Football (Ligue 1, 37e journée) : Avant Bordeaux / Lens : A eux de descendre à la mine...


16 mai 2021

[Par Christophe Monzie]

Leur dernière carte... C'est bien ainsi qu'il faudra considérer cet ultime sortie de la saison au Matmut pour des Girondins très diminués (5 absents) et plus en danger que jamais, mais toujours mathématiquement maîtres de leur sort. Et qui le resteront s'ils battent des Nordistes toujours dans la course à l'Europa League et affichent de tout autres vertus combatives qu'à Nantes. Même si cela commencera à sentir bon, il n'est pas sûr qu'un succès suffise à leur assurer le maintien (sauf si Strasbourg perd à Nice ou Lorient chez lui contre Metz), mais en cas de défaite, tout porte à croire qu'ils perdraient la main sur leur classement si Nantes, Lorient et Strasbourg s'imposent, scenario loin d'être impossible. Seront-ils, cette fois-ci, à la hauteur de l'évènement ?

Peuvent-ils refaire le coup de Rennes, rien qu'une fois, une dernière fois, pour ce qui serait leur 12e victoire (soit presque une tous les 3 matches), et la 7e seulement à domicile pour 19 réceptions, mais sans nul doute la plus importante de la saison ? Faute d'avoir su gagner hors de leurs bases chez l'éternel rival nantais leur première "finale" d'un exercice qui fera tristement date, les Girondins de Bordeaux ne laisseront-ils pas filer leur 2e et dernière balle de match dans leur antre, pendant qu'à quelques mètres de là, sur le parvis du Matmut Atlantique de l'autre côté de la tribune, ceux qui ne les ont jamais abandonnés malgré un contexte putride au possible, rassembleront les énergies qu'il leur reste pour les porter vers la dernière marche de leur chemin de croix, celle qui pourrait mener à la rédemption, ou pour le moins, au pardon d'un parcours pourtant loin d'être exemplaire jusqu'ici et constellé de manquements ? Histoire de remettre les choses à plat, d'oublier cette pathétique chronique d'une mort presque annoncée, et de ne pas figurer, sur la frise des 140 ans d'histoire de ce monument du foot français, comme l'équipe dont on se souviendra longtemps pour avoir été la seule qui, sportivement, aura fait descendre les Girondins au purgatoire pour la première fois depuis 59 ans.

Quelques messieurs trop tranquilles ? (*)

