
20 février 2021
Dans la belle cité romaine connue pour sa Maison Carrée, il va pourtant falloir que tout tourne enfin rond pour les Girondins...faute de quoi, c'est dans les arènes, un autre haut-lieu du riche passé de Nîmes qu'ils finiront, croqués par des Crocos qui ne se sont pas encore résignés à finir transformés en sac à main. La victoire capitale des hommes de Pascal Plancque dans le match de la mort à Dijon (2-0) la semaine passée (la 5e seulement de la saison) est venue rappeler la détermination et la force de caractère des Gardois, qui avaient mainifesté déjà les mêmes qualités lors de leur exploit à Marseille (2-1) le 16 janvier après une épouvantable série et un seul point pris à St Etienne en 8 matches.
Le crocodile, reptile à sang froid. Et pourtant...
Certes, leur antre n'a vraiment rien d'une arène pour l'instant, puisqu'ils n'y ont gagné qu'une seule fois, le...23 août 2020 pour la journée d'ouverture (!) contre Brest (4-0). Aucune équipe n'a fait pire en Ligue 1 cette saison, peut-être même dans les cinq grands championnats européens : 4 points pris sur...33 possibles, 1 nul et 9 défaites, on peut réellement parler de syndrome pour les Crocodiles, dont le stade des Costières, qui fut le premier en France où furent testées les grilles anti-panique, n'est justement pas le lieu où ils affichent leur plus grand sang-froid...de Crocodile, animal pourtant hétérotherme. Leur défense, même si elle a tenu le coup à Dijon, n'est pas non plus leur point fort (51 buts, la dernière de Ligue 1, soit plus de 2 buts concédés par match), la faute à quelques rossées subies à domicile contre le PSG ou Angers, et à Strasbourg. Mais cette formation, orpheline de son métronome Teji Savanier qui fait le bonheur de l'éternel rival Montpellier, a de la moelle, de la "casta" comme dirait Jean-Louis Gasset, cette vertu n'ayant eu aucun mal à suivre la Via Domitia et franchir la frontière ténue entre Hérault et Gard...
Rectifier le tir d'urgence, et trouver la mire
Voilà les Girondins prévenus. Leur plus grande erreur serait, à la lecture de ces chiffres, de prendre à la légère leur hôte du jour, comme ils le firent peu ou prou à Brest il y a deux semaines, qui possède la 19e défense de L1 et venait d'en prendre 4 à la maison contre Metz. Autant le dire clairement : depuis 4 rencontres et leur cruelle défaite à Lyon le 29 janvier (2-1) qu'ils semblent traîner comme un boulet, leur rendement offensif - on veut dire le nombre de duels gagnés dans le camp adverse, de frappes cadrées et d'occasions de but franches par match - n'est plus celui d'une équipe de Ligue 1, aussi favorables qu'aient été les circonstances de leurs matches (ils ont mené au score à Brest et joué 35 minutes à 11 contre 9 face à une défense marseillaise constituée de réservistes ou de joueurs qui, par nécessité, n'évoluaient pas à leur poste, comme Kamara par exemple). Le moment est venu de rectifier le tir et de prendre les points ce week-end et peut-être aussi le suivant contre Metz, car le programme qui les attend en mars-avril (réceptions de PSG, Rennes et Monaco notamment, déplacements à Montpellier et à Dijon qui jouera sans doute sa survie) n'aura rien d'une sinécure. Il importera de se rappeler aussi qu'à l'aller le 25 octobre, il avait fallu un slalom de Ben Arfa assorti d'un pénalty à 10 minutes de la fin pour que les Girondins, sans solution jusque là, trouvent enfin la clé du verrou nîmois (2-0) et que leur dernière visite aux Costières le 20 avril 2019 les avait vu tomber de haut (2-1) malgré un but très tôt inscrit par Maja et deux poteaux défavorables, les Nîmois ayant retourné la situation exactement comme les Brestois grâce à Savanier, puis leur "couteau suisse" Ripart, qu'ils seraient bien inspirés de surveiller encore ce dimanche. Toujours privé d'Otavio, de Sabaly et aussi de Basic (touché au quadriceps contre l'OM et qui espère pouvoir revenir face au PSG, même si cela semble très incertain), Gasset attend une réaction de ses hommes, qui ont déjà prouvé cette année qu'ils étaient capables de relever la tête au lendemain de piètres productions, notamment à Rennes ou à Strasbourg. Le rythme des matches qui leur sera désormais proposé, compte tenu de leur élimination prématurée de la Coupe de France, n'est plus de nature à provoquer des trous d'air sur le plan physique comme on l'avait vu à Brest ou avant la trêve de Noël, au Matmut contre Reims.
Ecoutez les réactions de Ghislain PRINTANT, l'entraîneur-adjoint du FC Girondins de Bordeaux, et Loris BENITO, le défenseur international Suisse au micro de Christophe Monzie. Ainsi que Yassine BENRAHOU, le milieu offensif du Nîmes Olympique, et Pascal PLANCQUE, l'entraîneur des Crocodiles. Rendez-vous ce dimanche 21 Février dans l'émission Top Chrono à partir de 12h45 pour le mag d'avant-match, puis le coup d'envoi à 15h. Commentaires de Christophe Monzie.
Et pendant cette rencontre, gagnez le livre d'Olivier Corbobesse "L'Histoire racontée par le football" paru aux éditions Marie B. Répondez à la question posée à l'antenne en téléphonant au standard-jeu d'ARL 05 56 63 35 52.
Match à suivre sur toutes nos fréquences en direct intégral du stade des Costières à Nîmes, sur notre site www.arlfm.com et sur l'appli "Les Indés Radios" de votre téléphone , juste après la rencontre de Coupe de France Aubagne / Lège-Cap Ferret en direct d'Aubagne à partir de 13h !