
06 mars 2022
Le leader du Top 14 enchaîne une quatrième défaite de suite face à la Section Paloise (16-23), une première sous l'ère Christophe Urios. Pour Jefferson Poirot, capitaine de l'équipe, l'UBB doit rester soudée et surtout ne pas s'éparpiller. Interview avec le pilier gauche.
ARL : Les matches s'enchaînent et se ressemblent ?
Jefferson Poirot : En trois semaines on n'a pas progressé, après chaque match je dis qu'on manque de maitrise. Là où il y a de la déception et de la colère, c'est de ne jamais progresser et te rendre compte que les scénarios sont toujours les mêmes et que tu perds. Il y a quelque chose qu'on fait nous, au quotidien, qui ne marche pas et on doit mettre le doigt dessus.
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Est-ce que physiquement ça commence à tirer ?
On a beaucoup de blessés, on est à flux tendu, ça crée de la fatigue, mais en face aussi, on n'est pas les seuls à vivre ce marathon du Top 14. On ne peut se cacher derrière ça.
Jefferson Poirot inquièt de voir son équipe ne pas progresse après le match contre Pau (16-23) © photo ARL - Loic Cousin
Qu'est-ce qui t'inquiète le plus ? C'est de ne pas gagner ou de ne pas bien jouer au rugby ?
Ce qui m'inquiète le plus c'est de ne pas progresser. On est tout le temps en quête de progrès, c'est un peu notre motivation, ce qu'on essaye de mettre au quotidien, mais ce qui m'embête c'est de t'entraîner toute la semaine, d'arriver le vendredi lors de la mise en place, de te dire on a fait un pas en-avant d'être réglé et sur le match de refaire le même match qu'avant et revenir ici pour dire la même chose.
Quel discours faut-il avoir aujourd'hui ?
Le discours est très simple, il ne faut pas s'éparpiller. C'est un peu le même que nous avons depuis trois semaines, il faut se regarder en premier, regarder individuellement ce qu'on ne fait pas de bien. On doit tous monter de niveau, il y a forcément des trucs qu'on ne fait pas bien au quotidien. Peut-être travailler un peu mieux et plus. Il faut surtout de la remise en question sur l'individu et ensuite on verra sur le collectif à partir de lundi. Il faut rester ensemble et être solidaire, dans ces périodes-là il ne faut pas s'éparpiller et pas rester dans son coin.