En clair, effacer tout et recommencer, mais surtout pas de cette façon-là...Jean-Louis Gasset, dans une semaine lourde et couverte de nuages qui aura encore amené son lot de pépins (ni Mexer, blessé à Nantes, ni Ben Arfa et Kalu, pas rétablis, ne seront de l'explication cruciale de ce dimanche, pas plus que les blessés de longue date, Otavio et Koscielny, le second nommé mettant à l'heure qu'il est les bouchées doubles, malgré sa grave blessure et presque au mépris de sa santé, pour pouvoir donner un ultime coup de main à Reims pour la journée de clôture...à condition que le jeu, mathématiquement parlant, en vaille encore la chandelle), a promis d'essayer d'activer de nouveaux leviers, de trouver le détail ou l'étincelle qui feront enfin se relever ces gentils soldats depuis trop longtemps inoffensifs, de sortir un énième lapin du chapeau pour tâcher de fédérer une dernière fois un groupe qui cohabite plus qu'il ne vit ensemble depuis bien trop longtemps (peu ou pas de départs ni d'arrivées au mercato pour le régénérer) pour ne pas savoir lui-même l'investissement collectif qu'il est prêt à mettre - ou pas - dans cette partie d'échecs sans filet. Sauf le respect et la profonde estime que nous vouons au technicien languedocien et à son staff de qualité, venus en Gironde avec de tout autres rêves mais à qui rien n'aura été épargné, la répétition des naufrages de week-end en week-end dès lors que ses troupes quittent la Gironde, qui nous rappelle l'invraisemblable fragilité mentale dont souffrait à une époque le SC Bastia, imprenable à Furiani mais orphelin de son insularité dès qu'il croisait le fer sur le continent dont il revenait régulièrement bredouille et les valises pleines, nous inciterait plutôt à penser qu'aujourd'hui, la décision appartient seulement aux joueurs, quels que soit le discours tenu en amont et les consignes de tableau noir, assimilées ou non par les joueurs, quel que soit l'enjeu sportif, et sans doute aussi, quelles que soient les conséquences économiques de leur éventuelle faillite. A force d'user de leviers de tous ordres, c'est le pont-levis tout entier qui ne répond plus désormais, sans qu'on sache vraiment, dans un vaisseau qui naviguait à vue depuis trop longtemps, quelle famille du club aura trahi l'autre la première, sur le pré comme en coulisses. Et quelque part, ce n'est plus vraiment cela l'important quand le pronostic vital est engagé. L'avenir dira vite - espérons-le - ce qu'il ne faut surtout plus faire, et le genre d'hommes de terrain, de "gestionnaires", de conseillers et d'agents aux méthodes douteuses dont il ne faudra plus jamais s'entourer. "A quelque chose, malheur est bon", dit le proverbe grec. A Nantes, pas plus qu'à Lorient deux semaines plus tôt, il n'était nécessaire d'avoir disséqué 20 fois à la vidéo le jeu des Canaris pour savoir comment ils allaient jouer et de quels joueurs viendrait le danger. Donc de savoir quels secteurs de jeu allaient réclamer plus de vigilance que d'autres. Ceux précisément dans lesquels les Girondins, pourtant prévenus, auront failli dans les grandes largeurs. L'excellent Blas, comme Coulibaly et Simon, auront tous les trois fait de la Beaujoire leur Club Med samedi dernier, comme avant eux au Moustoir, Moffi et Wissa, avec le jeune Le Fée à la baguette. Magique, évidemment. Avec une simplicité biblique dans la tactique utilisée qui vient rappeler aux tourmentés et aux perfectionnistes que bien souvent, le foot est un jeu simple et direct et qu'il faut éviter de se noyer dans un verre d'eau.

(*) Comédie française de Georges Lautner (1972) avec Michel Galabru, Jean Lefebvre, Miou-Miou et André Pousse

Qui perd gagne...pour un temps

Les discours auront sans nul doute aussi leur poids dimanche pour les Girondins, à quelques heures de recevoir des Sang et Or presque aussi veinards au classement qu'eux, même si le but que poursuivent les Artésiens est bien différent et toujours accessible. Ni l'OM, lamentable à St Etienne, ni Rennes, qui méritait de battre le PSG mais ne l'a pas fait, n'ont en effet profité de leur claque reçue dans le derby du Nord (0-3) après des faits de jeu bien défavorables, pour se rapprocher de l'Europa League. Tout comme Strasbourg, piégé chez lui (2-3) par un Montpellier sans stress et un Laborde irrésistible, et Brest, plus cancres encore que les Marine et Blanc, n'ont su assurer le maintien qui leur tendait les bras dimanche dernier, avec une mention spéciale aux Bretons, qui ont mené 2 fois à Nice (3-2) et fini en supériorité numérique...sans oublier le sursis accordé aussi par Lorient, battu comme on pouvait s'y attendre à Lyon, mais dont le programme semble désormais, comme celui des Nantais, nettement plus abordable, avec une "finale" à Strasbourg pour la clôture qui pourrait ne même pas en être une si les Alsaciens font le travail dès ce dimanche à Nice. Mais ce jeu de qui perd gagne n'aura qu'un temps pour les Girondins, et la guillotine pourrait tomber au plus cruel moment pour eux, dans les dernières secondes d'une dernière journée le 23 mai prochain, dans un stade Auguste Delaune déjà antre de leurs supplices depuis des décennies, qui deviendrait alors leur sanctuaire, pour compléter le tableau... Etant entendu qu'avec leur goal average désormais catastrophique, il serait illusoire d'espèrer se sauver en cas d'égalité de points avec les équipes citées...Alors, si quelque levier reste à actionner, peut-être faut-il aller le chercher du côté d'un passé à double face, ancien et très récent, à valeur de référence. On s'explique.

