignac, la boutique Déguizz ne s'étale pas sur des mètres carrés. Petit mais rempli d’énormément de produits variés et principalement des déguisements, le magasin a dû fermer, comme beaucoup, d'autres durant le confinement. Et même si quelques ventes ont pu être réalisées sur le net (notamment des accessoires pour enfants), ces deux mois ont été critiques pour Fabrice qui note une chute de 75% de son chiffre d'affaire rien que sur le mois de mars, l'un des mois les plus importants pour le monde du déguisement et de la fête en raison notamment de la période des carnavals. Chou blanc total pour cette période.

Une perte énorme du chiffre d'affaire 

Réouvert depuis le 11 mai, Déguizz n'a hélas pas reçu un afflux important de visiteurs. Le cœur ne doit pas encore être à la fête. Les fêtes déguisées encore moins. « Depuis une semaine, ça commence à revenir un peu.. à voir si ça va durer » tente de se rassurer Fabrice Solans, qui a repris, seul, l'affaire en 2018.


Une deuxième vague serait fatale

Le fait que Fabrice soit seul et sans employé est d'ailleurs un frein niveau aides. S'il a pu bénéficier, comme beaucoup, des aides de la Métropole ou de l’État, cela en restera là. « En plus les banques ne se mouillent pas » constate le jeune commerçant. De quoi voir naître de l'inquiétude chez cet éternel fan des Girondins de Bordeaux.

Des aides quasi inexistantes

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Aux côtés de Maurice, Fabrice garde le sourire et adresse au passage d'un petit message au président du FCGB

« J'essaye de me battre tous les jours pour trouver des solutions » lâche t-il tenace. Dans l'immédiat, si le gérant de Déguizz espère que ce timide retour de la clientèle s’accélère cet été, il a surtout dans le viseur la Toussaint. « C'est LA période ! Je réalise à ce moment 30% du chiffre d'affaire annuel ». D'ici Halloween, Fabrice Solans insiste sur la mise en pratique des gestes barrières. Le port du masque est d'ailleurs obligatoire entre ses murs. L'homme ne veut en aucun cas une deuxième vague qui serait fatale. « Je ne vois pas comment on pourra se sauver » commente t-il en cas d'une nouvelle augmentation du nombre de cas liés au Covid-19.

La crainte du seconde vague

Alors que les commerces de proximité semblent avoir pris du grade, sa boutique, locale elle aussi, mérite le même sort. Exit les grands sites de commerce en ligne et, pour de la qualité et de précieux conseils, pensez à Déguizz pour vos prochaines soirées.