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Handball : « Le MHB n'était pas condamné » - Maintenu dans l'élite du handball français, Mérignac prépare l'avenir

12 avril 2020 à 14h34 Par Jérôme Martin-Castéra
Crédit photo : Loïc Cousin

Pascal Morganti, vice-président du Mérignac Handball, est revenu pour nous sur les dernières décisions de la Ligue Féminine de Handball concernant le passage de 14 à 12 clubs et l'absence de descente pour cette saison. L'arrêt de l’exercice 2019-2020 n'est pour l'heure pas encore acté. Un choix doit être fait dans les jours à venir.

Dernier de la Ligue Butagaz Energie (LBE) avec zéro victoire, le choix de la Ligue semble arranger le Mérignac Handball. C'est un soulagement pour vous ?

On ne va pas dire qu'on n'est pas heureux. Mais c'est une décision globale de prise, dans le but de favoriser la continuité des clubs de haut niveau. Les clubs de LBE mais aussi de deuxième division qui ont besoin de visibilité pour survivre. Certes, Mérignac était dernier du championnat mais n'oublions pas qu'il y avait des playdowns à jouer et que c'est à l'issue de ceux-ci que le classement se faisait. Le MHB n'était pas condamné.

Comment cette décision a-t-elle été prise et adoptée ?

C'est un choix collégial entre l''union des clubs, les syndicats des joueuses, des entraîneurs, la Fédération, la LFH. Ils ont travaillé sur plusieurs scénarios. Et celui qui a retenu la majorité c'est celui-là.

Vous avez dernièrement enregistré les arrivées de Léa Lignières, Lena Le Borgne, Julie Dazet ou encore Sabrina Zazai. Il y a également eu des prolongations pour des joueuses expérimentées (Audrey Deroin, Stine Svangaard). Le MHB attire !

On a la chance d'être en Gironde, ça c'est un atout que tout le monde n'a pas. Pour autant, les joueuses regardent aussi le projet et puis également l'ambiance du club, son côté un peu familial. La meilleure publicité vient aussi de celles qui sont passées au Mérignac Handball où qui y sont actuellement. L'idée est d'avoir une structure de joueuses pros peut-être moins large, mais avec des jeunes qui vont être intégrées au groupe.

Justement, l'équipe réserve évoluant jusque-là en nationale 2, grimpe en nationale 1, le troisième échelon du handball français !

C'est le projet que l'on a. Il ne faut pas qu'il y ait un trop gros écart. Aujourd'hui ça va nous permettre d'attirer de très bonnes jeunes joueuses qui seront amenées à évoluer avec l'équipe première. C'est l'objectif en tout cas.

Niveau finance, la crise du Covid-19 aura un impact partout on le sait. Pour vous, il va notamment falloir que les partenaires restent à vos côtés...

Ça c'est ce que l'on espère. Le fait de rester en LBE est un atout supplémentaire pour essayer de permettre aux partenaires de nous suivre. Il se peut que le budget baisse et ça on l'avait un peu anticipé en cas de déscente. Pour autant, on est en train de réfléchir à tous les leviers qui nous permettront d'équilibrer ce budget, notamment avec la Fédération, qui va aider les clubs d'une manière ou d'une autre. Tout le monde est bien conscient que si le championnat commence à 14, il n'a pas intérêt à finir à 8 et que donc tout le monde sauve le handball et le sport en général. Donc, réduire les coûts tout simplement et puis maintenir les recettes au plus haut niveau possible.
Aujourd'hui on est en train de regarder comment on peut disposer d'un certain nombre d'aides de manière à pouvoir projeter notre équilibre non pas sur une seule saison mais sur plusieurs. C'est sur plusieurs saisons que les budgets devront être construits et présentés à la Fédération qui est très consciente de nos difficultés communes. Et ce n'est pas forcément les plus petits qui résisteront le moins bien".