Les leçons de l'histoire...et de la semaine

Commençons par le plus lointain, d'abord. Ce 13 avril 1982 à Lescure, les Girondins d'Aimé Jacquet, au coude à coude avec Monaco pour la course au titre, reçoivent le RC Lens de Jean Sérafin, 17e qui lutte pour sa survie, à 4 matches du terme. Dominateur mais stérile, Bordeaux bute tout le match sur le gardien Hédoire et la défense du regretté Daniel Leclercq, le grand blond aux deux chaussures noires. A la 83e minute, sur une passe de François Brisson, le ballon rebondit sur l'arbitre M.Lambert qui remet en jeu l'islandais Teitur Thordarsson qui file seul au but crucifier Dragan Pantelic le fantasque portier des Girondins tireur de penalties. Lesquels réclameront en vain un hors-jeu que la VAR, inexistante à cette époque, ne pourra jamais confirmer, le juge de touche M.Koltès étant resté de marbre. Bordeaux vient de perdre le titre et de laisser filer Monaco, pourtant en danger à Tours ce soir-là, titre qu'il ne glanera que deux ans plus tard à Rennes (0-2) grâce à Lacombe puis Dieter Müller, 34 ans après le premier de son histoire, en 1950. Dans le sulfureux couloir menant aux vestiaires, le ton monte entre Pantelic et M.Koltès qui lui fracasse son drapeau sur le crâne. Le gardien yougoslave participera encore aux 3 défaites d'un Bordeaux démobilisé qui suivront : à Brest 3-1 (triplé de Drago Vabec) puis à Bordeaux contre Auxerre 0-2 (doublé d'un certain Patrice Garande, aujourd'hui coach à Toulouse, toute ressemblance avec des faits existants ou appelés à se produire étant fortuite et involontaire...). Avant le match de clôture sans enjeu à Nantes, Pantelic est frappé d'une lourde suspension que le président Claude Bez juge inique et n'accepte pas. En signe de protestation, Bordeaux se présente à Marcel Saupin sans gardien de métier avec Alain Giresse dans le but. Le FC Nantes de Gilles Rampillon, buteur dès la 1ere minute (il s'en est confié samedi dernier depuis Nantes à notre micro, voir par ailleurs sur notre site) s'amusera bien, menant 4-0 au bout de 22 minutes pour finalement s'imposer 6-0. Mais le Lens de Sénac et Vercruysse, qui porteront plus tard la tunique Marine et Blanche, vient de sauver sa peau ce soir-là en Gironde à la sueur de son front, dans un match presque à sens unique où il était pourtant donné perdant à cent contre un, et terminera finalement à la 13e place. Non sans connaître pour autant, par la suite, plusieurs descentes en D2, comme nous l'a confié Eric Sikora, lensois de toujours, qui débutait sa carrière à l'époque (voir également par ailleurs sur notre site), frôlant lui aussi l'accident industriel par l'entremise d'un homme d'affaires azeri au passé opaque et aux revenus nettement plus fluctuants qu'il ne le prétendait, Hafiz Mammadov, durant l'été 2014. Mais les Lensois ont su tirer les leçons du système et ne plus vivre de promesses, qu'elles soient azéries ou gasconnes, recrutant l'été dernier après leur montée 4 bons joueurs pour 20 millions d'euros qui les mènent aujourd'hui aux portes de l'Europe. Ce dimanche, les rôles seront diamétralement inversés à ceux de ce soir d'avril 1982, avec un Lens ambitieux et un Bordeaux au bord du gouffre. Mais les recettes pour échapper à un destin tracé n'ont, elles, pas changé d'un iota, 39 ans plus tard. Elles tiennent toujours - et n'ont jamais cessé de tenir - au professionnalisme et à l'amour-propre des hommes. Et pas seulement à une prime de 80 000 euros par tête pour obtenir le maintien, il faudra se faire à cette idée, contrairement à ceux qui se fait ailleurs en bordure de l'Atlantique. Vu le contexte, mieux vaut en effet ne pas en rajouter et éviter les motifs de fâcherie...

Ici, pas de prime à 80 000 euros pour le maintien...

Mais il n'est pas toujours besoin de regarder si loin dans le rétro. Revenons au passé récent, celui de...la présente semaine, riche d'exemplarité par deux équipes qui ont montré leurs "cojones" dans des matches où l'on ne donnait pas cher de leur peau. Ce mercredi soir, le Montpellier d'un Gaétan Laborde actuellement au sommet de son art, mené deux fois au score par un PSG techniquement supérieur, mais contrarié par une "casta" héraultaise qui n'a pas dû laisser Jean-Louis Gasset insensible et qui a permis aux partenaires du Landais dont on ne voulait plus au Haillan d'égaliser deux fois. Et la veille au soir à Toulouse, la même "casta" des "petits palois" promus de Didier Tholot, qui venaient de dilapider leur premier joker quelques jours avant à Chambly (1-0) mais n'ont pas galvaudé le second. Deux fois menés au score eux aussi par un Téfécé pourtant condamné à gagner pour espérer remonter directement en L1 sans passer par les barrages, mais qui n'ont jamais lâché, décrochant, avec le plus humble budget de la division, leur maintien en Ligue 2, comme Tholot avait déjà su le faire en 2007 avec Libourne St Seurin, dans des conditions sportives et budgétaires identiques...

L'heure de descendre à la mine...et d'oublier le reste, pour l'instant

Dimanche soir, pour se re(Lens)er contre les Artésiens, les joueurs des Girondins devront se souvenir et s'inspirer de ces deux exemples, parmi tant d'autres dont ce jeu n'est pas avare. Et mettre de côté, pour la quinzaine qui vient, les différends qui les opposent, le manque de complémentarité entre eux dont on ne peut les tenir responsables et qui aura été entretenu depuis l'ère M6 par un recrutement effectué souvent en dépit du bon sens, à la dernière minute et sans profils étudiés au préalable, avec trop de joueurs venus pour un coach ou un président plutôt que pour un projet de club à long terme (il faut se souvenir, par exemple, des conditions du recrutement de Cafu à Ludogorets ou de la vraie-fausse arrivée de Luuk De Jong en août 2017, vendu 2 ans plus tard au FC Séville à qui il a offert l'Europa League l'an dernier par un doublé en finale contre l'Inter de Milan après une saison à 32 buts marqués aux Pays Bas, mais à qui le FCGB et le coach d'alors préférèrent Nicolas De Préville, acheté 2 M€ plus cher et qui avait inscrit 2 buts avec le LOSC...). Mettre de côté aussi la disparité patente des salaires, que GACP n'a fait qu'aggraver, mais que King Street n'a pas évacuée, même pour des resignatures récentes, avec une fourchette qui va du simple au quadruple, qui fait que par exemple, le président gagne davantage que certains de ses joueurs (on parle des titulaires, bien sûr) ou que Bordeaux, "le pays où la vie est plus chère", surfe sur une masse salariale d'à peu près 4 millions d'euros par mois quand la moyenne de la Ligue 1, le PSG mis à part, est d'environ 1,8 million...Tâcher d'oublier enfin, parmi quelques autres du même genre, cette scène de vestiaire effarante orchestrée par l'un des leurs, à la mi-temps d'un match disputé au début de cette invraisemblable série noire dans l'ouest de la France, et le scepticisme qui s'empara d'eux quant à la véritable autorité du staff sur le groupe ou sur certains de ses éléments. Des scènes il est vrai inhérentes à la vie de toute équipe de haut niveau, dont le moindre des risques n'est pas de réunir en vase clos des personnalités et des parcours aussi différents que possible pour la poursuite d'un seul et même but. Dans ces conditions, on peut concevoir que la parole du vestiaire devant les médias se fasse de plus en plus rare. A Nantes, comme auparavant à St Etienne, Marseille ou contre Metz, aucun joueur n'est venu en conférence de presse. Et ce vendredi au Haillan, c'est Gaétan Poussin, le second gardien du club, qui s'est proposé, devant l'empressement général de ses coéquipiers... pour venir exprimer toute sa détermination à sauver le club qui lui a permis de devenir professionnel. Reste à le montrer sur le terrain, même si lui n'y sera pas pour cette rencontre. Les joueurs vont retrouver, pour la première fois depuis le 14 février contre l'OM, le frisson d'un match le dimanche soir, à l'ancienne, loin des horaires loufoques d'après-messe du dimanche ou d'apéro du samedi qui ne conviennent qu'aux asiatiques. Et prendre le parti d'éteindre le poste de radio pour ne s'occuper que de leur présente mission sur leur propre rectangle vert, sans se soucier de ce qui se passera sur les neuf autres. Pour peut-être ensuite, s'ils ont fait le job, si les planètes s'alignent encore comme après le match de Rennes et que leurs concurrents calent, aller célébrer - pour de bon et sans retenue - avec leurs supporters un maintien qui n'aura rien de chimérique, cette fois, avec enfin ce je-ne-sais-quoi de légèreté qui manque depuis si longtemps à ce groupe et à ce club. Mais ils sont prévenus : si trois lensois seront suspendus (Sylla, Sotoca et Michelin sévèrement expulsé contre Lille la semaine passée), Franck Haise pourra en revanche compter sur son feu follet Ignatius Ganago, qui avec son compère Gaël Kakuta, avait donné le tournis aux Girondins au match aller le 19 septembre à Bollaert, leur infligeant leur première défaite de la saison après avoir notamment provoqué un penalty imaginaire et surtout l'expulsion surréaliste de Paul Baysse. Des Sang et Or bien décidés à reprendre leur marche en avant (ils restaient sur 13 matches de championnat sans défaite avant leurs récents accrocs face aux deux premiers du classement et sont la 5e meilleure équipe à l'extérieur derrière les 4 ténors, avec 8 victoires engrangées) et réserver à leur hôte girondin une mise en bière dans les règles de l'art, qu'ils maîtrisent au moins autant que la Goudale ou la Ch'ti blonde, nectars du pays des corons et des terrils. Mais on l'a déjà dit plus haut, la roue tourne et les rôles seront inversés. A tel point que ce dimanche, c'est bien aux Girondins qu'il incombera de descendre à la mine. Tout en se méfiant du coup de grisou (*)...

(*) Coup de grisou : explosion accidentelle de gaz dans une mine, souvent mortelle, car suivie en général d'un éboulement de la galerie.

Ecoutez au micro de Christophe Monzie les réactions d'avant-match. Et rendez-vous ce dimanche 16 Mai 2021 dans l'émission Top Chrono à partir de 20h10. Le mag d'avant-match avec des invités bordelais et lensois, puis le coup d'envoi à 21 heures. Commentaires de Christophe Monzie et Michel Le Blayo.

Match à suivre sur toutes nos fréquences en direct intégral du Matmut Atlantique de Bordeaux-Lac, sur notre site internet www.arlfm.com et sur l'appli ARL de votre téléphone !

  

Réaction de Gaétan POUSSIN, le deuxième gardien de but des Girondins de Bordeaux.

  

Réaction de Jean-Louis GASSET, l'entraîneur du FC Girondins de Bordeaux.

  

Réaction de Steven FORTES, le défenseur central du RC Lens.

  

Réaction de Franck HAISE, l'entraîneur du RC Lens.